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Studenti Ticinesi all'Università di Pavia (1770-1859)

Giuseppe Negro
Gli studenti ticinesi all’Università di Pavia (1770-1859)
Fonti e studi per la storia dell’Università di Pavia, 19
Istituto Editoriale Cisalpino-La Goliardica, 1993.
[5]
a Fausta
Indice
Presentazione di Jean François Bergier….……………….....................
Introduzione ……………………………………………….....................
L’ordinamento universitario ……………………………………………
L’analisi quantitativa …………………………………………………...
Disciplina e vita quotidiana ………………………………..…………..
Gli interessi politici ……………………………………….……………
La formazione di una classe dirigente ………………………………….
APPENDICI
Appendice I ……………………………………………….....................
Studenti immatricolati negli anni 1770-1814
Studenti immatricolati negli anni 1815-1859
Uditori
Studenti di probabile origine ticinese
pag. 11
″
″
″
″
″
″
15
25
35
45
59
81
″ 105
Appendice II ……………………………………………………………
Studenti iscritti per la prima volta all’Università di Pavia
Studenti iscritti nei vari periodi
Iscritti per facoltà nei diversi periodi
Iscritti per provenienza geografica nei diversi periodi
Iscritti per facoltà e provenienza geografica nei diversi periodi
Ripartizione degli studenti iscritti nelle diverse facoltà
Ripartizione degli studenti iscritti secondo la povenienza geografica
Studenti laureati nelle diverse facoltà
Provenienza geografica degli studenti laureati
″ 143
Appendice III …………………………………………………………..
Tesi della facoltà teologica
Tesi della facoltà legale
Tesi della facoltà medica (1770-1799)
Tesi della facoltà medica (1800-1814)
Tesi della facoltà medica (1815-1859)
Tesi della facoltà filosofico-matematica e matematica (1815-1859)
″ 151
Indice degli autori ………………………………………………………
Indice dei personaggi …………………………………………………..
″ 175
″ 177
N.B. - Le pagine dell’originale a stampa sono indicate nel presente testo tra parentesi quadra e in colore rosso: […]
[9]
L’uniforme degli studenti delle Università di Pavia nei primi anni dell’Ottocemto.
Archivio di Stato di Pavia, Università, Rettorato, 257, B, 9.
[11]
Presentazione
di Jean-Francois Bergier
Un canton suisse, une université lombarde. Un fleuve qui les baigne, qui donne son nom, il Ticino,
à l'un comme à l'autre: voie naturelle et lien symbolique entre le pays tessinois et l'«Università
Ticinese» de Pavie.
On savait depuis longtemps que la haute école de Pavie avait été naguère le lieu d'étude privilégié
des jeunes Tessinois, auxquels leur canton n'offrait - et n'offre toujours pas aujourd'hui l'établissement où ils pussent acquérir une formation supérieure en quelque discipline que ce fût. On
le savait à travers la biographie de quelques Tessinois fameux des deux siècles passés, XVIIIe et
XIXe. On le savait par la grâce de cette mémoire collective qui véhicule les réalités du passé tout en
les voilant d'incertitude et si souvent les transforme en mythe. Celui des étudiants tessinois méritait
assurément d'étre restitué à la vérité de l'histoire, avec toutes les précisions quantitatives,
qualitatives et prosopographiques que permettent les sources disponibles. Je m'étonne seulernent
qu'il ait fallu attendre jusqu'à ce jour, et jusqu'aux recherches approfondies du docteur Giuseppe
Negro que l'on découvre dans ce livre, pour que le voile soit enfin levé. Mais notre longue attente
est en tout cas récompensée par la qualité des résultats, par leur ampleur, et par l'intelligene de leur
présentation.
Un siècle ou presque, 1770 à 1859, du défilé à Pavie de la future élite tessinoise: les termes
chronologiques des recherches de Negro sont détérminés par la cohérence et la qualité, relative, des
registres de l'administration universitaire. Un siècle, mais pas n'importe lequel: car c'est un temps
bousculé, chacun le sait, par d'innombrables mutations de l'ordre politique, économique et social,
tant au Tessin qu'en Lombardie; et par une évolution des idées, une fermentation intellectuelle qui
anime évidemment le milieu académique et n'épargne certes pas la «population» des étudiants
tessinois à Pavie - 611 immatriculés, 260 diplômés, plus une poignée d'auditeurs libres et quelques
sujets non enregistrés. L'agitation de ces décennies se traduit d'abord dans la succession des
réformes universitaires qu'engage chaque régime et chaque nouveau pouvoir ou qu'inspire aussi
l'évolution méme du savoir, ou du besoin de savoir en médecine, en droit, en mathéma[12]tique et
physique, en philosophie. Nous découvrons - avec une sorte de consolation morbide - que la manie
actuelle de réforme des programmes et des structures universitaires commune à tous les pays
d'Europe n'a rien à envier à l'instabilité des générations d'autrefois en cette matière...
L'inclination naturelle vers Pavie des jeunes Tessinois en mal d'études est une chose. Les conditions
politiques des deux pays limitrophes en sont une autre: elles rendent problématique la fréquentation
des cours de la prestigieuse école lombarde - comme celle des tavernes de la cité où se regroupent
les étudiants, trop souvent aux yeux des autorités, pour y boire, et pour y débattre de politique, de
liberté. Jusqu'en 1796 et après 1814, Pavie et son université sont sous gouvernement autrichien. Le
Tessin, pays sujet des Suisses jusqu'en 1798, devient en 1803 membre à part entière de la
Confédération. La confrontation des deux espaces politiques est double: entre l'Autriche et les
Cantons plane un très vieux contentieux, un sentimént tenace de méfiance et de rancune. Et surtout,
après 1815, le conservatisme restauré et la raison d'Etat dans l'Autriche de Metternich se sentent
nargués par les conceptions libérales qui fleurissent au Tessin et dont beaucoup parmi les visiteurs
de Pavie sont animés. Après 1848, la rupture sera consommée et les étudiants ne descendront le
Tessin qu'en petites groupes clairsemés.
Il n'emp'èche: n'est-ce pas justernent cette effervescence, cette confrontation d'un idéal de la
jeunesse avec la rigueur d'un ancien régime qui donne à la présence tessinoise à Pavie une qualité
exceptionnelle? Et celle-ci ne se traduit-elle pas dans les carrières des anciens étudiants? De ceuxci, il est vrai, plus de la moitié n'ont pas conclu leur cursus avec un diplôme de Pavie. Les uns ont
renoncé, les autres ont choisi de conquérir ailleurs leur titre: l'insécurité du séjour à Pavie, le
manque de liberté, l'ouverture insuffisante des enseignements à leur soif de modernité les a écartés;
le manque d'argent souvent aussi. Malgré cela, le bilan reste impressionnant: 78 des 115 médecins
tessinois de la première moitié du XIXe siècle ont acquis leur métier à Pavie. Et c'est là aussi que
s'est formée, envers et contre tout, l'élite politique du jeune Canton: 42 conseillers d'Etat
(gouvernement) et 148 des membres du Grand Conseil (Parlement) sont passés par Pavie - ces seuls
nombres soulignent le sens de cette Université pour le Tessin, et indirectement pour la Suisse
entière.
Tous les historiens seront ainsi reconnaissants de disposer du livre de Giuseppe Negro. Ceux de
l'éducation, des sciences et des idées; ceux de la vie sociale, économique ou quotidienne (anecdotes
et incidents ne manquent pas, qui restituent la vie au-delà des statistiques); et ceux, bien súr, de la
vie et des idées politiques de l'Ancien Régime finissant ou du bouillonnant XIX e siècle, au Tessin,
en Lombardie, en Europe... D'autres recherches pourront venir compléter le tableau offert par
Negro: elles traqueront les étudiants tessinois ailleurs qu'à Pavie (en Italie, en Suisse, sans [13] doute
dans toute l'Europe); elles enrichiront les données biographiques. Leur démarche, complémentaire,
disposera avec l'ouvrage que j'ai la joie et l'honneur d'introduire, d'un modèle et d'un guide à la fois
riche et sûr. Nous en remercions tous l'auteur, Giuseppe Negro - attentif successeur des étudiants
tessinois de naguère ses maîtres illustres de Pavie parmi lesquels je compte tant d'amis, et
l'Université elle-méme, témoin critique de son propre passé afin d'en mieux servir l'avenir.
[15]
Introduzione
Premessa
Gli studenti delle regioni che compongono l'attuale Canton Ticino, e che fino al 1798 facevano
parte della Confederazione Svizzera come terre sottomesse ai cantoni allora sovrani, hanno per
secoli ovviato all'assenza di un istituto universitario in patria recandosi a completare la propria
formazione culturale all'estero. Tra le sedi universitarie più frequentate, alcune in Italia, alcune oltre
Gottardo, la tradizione assegna un ruolo di primo piano all'Ateneo Pavese, che nel corso dei secoli
ha accolto nelle proprie aule centinaia di studenti ticinesi.
La scelta di Pavia come sede universitaria, già attestabile per gli anni in cui le terre dell'attuale
Ticino erano parte integrante del ducato di Milano1, trova ampia documentazione anche per il
periodo moderno e contemporaneo2, mantenendo nel tempo caratteri di ampiezza e continuità tali da
proporsi come elemento di primaria importanza nella storia culturale della regione ticinese.
Un'indicazione abbastanza precisa, anche se non definitiva, sulla portata del fenomeno è fornita dai
circa 150 Ticinesi che tra la metà del Cinquecento e il 1770 conseguirono a Pavia la laurea in
medicina, giurisprudenza o teologia. Il numero dei laureati non può d'altra parte essere ritenuto
esaustivo della presenza complessiva dei Ticinesi a Pavia, dovendo essere integrato coi dati
riguardanti coloro che o frequen[16]tarono senza conseguire titoli di studio, o all'Università
ricoprirono a vario titolo incarichi d' insegnamento3.
Questa «emigrazione culturale» verso Pavia, a cui si accompagnarono anche forme più tradizionali
di emigrazione come quella degli artisti4 o dei lavoratori stagionali, si accentuò particolarmente
1
La presenza all'Università di Pavia di studenti provenienti dalle terre dell'attuale Canton Ticino è documentata sia per
il secolo XIV (12 aprile 1390, dottorato in diritto canonico di Gasparino da Riva San Vitale), sia per il secolo
successivo (Filippo de Caspano, originario delle Tre Valli, studente di legge nel 1432; Cristoforo de Lugano, studente di
legge tra il 1432 e il 1434). Cfr.: R. Maiocchi, Codice diplomatico dell'Università di Pavia, 2 voll., Pavia, Fusi, 190515, rispettivamente vol. I, p. 176 e vol. II/1 p. 306.
2
Cfr. Archivio di Stato di Pavia (in seguito ASP), Università, Doctoratus, in cui è raccolta la documentazione relativa a
studenti che conseguirono il dottorato tra il 1525 e il 1764. Per il secolo XVI vi compaiono, tra i tanti, membri delle
famiglie Torlandini di Ascona e Chicherio di Lugano; per il secolo successivo i Castoreo e i Morosini di Lugano e i
Salvi di Morcote; per il Settecento i Riva di Lugano, gli Interlenghi di Vacallo, i Berni di Ascona.
3
Oltre a Francesco Soave e a Francesco Gianella, di cui si dirà in seguito, ricordiamo Francesco Luini e Andrea
Camuzio. Il Luini, originario di Lugano, gesuita, fu docente di geometria e di fisica generale dal 1773 al 1777, e di
fisica generale e astronomia nel 1778; nel 1772 diede alle stampe un Corso degli elementi di algebra, di geometria e
delle sezioni coniche in tre volumi (cfr. AA.VV., Memorie e documenti per la storia dell'Università di Pavia, I, Pavia,
Bizzoni, 1877-1878, p. 449). Il luganese Andrea Camuzio insegnò alla facoltà di medicina dal 1536 al 1539 e dal 1559
al 1568 (cfr. AA.VV., Memorie e documenti... cit., p. 124).
4
Tra gli artisti della Svizzera italiana che lavorarono a Pavia ricordiamo: Domenico Garovaglio, nel 1628 a capo dei
lavori della Certosa (cfr.: Dictionnaire historique et biographique de la Suisse [in seguito DHBS], Neuchâtel 1924-34,
ad vocem); Carlo Biucchi, di Castro, che verso la metà del Settecento decorò a Pavia le sale di Palazzo Mezzabarba (cfr.
G.A. Oldelli, Dizionario storico-ragionato degli uomini illustri del Canton Ticino. Aggiornamento, Lugano 1811, p. 8;
tutti i riferimenti all'opera dell'Oldelli sono relativi alla ristampa anastatica delle edizioni Forni, Bologna 1988);
Francesco Antonio Rusca (Rancate 1757-Milano 1829), che lavorò come scultore e stuccatore a Pavia (cfr. DHBS cit.,
a.v.).
Rapporti non occasionali con Pavia ebbero anche Pietro Morosini (nato a Lugano nel 1736), che vi ricoprì nella seconda
metà del Settecento la carica di Giudice Pretorio (cfr. G.A. Oldelli, Dizionario storico ragionato degli uomini illustri
del Canton Ticino, Lugano 1807, p. 114); Giovanni Battista Riva, Generale della Congregazione dei Padri Somaschi:
«La città di Pavia lo spedì a Vienna all'Imperador Carlo VI come suo Oratore a trattare seco lui affari importanti di quel
Principato. Col suo senno, colla sua prudenza e destrezza ha saputo così bene compiere una siffatta legazione, che
quella Città per contestargli il pieno suo gradimento oltre un magnifico dono lo onorò della Cittadinanza Pavese» (G.A.
Oldelli cit., p.155); Gian Pietro Roviglio, anch'egli Generale della Congregazione dei Padri Somaschi, dimorò a Pavia,
durante l'Ottocento: tale carattere emerge in modo inequivocabile confrontando i dati delle presenze
ticinesi a Pavia in tale periodo con quelli relativi all'ultimo trentennio del secolo XVIII. Per questo
motivo, ma, come vedremo, anche per problemi inerenti alla completezza delle fonti, si delinea
l'opportunità di circoscrivere l'analisi dei rapporti tra terre ticinesi e Università di Pavia agli anni
1770-1860, data oltre la quale le fonti, e anche su questo problema ritorneremo in seguito, pongono
serie difficoltà di consultazione.
Uno sguardo retrospettivo
La presenza degli studenti ticinesi a Pavia non ha mai trovato l'opportuna [17] considerazione nella
storiografia: non in quella italiana, impegnata a ricostruire soprattutto le vicende dell'Università o
nel suo complesso, o per aspetti particolari a cui è rimasta estranea la prospettiva dei rapporti tra la
storia dell'Ateneo e gli studenti provenienti da determinate aree geografiche; e neppure in quella
svizzera o ticinese, che del problema si è occupata solo in modo episodico e senza mai produrre
lavori sistematici. E ciò malgrado già alla fine dell'Ottocento Emilio Motta avesse indicato nello
studio delle fonti italiane la strada maestra per un adeguato approccio al problema: nel 1885 il
Motta pubblicava alcuni documenti5 concernenti la presenza a Pavia di studenti svizzeri (non,
quindi, ticinesi) nella seconda metà del Quattrocento, indicando altresì alcune fonti a stampa che
avrebbero potuto rivelarsi di notevole utilità per lo studio dei periodi successivi6.
Ma già un secolo prima del Motta, l'Università di Pavia era stata indicata come meta di molti
elvetici da parte dello zurighese Hans Rudolf Schinz, che nel 1783 sottolineava come tra i Ticinesi
«di solito i medici studiano a Bologna o a Pavia; anche quelli che vogliono dedicarsi alla
giurisprudenza frequentano qualche volta queste università, ma più spesso si recano a Friburgo in
Brisgovia, o in qualche altra regione della Germania perché vi imparano nello stesso tempo la
lingua tedesca, tanto necessaria per le faccende del sindacato e per recarsi nelle città e nei paesi in
cui abitano i loro sovrani »7. Molto opportunamente lo Schinz indicava nella sudditanza politica ai
cantoni d'oltralpe il motivo che spingeva molti Ticinesi a preferire le università tedesche; restava
però evasivo sul loro numero e sull'esito dei loro studi, tralasciando inoltre di segnalare come
l'Università pavese venisse frequentata anche per compiervi gli studi filosofici e teologici. In
un'analoga dimenticanza incorreva anche nel 1812 il padre benedettino Paolo Ghiringhelli;
riferendosi agli ultimi anni del secolo precedente, Ghirighelli scriveva che «gli studi ecclesiastici
venivan compiuti, come ora, nei rispettivi Seminari Vescovili e nel Collegio Tedesco di Milano. Per
gli studi di giurisprudenza venivano frequentate le università tedesche, in parte per la loro fama, e
dove morì nel 1786 (cfr. G.A. Oldelli cit., p.159; DHBS, a.v.); Carlo Rusca, deí Rusca di Mendrisio, cistercense, fu
procuratore generale della Certosa durante il secolo XVIII (cfr. DHBS, a.v.); Bartolomeo Torriani, curato di Ligornetto,
fu prevosto della Collegiata di San Giovanni Domnarum a Pavia, ove era ancora menzionato nel 1619 (cfr. DHBS, a.v.).
5
E. Motta, Studenti Svizzeri a Pavia nella seconda metà del 1400, «Bollettino Storico della Svizzera Italiana», (in
seguito «BSSI»), Bellinzona 1885.
6
Le fonti a stampa usate dal Motta sono quelle raccolte nelle Memorie e documenti per la storia dell'Università di
Pavia cit.
7
H.R. Schinz, Beyträge zur nähern Kenntniss des Schweizerlandes, trad. it. Descrizione della Svizzera italiana nel
Settecento, Locarno, Dadò, 1985, pp. 272-274.
Sugli studenti ticinesi nelle università d'oltralpe ha scritto Felici Maissen: Tessiner Studenten an der Universität
Freiburg im Breisgau. 1460-1921, «BSSI», Bellinzona, 1987, p. 15; e Tessiner Studenten an der Universitaten
Heidelberg und Strassburg, «BSSI », Bellinzona 1989, p. 193.
specialmente per imparare la lingua dei dominatori del Paese. Per gli studi profani superiori si
frequenta ora quasi esclusivamente Pavia»8.
[18] Il Ghiringhelli coglieva dunque un fondamentale mutamento di indirizzo nella scelta delle
Università da parte dei Ticinesi: un mutamento che, lasciava intendere, era da imputare
all'emancipazione politica delle terre ticinesi dai Cantoni tedeschi (avvenuta nel 1798) e alla
successiva costituzione del Ticino come Cantone sovrano (nel 1803)9.
Ciò che anche Ghiringhelli ometteva di scrivere era che nel frattempo a Pavia si erano recati diversi
studenti ticinesi di teologia, e ciò particolarmente durante gli anni 1786-1791, quando la politica
giurisdizionalista dell'imperatore Giuseppe II aveva portato alla nascita del Seminario Generale per
la Lombardia10: qui erano confluiti i chierici la cui formazione in precedenza era affidata ai
seminari vescovili; per essi, come pure per coloro che erano alunni di istituti ecclesiastici come il
Collegio Elvetico di Milano, era ora d'obbligo seguire i corsi di teologia all'Università, tenuti da
insegnanti di orientamento giansenista le cui dottrine meglio si adattavano alla linea di politica
ecclesiastica sposata dalla Casa d'Austria11.
Se Ghiringhelli sottolineava poi come all'inizio dell'Ottocento a Pavia ci si recasse soltanto per
compiere gli studi profani, ciò non era dovuto solo al fatto che ormai l'esperienza del Seminario
Generale aveva avuto termine, ma anche — e soprattutto — alla chiusura della facoltà teologica,
decretata nel 1797 dal Direttorio parigino.
Nello stesso periodo del Ghiringhelli, un altro religioso aveva modo di occuparsi dei rapporti tra il
Ticino e l'Università di Pavia; il luganese padre Gian Alfonso Oldelli dava alle stampe nel 1807 il
suo Dizionario storico-ragionato degli uomini illustri del Canton Ticino12, in cui (così come
nell'Aggiornamento... pubblicato quattro anni più tardi) ricordava puntualmente i rapporti avuti con
l'Università di Pavia sia da diversi eminenti uomini nati nel Cantone, sia da altri illustri personaggi
che, nati o trasferitisi all'estero, discendevano comunque da famiglia ticinese. Tra essi l'Oldelli
segnalava Siro Comi, originario di Ligornetto, che a Pavia si [19] era laureato in giurisprudenza
divenendo in seguito direttore dell'Archivio Municipale, fondatore dell'Archivio dell'Università e
figura di primo piano della vita culturale pavese13; il gesuita Francesco Gianella, originario di
Leontica, che aveva tenuto la cattedra di matematica all'Università tra il 1775 e il 178214; Diego
8
P. Ghiringhelli, Descrizione topografica e statistica del Canton Ticino, in A. Galli, Il Ticino all'inizio dell'Ottocento
nella descrizione topografica e statistica di Paolo Ghiringhelli, Bellinzona-Lugano, Istituto Editoriale Ticinese, 1953,
p. 61.
9
Sui primi anni dell'indipendenza ticinese cfr.: S. Franscini, Annali del Canton Ticino. Il periodo della Mediazione,
Bellinzona, Tipografia Leins & Vescovi, 1953; E. Motta, Nel primo centenario della Indipendenza del Ticino,
Bellinzona, Tipografia e Litografia Cantonale, 1898; P. Peri, Storia della Svizzera Italiana, Lugano, Tipografialitografia Cantonale, 1864 (da una precedente bozza di Stefano Franscini); G. Rossi e E. Pometta, Storia del Cantone
Ticino, Locarno, Dadò, 1980.
10
Per quanto riguarda il Seminario generale per la Lombardia, cfr. G. Vittani, Spigolature dall'Archivio di Stato in
Milano sul Seminario Generale per la Lombardia, Milano, S. Giuseppe, 1911; M. Bernuzzi e L. Erba, A proposito del
Seminario Generale di Pavia: organizzazione, studi e alunni, «Annali di storia pavese», 2-3, Pavia 1980.
11
Sui rapporti tra giansenismo pavese e facoltà teolgogica cfr. M. Bernuzzi, La facoltà teologica dell'Università di
Pavia nel periodo delle riforme. (1767-97), Milano, Istituto Editoriale Cisalpino-La Goliardica, 1982; F. Traniello e E.
Passerin d'Entreves, Ricerche sul tardo giansenismo italiano, «Rivista di storia e letteratura religiosa», III, Firenze
1967, pp. 279-313.
12
G.A. Oldelli cit.
13
Su Siro Comi cfr. il Dizionario Biografico degli Italiani (in seguito DBI), Roma, Treccani, 1982, a.v.
14
Su Francesco Gianella cfr. AA.VV., Memorie e documenti... cit., p. 449: «Nato il 13 giugno 1740 a Milano e quivi
morto il 25 luglio 1810. Insegnò prima la teologia, poi la fisica nel Collegio di Brera, essendo della Compagnia di Gesù.
Dopo la soppressione dell'Ordine fu chiamato a professare algebra e geometria nell'Università di Pavia. Tenne questa
cattedra dal 1775 al 1782, anno in cui venne trasferito alle scuole di Brera. Durante il suo soggiorno in Pavia pubblicò
due trattati elementari: Elementi di algebra, (Milano 1778); Elementi di matematica, (Pavia 1781). Compose anche le
Guicciardi15, nato a Lugano da madre ticinese ma poi trasferitosi in Valtellina, che dopo aver
conseguito la laurea in giurisprudenza a Pavia era divenuto figura di primo piano della vita politica
e diplomatica italiana; Modesto Farina16, che a Pavia era stato insegnante di teologia al Seminario e
ripetitore all'Università negli anni 1793-1802 e che fu poi vescovo di Padova; Francesco Soave17,
docente di Logica e Metafisica presso la facoltà di giurisprudenza dal 1803 al 1806.
Molti di questi personaggi venivano ricordati, alcuni anni dopo, anche da Stefano Franscini, che nel
1837, pubblicando a Lugano La Svizzera Italiana18, dava un ideale seguito all'opera dell'Oldelli
aggiornando l'elenco dei Ticinesi che nel frattempo avevano studiato a Pavia: da sacerdoti come
Giuseppe Pagani a ingegneri come Pietro Bianchi e Luigi Santini, da medici come Pietro
Magistretti a [20] architetti come Giacomo Fumagalli, agli avvocati Luigi Catenazzi, Antonio Quadri, Giovan Battista Bustelli, Giovan Battista Monti, Pietro Peri19. Ma anche in Franscini
l'attenzione per i Ticinesi che a Pavia avevano insegnato o compiuto gli studi non eccedeva i limiti
di un interesse occasionale, episodico; perché fosse superato, e al tempo stesso fosse ricordata
l'indicazione del Motta sull'importanza delle fonti italiane, si doveva attendere ancora a lungo. Solo
nel 1983 Giuseppe Fossati20 affrontava i rapporti culturali tra Ticino e Università di Pavia
utilizzando sia le tradizionali fonti ticinesi, sia documentazione italiana nel frattempo data alle
stampe21, grazie alle quali delineava finalmente un bilancio complessivo dell'importanza dello
studio pavese, riconoscendo «il suo ruolo non solo come prestigioso centro accademico, ma nella
formazione di quadri tecnici e professionali impegnati in una battaglia di estrema importanza nella
storia sociale, demografica e in genere del livello di vita del Ticino ottocentesco»22.
Il problema veniva dunque posto finalmente in termini complessivi e specifici, e apriva la strada a
ulteriori analisi, ormai irrinunciabilmente inscritte nell'utilizzo sistematico delle fonti d'archivio
italiane ancora inesplorate. Solo attraverso di esse è infatti possibile non soltanto documentare in
modo dettagliato il ruolo svolto dall'Università di Pavia nei confronti del Ticino dell'Ottocento, ma
dissertazioni latine De igne, (Milano 1772), De funium tensione, (Milano 1775), De integratione indefinita, (Melanges
de la Societé Roy. de Turin, t. IV)».
L'Oldelli indica come «pubblico Professore di filosofia sulla Università di Pavia» (op. cit., p. 201) anche il padre servita
Andrea Maestro, di Mendrisio, che però non risulta aver ricoperto un tale incarico: è probabile che il Maestro, se
insegnò all'Università, lo abbia fatto come semplice ripetitore.
15
G.A. Oldelli cit., p. 97. La biografia tracciata dall'Oldelli si ferma al 1807. In seguito il Guicciardi ricoprì altre
importanti cariche, tra cui quella di vice-presidente del Governo lombardo dal 1818 al 1826. A Pavia il Guicciardi si
laureò in diritto il 17 aprile del 1777.
16
G.A. Oldelli cit., p. 84.
17
G.A. Oldelli cit., p. 176. Cfr. anche Memorie e documenti... cit., pp. 482-486. Di un precedente soggiorno di
Francesco Soave a Pavia per motivi di studio riferisce Gaetano Capone Braga, La filosofia francese e italiana del
Settecento, II, Padova, Cedam, 1942, p. 125: «Compì l'anno di noviziato a Milano nel Convento di S. Pietro in
Monforte; poi pronunciò i voti solenni; e di là passò a Pavia, nella casa di S. Maiolo, dove studiò filosofia scolastica; fu
quindi (1761) mandato dai superiori, come prefetto di camerata, a Roma nel Collegio Clementino».
18
S. Franscini, La Svizzera Italiana, Lugano 1837. I successivi riferimenti sono stati fatti sull'edizione del 1973 edita a
Lugano a cura della Banca della Svizzera Italiana.
19
Sui personaggi citati dal Franscini (op. cit., pp. 239-271) cfr. anche DHBS, alle voci corrispondenti. In un precedente
lavoro (Presenze ticinesi a Pavia tra Sette e Ottocento, comparso negli «Annali di storia pavese», 19, Pavia 1991), ho
erroneamente identificato come studenti pavesi due personaggi citati dal Franscini: l'ingegnere Carlo Gianella,
omonimo di uno studente che frequentò a Pavia i corsi di filosofia; e il sacerdote Giuseppe Bagutti, impropriamente
identificato con lo studente Giovanni Bagutti. Altrettanto si dica per il sacerdote Filippo Molo, di cui peraltro Franscini
non parla, identificato erroneamente con il quasi omonimo pavese Filippo Molo Bellinzona.
20
G. Fossati, Studenti e docenti del Ticino a Pavia nel secolo scorso, «L'Almanacco», 2, Bellin-zona 1983, pp. 128-133.
21
Si tratta principalmente del lavoro di M.C. Zorzoli Le tesi legali all'Università di Pavia nel-l'età delle riforme: 17721796, Milano, Istituto Editoriale Cisalpino-La goliardica, 1980, in cui compaiono le tesi discusse da diversi studenti
ticinesi.
22
G. Fossati cit., p. 133.
anche ridefinire i rapporti intrattenuti dagli studenti ticinesi con l'ambiente pavese, sui quali il
Fossati pare essere stato indotto ad una certa genericità di giudizio dalla — peraltro denunciata —
carenza delle fonti: «Le scarse testimonianze non ci mostrano gli studenti ticinesi particolarmente
inseriti nella vita sociale e culturale, peraltro non vivacissima, della città, ma piuttosto assorbiti
dallo studio, in un ambiente di cui sembrano apprezzare soprattutto la tranquillità provinciale e la
presenza di docenti rinomati»23.
Tanto su questo tema, quanto su quello della presenza a Pavia di figure di primo piano come
Giovanni Battista Quadri o Tommaso Rima, data per certa [21] dal Fossati, le fonti italiane inducono
a giudizi meno categorici, subordinati innanzitutto ad una attenta critica delle fonti24.
Le fonti
L'antico archivio dell'Università, in cui sono raccolte fonti che vanno dal secolo XIV agli anni
immediatamente successivi all'unità d'Italia, venne affidato all'Archivio di Stato di Pavia nel 196625.
Per quanto cospicua, la documentazione presenta varie lacune, e solo per gli anni posteriori al 1770
è tale da permettere di individuare con buona approssimazione quanti e quali studenti abbiano
compiuto presso l'Ateneo pavese i loro studi. Per il periodo anteriore al 1770 mancano infatti i
registri delle immatricolazioni e delle presenze, e pertanto una ricostruzione completa è assai
problematica26.
Ampia e in buono stato di conservazione è invece la documentazione relativa al periodo 1770-1859,
che comprende, oltre a registri di vario carattere (immatricolazione, presenze, titoli conseguiti,
esami sostenuti), anche i carteggi del rettorato e delle direzioni di facoltà.
I registri degli ultimi trent'anni del Settecento riportano, oltre a cognome e nome dello studente, il
luogo d'origine, la facoltà, la data d'immatricolazione e l'indicazione del Collegio di cui lo studente
era eventualmente alunno. Dai primi anni dell'Ottocento i dati si arricchiscono con la registrazione
del nome e della professione del padre, la data di nascita dello studente e il suo recapito a Pavia.
L'attendibilità dei dati riportati è in generale piuttosto elevata, fatta eccezione per imprecisioni
dovute alla deformazione del cognome o del luogo di provenienza, alla genericità con cui la stessa
provenienza era talora indicata (così a volte la dicitura «luganese» o «bellinzonese» indica non il
comune ma la regione di appartenenza), alla assenza di uno o più dati. Si tratta di carenze a cui è
possibile ovviare facilmente, in quanto per ciascun anno i dati degli studenti venivano riportati in
almeno due elenchi: nel registro delle immatricolazioni e nel catalogo delle presenze. Inoltre gli
stessi dati sono quasi sempre riportati anche nei registri [22] che attestano i titoli di studio, per i quali
era regola indicare anche la data di conseguimento. Qualche perplessità si può nutrire invece sulla
completezza delle fonti: in più di un caso studenti la cui presenza all'Università di Pavia è attestata
da altre fonti, non compaiono nei registri; se per alcuni di essi si può avanzare l'ipotesi che la
23
Ibidem.
Sulla presenza a Pavia del Landamano Quadri si dirà in seguito. Il medico Tommaso Rima compì invece gli studi e si
laureò presso l'università romana «La sapienza»; a Pavia il Rima diresse nel 1814 l'ospedale militare.
25
La documentazione del fondo Università non si estende, di regola, oltre il 1860, riguardando solo sporadicamente i
primi anni del Regno d'Italia. Del materiale documentario successivo al 1860, tuttora in possesso dell'Università, non
esiste una catalogazione precisa.
26
Per il periodo anteriore al 1770 le fonti per la storia dell'Università conservate presso l'ASP sono, oltre al già citato
Doctoratus: i fondi notarili Griffi, Ubertario Bronzio e Catelano Cristiano; il Syllabus Lectorum, i Rotuli Studi
ticinensis; il Liber salariatorum e gli Acta studi ticinensis. Materiale sparso si trova anche negli archivi delle diverse
facoltà.
24
registrazione non abbia avuto luogo perché non si erano regolarmente iscritti, seguendo i corsi come
semplici uditori, per altri occorre ammettere invece una vera e propria lacuna nelle registrazioni.
Nel complesso si tratta comunque di casi sporadici, tali da non compromettere i risultati
dell'indagine.
Un ulteriore problema è posto da quegli studenti la cui origine era indicata genericamente col
termine «elvetico» o « svizzero»; in questi casi si è imposto il ricorso ad altre fonti, per lo più
ticinesi, che hanno permesso nella maggior parte dei casi una precisa identificazione27.
Ai dati contenuti nei registri si accompagnano quelli forniti dai carteggi del rettorato e delle
direzioni di facoltà, grazie ai quali è possibile mettere in luce alcuni degli aspetti della vita
studentesca: in tali carteggi sono sovente raccolti anche documenti provenienti da istituzioni esterne
all'Università (rapporti di polizia, note informative della magistratura ecc.) che ragguagliano in
modo dettagliato, anche se discontinuo, sui rapporti tra gli studenti e la realtà pavese.
Di non trascurabile importanza è infine la documentazione relativa alle dissertazioni di laurea e alle
tesi discusse, mentre scarso interesse è offerto dalle cartelle personali contenenti i documenti
presentati dagli studenti all'atto dell'iscrizione, essendo in esse presenti dati rilevabili anche dalle
fonti già citate in precedenza.
Oltre alle fonti collocate a Pavia, di estremo interesse sono quelle conservate presso l'Archivio di
Stato di Milano. La documentazione attinente alla presenza di studenti Ticinesi all'Università di
Pavia è ricca soprattutto nel fondo «Presidenza del Governo», con ampie parti costituite dai carteggi
intercorsi tra le autorità accademiche pavesi e le autorità politiche austriache.
Altra interessante documentazione è quella presente nel fondo «Processi politici», anche se relativa
unicamente al ruolo svolto dal ticinese Giuseppe Filippo Lepori nei moti piemontesi del 1821.
Documenti di varia natura, tra cui elenchi di studenti universitari contenenti nomi di Ticinesi a
Pavia, sono inoltre collocati nel fondo «Studi».
Infine le fonti ticinesi: presso l'Archivio Cantonale di Bellinzona varia documentazione sugli
studenti a Pavia è contenuta nei fondi in cui si conservano gli archivi di importanti famiglie del
Cantone; tra le fonti più interessanti si segnalano quelle dei fondi «Santini» (contenente alcuni
quaderni d'appunti da lezioni universitarie appartenuti a Luigi Santini, che frequentò a Pavia i corsi
di Mate[23]matica negli anni 1811-1814)28; «Von Mentlen» (contenente il diploma di laurea in legge
e taccuini di appunti di lezioni universitarie appartenuti a Francesco Von Mentlen, studente a Pavia
tra il 1788 e il 1793)29; «Pioda» (in cui è conservata diversa corrispondenza scambiata tra Giovanni
Battista Pioda jr. e il padre, relativa agli anni in cui il giovane Pioda e il fratello Giuseppe
studiavano a Pavia)30; «Beroldingen» (contenente tra l'altro una lettera di Sigismondo Beroldingen
al figlio Francesco, studente di medicina a Pavia)31.
27
Nell'Appendice I sono indicati i nomi degli studenti la cui origine, presumibilmente ticinese, non è stato possibile
accertare in modo conclusivo.
28
Archivio Cantonale di Bellinzona (in seguito ACB), fondo «Santini», scatola 2; i taccuini d'appunti comprendono:
«De actibus humanis», auctore Vassalli Ripae S. Vitalis, 1794; «Storia naturale del regno animale», proffessore
Mangilli, 1811-12; «Fisica particolare ed Esprimentale» del professor Configliachi; «Compendio di architettura
militare» dettata dal sig. proffessore Marchesi nell'anno scolastico 1813-14.
29
ACB, fondo «Von Mentlen», scatola 7; uno dei quaderni d'appunti contiene la Metafisica del Baldinotti.
30
ACB, fondo «Pioda», 24/1, 1. Sull'archivio «Pioda» cfr. C. Agliati, Le carte dei Pioda locarnesi. Un archivio di
famiglia per la storia del XIX secolo, «Archivio Storico Ticinese» (in seguito AST), 111, Bellinzona 1992, p. 5.
31
ACB, fondo «Beroldingen», scatola 30. La scatola 25 contiene invece appunti di medicina: alcuni appartenuti a
Francesco Beroldingen, altri presi all'Università di Pavia e datati 1784-1787.
[25] L'ordinamento
universitario
La riforma teresiana
Durante i secoli XVIII e XIX l'Università di Pavia fu più volte interessata da profonde riforme, con
le quali le varie autorità politiche che si succedettero nel governo della Lombardia incisero in modo
determinante, anche se non sempre duraturo, sulla vita dell'Ateneo. Tali riforme, se da un lato
posero in discussione ripetutamente la funzione dell'Università nei confronti della complessiva
politica culturale perseguita dai governanti, dall'altro incisero anche sulla pratica dell'insegnamento
e sull'organizzazione degli studi, riflettendosi quindi indirettamente sulle attività quotidiane degli
studenti.
Di questo secondo aspetto delle riforme è pertanto opportuno delineare una pur sommaria
ricostruzione, dal momento che nei settori che esso interessò si determinarono una serie di
mutamenti coi quali dovettero confrontarsi anche gli studenti universitari Ticinesi.
La prima riforma che interessò l'Università di Pavia nel periodo di cui ci occupiamo fu quella voluta
dall'Imperatrice Maria Teresa1. Tra il 1771 e il 1773 l'Ateneo fu interessato da un vasto e profondo
piano di riammodernamento2, che [26] fissò a quattro il numero delle facoltà: medicina,
giurisprudenza, teologia e filosofia3. Per dirigerne l'attività fu istituito a Milano il Magistrato
Generale degli Studi, guidato da un Sovrintendente di nomina regia coadiuvato da quattro Direttori,
ognuno competente e responsabile di una delle quattro facoltà. A Pavia l'autorità accademica era
costituita dal Rettore, eletto annualmente la prima domenica di dicembre dagli studenti e
confermato nell'elezione dal Magistrato milanese, e da quattro decani di facoltà, carica ricoperta a
turno per anzianità dai docenti della rispettiva facoltà. I professori erano di nomina regia su
proposta avanzata dal Magistrato Generale degli Studi tramite il Governo; l'incarico era inizialmente triennale, e diventava perpetuo se il docente dava buona prova di sé4.
All'Università venne restituita l'esclusiva del conferimento dei titoli di studio accademici, e a
professori e studenti fu confermato il privilegio di potersi sottrarre alla giurisdizione della
magistratura ordinaria, fatta eccezione per i delitti punibili con pene gravi e previa autorizzazione
delle autorità politiche milanesi. Insegnanti e studenti ebbero inoltre diritto di precedenza
nell'assegnazione delle case e furono esentati dal pagamento dei dazi sul materiale di studio o
d'insegnamento; inoltre il conseguimento della laurea avrebbe costituito titolo preferenziale per chi
avesse partecipato a concorsi per l'attribuzione di pubblici impieghi. Agli studenti stranieri furono
1
Per i caratteri generali della riforma teresiana, e limitatamente alla prospettiva del presente lavoro, cfr., oltre ai già
citati saggi di M. Bernuzzi sulla facoltà teologica e di M.C. Zorzoli sulle tesi legali, B. Peroni, La riforma
dell'Università di Pavia nel Settecento e A. Visconti, L'opera del governo austriaco nella riforma universitaria durante
il ventennio 1753-1773, entrambi in AA.VV., Contributi alla storia dell'Università di Pavia, Pavia, Tipografia
Cooperativa, 1925, pp. 115-175 e 176-239. Sulla riforma teresiana si veda anche P. Vaccari, Storia della Università di
Pavia, Pavia, Fusi, 1982, 3a ed., pp. 147-176, e G. Guderzo, La riforma dell'Università di Pavia, in A.A.V.V.,
Economia, istituzioni, cultura in Lombardia nell'età di Maria Teresa, Bologna, Il Mulino, 1982, vol. 3, pp. 845-861.
2
Il piano, realizzato grazie all'opera del Kaunitz e del Firmian, cercò di rimediare alla progressiva decadenza a cui
l'Università era andata incontro nel Cinque-Seicento; per lo più imputabile al disinteresse delle autorità spagnole, essa si
era concretata nella decadenza delle strutture materiali, nella perdita del monopolio del conferimento dei titoli
accademici, nell'assenza di rinnovamento didattico e di innovazione culturale, nell'incapacità delle autorità accademiche
di controllare una scolaresca sempre più agitata e rissosa. Cfr.: P. Vaccari cit., pp. 138-144; M. Rizzo, L'Università di
Pavia tra potere centrale e comunità locale nella seconda metà del Cinquecento, «Bollettino della Società Pavese di
Storia Patria», Pavia 1987, pp. 65-125; G. Vismara, Vita di studenti e studio del diritto nell'Università di Pavia alla fine
del Cinquecento, «Archivio Storico Lombardo», Milano 1966, pp. 425-481.
3
Cfr.: Piano di direzione, disciplina ed economia dell'Università di Pavia, art. 1, in Statuti e ordinamenti dell'
Università di Pavia dal 1361 al 1859, Pavia, Tipografia Cooperativa, 1925, p. 201.
4
Ibid., artt. 2-3, pp. 202-207.
garantiti gli stessi diritti previsti per i nazionali, e venne assicurato che anche in caso di guerra non
sarebbero incorsi in alcuna molestia5.
La durata dell'anno scolastico fu fissata in 130 giorni di scuola, distribuiti tra l'11 novembre e la fine
di giugno e raggruppati in tre trimestri (o terzerie); gli esami per l'assegnazione dei titoli (o gradi)
accademici potevano protrarsi fino alla metà di luglio. Il piano settimanale delle lezioni, ognuna
delle quali della durata di un'ora e un quarto, era stabilito all'inizio di ogni anno. La durata dei corsi
per conseguire la laurea era di quattro anni, durante i quali gli studenti erano liberi «di frequentare
le Lezioni di que' Professori, che vorranno, purché nell'atto di chiedere la graduazione Accademica
in quella facoltà, nella quale cercheranno di ottenerla, giustifichino d'avere eseguito quanto richiede
il Piano nelle parti più essenziali, o soddisfino pienamente negli esami, ed esperimenti prescritti per
i Laureandi»6.
Varie le denominazioni con cui venivano indicati i titoli accademici: nella fa [27]coltà di
giurisprudenza erano conferiti la licenza e il dottorato; in quelle di medicina e di filosofia, il
magistero e il dottorato; nella facoltà teologica, il solo dottorato7.
Per conseguire la licenza o il magistero era necessario sostenere, al termine dei prescritti studi, due
esami; il primo era orale, durava due ore, e doveva essere ripetuto due volte da legisti e filosofi, e
quattro volte dai medici8; durante il suo svolgimento allo studente venivano rivolte domande
vertenti «sulle materie costitutive la Facoltà in tutte le sue parti». Al termine della prova i docenti
della Facoltà, con voto segreto, ponevano in un'urna palline bianche se favorevoli, palline nere se
contrari alla promozione del candidato9.
Se i voti favorevoli erano almeno i due terzi, lo studente era ammesso ad un secondo esame, nel
quale era tenuto a rispondere per iscritto, nel giro di un'ora e mezza, a tre quesiti. La valutazione
veniva espressa con le stesse modalità seguite per il primo esame, e, se favorevole, comportava il
conseguimento del titolo accademico. Se ad una delle due prove l'esaminando non veniva
approvato, poteva ripeterla una seconda volta: un secondo giudizio negativo comportava l'obbligo
di un altro anno di studio.
Per chi aspirava al dottorato10, era previsto un terzo esame, pubblico; ad esso il candidato si
presentava dopo aver scelto alcune tesi da discutere ed averne ottenuto l'approvazione del rettore;
esse venivano stampate, con l'indicazione della data in cui si sarebbe tenuta la discussione, e affisse
alle porte dell'Università. Durante la prova, oltre che ad esporre le tesi, il laureando poteva essere
chiamato a rispondere a obiezioni e domande avanzate da chiunque presenziasse all'esame. Per la
promozione era sufficiente in questo caso ottenere parere favorevole con maggioranza semplice. Il
suono di una campana, ma anche di timpani e trombe se il neolaureato lo richiedeva, annunciava
l'esito favorevole dell'esame. Sia per conseguire la licenza o il magistero, sia per conseguire il
dottorato, i laureandi erano tenuti al pagamento delle «propine», cioè di una tassa di L. 372,10 destinata in parte a coprire le spese per la cerimonia, in parte ad essere devoluta a insegnanti, bidelli e ad
altro personale.
Se la fase conclusiva del corso degli studi era, come si è visto, piuttosto complessa, certo non più
semplici erano quelle precedenti. Per iscriversi11 all'Università era necessario aver compiuto gli
5
Ibid. , art. 5, p. 208.
Avvertimenti generali per i Professori nella regia Università di Pavia, in Statuti e ordinamenti... cit., p. 217.
7
Piano di direzione... cit., art. 8, pp. 210-211.
8
Ibid., art. 8, p. 211.
9
Ibid. , art. 8, p. 212.
10
Ibid., art. 8, pp. 212-213.
11
Ibid. , art. 4, p. 207.
6
studi preparatori; chi era in grado di dimostrare di aver già effettuato studi di Logica, Metafisica e
Morale, poteva essere da essi esentato: il corso di Filosofia risultando propedeutico a tutti gli altri.
[28] All'inizio del primo anno ad ogni studente era consegnata la Matricola, con la quale si attestava
la sua appartenenza al corpo studentesco. Nei primi tre giorni di ogni trimestre lo studente era
tenuto a sottoporsi a controlli tesi a verificarne la presenza all'Università, e alla fine del trimestre
doveva richiedere agli insegnanti l'attestato di frequenza ai corsi, che veniva concesso solo se non si
erano verificate prolungate o ingiustificate assenze. Da tali obblighi erano però esentati gli stranieri
che non aspiravano al titolo, e che dunque frequentavano in veste di uditori12. Durante le lezioni,
che si svolgevano prevalentemente in latino, i professori procedevano periodicamente a
interrogazioni miranti a verificare la diligenza degli studenti e i progressi compiuti
nell'apprendimento13. Al termine dell'iter scolastico, una volta conseguito il titolo, prima di poter
esercitare la professione era d'obbligo un biennio di pratica14.
Il periodo francese
Il complesso delle norme sancite dalla riforma teresiana venne profondamente modificato a più
riprese durante il periodo francese. Con la legge del 4 settembre 1802, ma soprattutto con il Piano di
studi e di disciplina per le Università nazionali del 31 ottobre 1803, il Governo della Repubblica
Cisalpina delineò la nuova organizzazione dell'Università15. Le materie d'insegnamento venivano
ripartite in tre classi16: quella di fisica e matematica (comprendente anche gli insegnamenti relativi
alla medicina e alle scienze naturali), quella di morale e politica (in cui rientravano gli insegnamenti
relativi alla giurisprudenza, alla storia, all'economia e alla filosofia morale), e quella di letteratura
(con insegnamenti di Logica e Metafisica, Eloquenza latina e italiana, lingua e letteratura greca,
lingue orientali, numismatica ed antiquaria). Sulla base di tale divisione degli insegnamenti erano
organizzate tre facoltà, fisico-matematica, medica e legale, posta ciascuna sotto la responsabilità di
un Decano; alla carica, di durata annuale, erano chiamati in ordine di anzianità di servizio (e in
seconda istanza in base all'età) i professori di ciascuna facoltà. Il Governo si riservava invece la
nomina del rettore (abolendo pertanto l'elezione da parte degli studenti) e la scelta dei nuovi
professori, sentite le proposte dei docenti della facoltà e dei membri dell'Istituto Nazionale17.
[229] Eventuali provvedimenti disciplinari nei confronti degli studenti restavano di competenza del
rettore, che poteva ordinare per i casi più gravi gli arresti domiciliari fino ad un massimo di quindici
giorni; i privilegi giurisdizionali degli studenti venivano aboliti, essendo essi «in ciò che riguarda i
doveri d'ogni cittadino (...) dipendenti dall'autorità pubblica, come gli altri cittadini»18.
Ristretto ulteriormente il ruolo della lingua latina, nella quale i docenti erano invitati a tenere la
prima lezione dell'anno per poi svolgere le restanti in italiano, e richiamata la necessità che per
alcuni insegnamenti, in modo particolare quelli di carattere medico, alle lezioni cattedratiche si
accompagnassero le opportune esercitazioni pratiche, il Piano introduceva variazioni anche nella
12
L'articolo 4 del Piano di direzione... non parla espressamente di «uditori», ma di «forastieri che non aspirano alla
Laurea» (cfr. p. 207, 7).
13
Avvertimenti generali... cit., p. 216
14
Piano di direzione... cit., art. 8, p. 214.
15
Legge relativa alla pubblica Istruzione e Piani di Studj e di Disciplina per le Università nazionali, in Statuti e
ordinamenti... cit., rispettivamente a pp. 267 e 277.
16
Legge relativa... cit., art. 7, p. 268.
17
Ibid., art. 53, p. 273.
18
Piani di studi... cit., art. 3, p. 295.
durata degli studi e nelle procedure per conseguire i titoli accademici. La durata degli studi di
medicina e di chirurgia veniva innalzata a cinque anni; per gli studenti di legge e per quelli di
ingegneria-architettura i corsi erano quadriennali; tre anni durava il corso di farmacia e due quello
per gli agrimensori19.
Per conseguire il titolo accademico occorreva sostenere due esami: il primo era fissato al termine
del secondo anno di studio per legisti, ingegneri-architetti e farmacisti, e al termine del terzo per
medici e chirurghi; il secondo aveva luogo al termine dell'ultimo anno di studio. Per gli agrimensori
l'esame era unico, al termine dei due anni in cui il corso si articolava20. Per entrambi gli esami era
prevista la stessa procedura21: nel complesso delle materie trattate, i docenti selezionavano circa
quaranta proposizioni che venivano distribuite in tre urne chiuse. Da ogni urna lo studente estraeva
una terna di proposizioni; quindi sceglieva da ogni terna un argomento, e su ciascuno di essi veniva
esaminato da un diverso professore. Il secondo esame si differenziava da quello precedente solo per
il maggior numero di proposizioni poste nell'urna e per il fatto di essere quattro i professori che
procedevano ad esaminare i candidati.
Se nella votazione segreta i docenti esprimevano voti favorevoli almeno nella consueta misura dei
2/3 il candidato era «approvato»; qualora tutti i voti gli fossero favorevoli, l'approvazione avveniva
«a pieni voti», e nel caso di particolare distinzione l'approvazione gli veniva attribuita «con lode».
Successivamente aveva luogo la cerimonia per il conferimento del titolo accademico: a medici,
chirurghi e legisti veniva conferita la laurea, mentre per gli approvati dei restanti corsi i titoli erano
rispettivamente quelli di Farmacista approvato, Perito Agrimensore, Architetto Ingegnere. Gli
studenti che non superavano l'uno o l'altro degli esami prescritti erano tenuti, prima di poter ripetere
la prova, a frequentare un ulteriore anno di studio.
[30] Per i restanti aspetti concernenti l'attività degli studenti, venivano confermate in linea di
massima le norme stabilite dalla riforma teresiana.
Le disposizioni emanate negli anni 1802-1803 ebbero breve durata; dopo la fine della Republica
Cisalpina e la formazione del Regno Italico, una nuova normativa era introdotta dal decreto del 15
novembre 180822. Esso stabiliva, tra l'altro che «nessuno sarà ammesso nell'università per compirvi
il corso de' suoi studj, e per ottenere i gradi accademici (...) se non ha provato, mediante esame, che
sarà fatto da tre professori scelti dal reggente, e preseduto da lui, di aver compiuto con frutto in un
liceo od in un'altra scuola pubblica o particolare gli studj preparatorj, necessarj per la facoltà alla
quale egli vuol dedicarsi»23. In seguito a tale disposizione gli insegnamenti in precedenza previsti
per il primo anno erano soppressi, e gli studenti che superavano l'esame d'ammissione venivano
iscritti direttamente al secondo anno.
Queste norme trovavano conferma nel successivo decreto dell'11 ottobre 181124, nel quale le
autorità fornivano nuove indicazioni per il conferimento dei titoli di studio. Per ogni facoltà i titoli
diventavano tre25: bacelleria, licenza e dottorato, ciascuno dei quali era conferito al termine di un
anno di studio; nessun corso poteva quindi essere completato in meno di un triennio. Il
19
Ibid. , art. 8, pp. 305-307.
Ibid., art. 9, p. 307.
21
Ibid., pp. 308-309.
22
Decreto riguardante il piano d'istruzione generale, in Statuti e ordinamenti... cit., pp. 314-317.
23
Ibid. , art. 2, p. 315. Sull'organizzazione e i problemi delle scuole preparatorie all'Università in età francese si veda il
saggio di A. Bianchi, L'istruzione media-superiore in Lombardia durante il periodo rivoluzionario e napoleonico, in
AA.VV., Vita religiosa e cultura in Lombardia e nel Veneto in età Napoleonica, Bari, Laterza, 1990, pp. 161-182.
24
Decreto riguardante l'ammissione degli scolari nelle regie università, i gradi accademici, il costume distintivo de'
professori, in Statuti e ordinamenti... cit., pp. 317-322.
25
Ibid. , art. 9, p. 319.
20
conseguimento della bacelleria e della licenza presupponeva il superamento di un esame pubblico
nel quale lo studente doveva mostrare la padronanza della materia studiata durante l'anno. Un terzo
esame era poi necessario per ottenere il dottorato: esso mirava ad accertare la complessiva
preparazione del candidato, che doveva, una volta superatolo, sostenere la discussione di una tesi, se
aspirante alla laurea in medicina, e di due tesi se aspirante alla laurea in scienze o in legge.
Oltre a queste modifiche i decreti napoleonici mirarono ad imprimere un nuovo carattere
all'insegnamento universitario, introducendo piani di studi orientati ad una formazione specialistica
delle varie professioni, con largo predominio degli insegnamenti tecnico-scientifici rispetto a quelli
retorico-letterari e con l'abbandono dell'ideale di formazione enciclopedica che aveva caratterizzato
l'impostazione teresiana. Dal punto di vista contenutistico il cambiamento più impor[31]tante si ebbe
nel piano di studi di giurisprudenza, in cui venne inserito nel 1808 lo studio del Codice
Napoleonico26.
Le riforme austriache del secolo XIX
L'ordinamento universitario del periodo francese subì trasformazioni e rimaneggiamenti già
all'indomani del ritorno della Lombardia sotto il dominio austriaco27. L'organizzazione delle
cattedre venne ristrutturata, e in attesa di decidere se ripristinare gli studi teologici e creare un
apposito corso di matematica, il numero delle facoltà fu confermato a tre: la filosofica, la medica e
la politico-legale.
Se per la riattivazione della facoltà teologica le autorità austriache non ritennero in seguito di
adottare alcun provvedimento, anche a causa della forte resistenza della Chiesa, per le altre facoltà
emanarono invece disposizioni che trasformarono a più riprese l'ordinamento degli studi.
L'orientamento delle autorità austriache era ovviamente quello di cancellare innanzitutto
dall'ordinamento universitario ogni traccia delle riforme attuate dal precedente regime, anche se tale
orientamento produsse minori cambiamenti di quanto ci si potesse attendere; la facoltà in cui furono
introdotte le maggiori modifiche fu quella politico-legale, in cui venne abolito l'insegnamento del
Codice Napoleonico e furono ripristinate le cattedre di diritto romano e diritto ecclesiastico che
erano state soppresse in epoca francese. Nel 1815-1816 fu introdotto l'insegnamento dei codici
austriaci28 e nel 1840-1841 il corso di contabilità dello Stato29, articolato in due semestri; in
precedenza, nel 183730, con apposito regolamento era stato disciplinato lo studio privato: agli
studenti che fossero in grado di documentare il possesso di mezzi finanziari adeguati, venne
concesso di compiere gli studi senza frequentare l'Università (presso la quale dovevano però
sostenere gli esami prescritti) e di avvalersi dell'opera di insegnanti regolarmente abilitati dal
governo. Nella facoltà filosofica furono compresi inizialmente, oltre agli studi filosofici [32]in senso
stretto (della durata di tre anni), anche i corsi per ingegnere-architetto (di durata triennale) e per
agrimensore (della durata di un anno). Con l'anno accademico 1824-182531 il corso filosofico, la cui
26
Decreto riguardante il piano d'istruzione generale cit., art. 7, p. 316.
Sulla situazione dell'Università dopo il 1814 si veda il saggio di I. Ciprandi, L'Università di Pavia nell'età della
Restaurazione, in AA.VV., Problemi scolastici ed educativi nella Lombardia del primo Ottocento, Milano, Sugarco,
1977-78, vol. II, pp. 193-331.
28
Cfr. le disposizioni contenute nella lettera del 3 ottobre 1815 inviata dal governatore della Lombardia, conte Sauran, a
Giovanni Scopoli (Archivio di Stato di Milano [in seguito ASM], fondo Studi, parte moderna, cartella 988).
29
Prospetto degli studi dell'Imperiale regia Università di Pavia per l'anno scolastico 1840-41 (ASP, Università,
registri, n. 802).
30
Regolamento sullo studio privato politico-legale, in Statuti e ordinamenti... cit., p. 360.
31
Prospetto degli studi... per l'anno 1824-25 (ASP, Università, registri, n. 801).
27
frequenza (in assenza di differenti disposizioni)32 era obbligatoria per potersi iscrivere ad ogni altra
facoltà, venne ridotto a due anni, e col 1851-1852 ad uno solo33.
Gli studi di ingegnere-architetto e agrimensore, la cui durata restò immutata, furono costituiti dal
1840-1841 in corso autonomo34, preludio alla creazione di una vera e propria facoltà matematica nel
1846-184735.
Ancora più numerose le variazioni nell'ordinamento della facoltà medica: nell'anno 1817-181836
esso comprendeva gli studi per i medici e per i dottori di chirurgia maggiore (cinque anni); gli studi
per i chirurghi minori (tre anni); gli studi per i farmacisti e quelli per le levatrici (ambedue annuali).
Ad essi fu aggiunto l'anno successivo37 il corso per i chirurghi maggiori, detti anche maestri in
chirurgia, di durata quadriennale.
Nel 1834-1835 furono introdotti gli studi di arte oculistica (di un anno, accessibili ai dottori di
medicina o di chirurgia e ai maestri chirurghi), e quelli dell'arte di dentista (anch'essi annuali, e per
la cui frequenza occorreva essere almeno chirurgo maggiore).
Sempre nel 1834 il corso per i farmacisti fu portato a due anni: esso era aperto a chi avesse
frequentato quattro classi grammaticali, prestando poi per quattro anni tirocinio come allievo, e per
altri quattro anni assistenza presso uno speziale approvato. Identici requisiti venivano richiesti
anche per l'iscrizione al corso di chimica, triennale, istituito contemporaneamente.
Nel 1844-184538 fu avviato il corso di studi per aspiranti al magistero in ostetricia (annuale) e
quello per le allieve levatrici fu ridotto alla durata di sei mesi.
Riassumendo i provvedimenti adottati nel corso degli anni, la situazione della facoltà medica si
presentava dunque dopo il 1844 (e tale sarebbe restata per un decennio) nel seguente modo:
a) corso di studi per dottori in medicina e chirurgia (5 anni);
[33] b) corso di studi per magistero in chirurgia (4 anni);
c) corso di studi per il Patronato in chirurgia, equivalente a chirurgo minore o civile e chirurgo
per la campagna (3 anni più due mesi d'internato);
d) corso di studi per il Magistero in oculistica (1 anno);
e) corso di studi per l'arte di dentista (1 anno);
f) corso di studi per il Magistero in ostetricia (1 anno più due mesi di pratica);
g) corso di studi per allieve levatrici (1 semestre);
h) corso di studi per il Dottorato in chimica (3 anni con precedente apprendistato di 8 anni);
i) corso di studi per il Magistero in farmacia (2 anni con precedente apprendistato di 8 anni).
L'ultima modifica a questa situazione fu apportata nel 1854-1855, allorché i corsi di studi indicati ai
punti b) e c) vennero unificati39.
Oltre a impartire disposizioni di massima sull'organizzazione delle facoltà e dei corsi di studi, il
governo austriaco adottò provvedimenti tesi a modificare anche altri aspetti della vita universitaria:
tra i gradi accademici venne conservato il solo dottorato40, anche se per corsi particolari, come ad
32
Disposizioni particolari, di cui si dirà in seguito, regolavano l'iscrizione ai corsi di farmacia e di chimica.
Prospetto degli studi... per l'anno 1851-52 (ASP, Università, registri, n. 802).
34
Prospetto degli studi... per l'anno 1840-41 (ASP, Università, registri, n. 802). Cfr. I. Ciprandi cit., p. 241.
35
P. Vaccari cit., p. 2
36
Prospetto degli studi... per l'anno 1817-18 (ASP, Università, registri, n. 801).
37
Prospetto degli studi... per l'anno 1818-19 (ASP, Università, registri, n. 801). Per l'istituzione dei corsi di oculistica e
di dentista, nonché per l'estensione a due anni del corso di farmacia, si veda il Prospetto degli studi... per l'anno 183435 (ASP, Università, registri, n. 801).
38
Prospetto degli studi... per l'anno 1844-45 (ASP, Università, registri, n. 802).
39
Prospetto degli studi... per l'anno 1854-55 (ASP, Università, registri, n. 802).
40
Istruzioni per l'attuazione degli Studi nell'I.R. Università di Pavia, pel giorno 15 ottobre 1817, giusta le nuove
prescrizioni di S.M.I.R.A., in Statuti e ordinamenti... cit., art. 20, p. 327.
33
esempio quello per le levatrici, fu previsto il conferimento di un diploma; gli esami di ammissione
previsti dalla precedente normativa furono aboliti; disposizioni particolari furono emanate per
disciplinare l'iscrizione degli studenti stranieri: coloro «che non avessero fatti i loro studj precedenti
regolarmente giusta le discipline del proprio paese se hanno studiato fuori, o giusta le discipline
prescritte nello Stato, se hanno studiato nell'interno, saranno pure ammessi all'Università (previo le
prove degli studj fatti) ma soltanto come studenti straordinari»41; per coloro che non si iscrivevano
regolarmente era previsto lo statuto di «uditore». L'anno accademico fu diviso in due semestri: al
termine di ciascuno di essi gli studenti erano tenuti a sostenere i cosiddetti «esami rigorosi», una
sessione dei quali era altresì prevista per il conseguimento del titolo accademico, e comprendeva
prove scritte e orali da effettuare prima della difesa delle tesi.
41
Regolamento generale di Disciplina e di studio per l'I.R. Università di Pavia, cap. 11, art. 188 (ASM, Studi, parte
moderna, cartella 945: si tratta del progetto elaborato nel 1818).
Sulle complesse vicende che portarono le autorità austriache alla definizione del nuovo ordinamento universitario cfr. I.
Ciprandi cit., pp. 204-247.
[35] L’analisi
quantitativa
La frequenza: iscritti e uditori
Nel periodo 1770-1859 furono 611 i Ticinesi che frequentarono regolarmente l'Università di Pavia:
questo numero comprende tutti quegli studenti la cui presenza è attestata dai registri, ma ad essi
occorre aggiungere coloro i quali seguirono i corsi universitari come semplici uditori e dei quali,
essendosi sottratti alla registrazione ufficiale, non è possibile indicare con esattezza il numero1. La
presenza di uditori, cioè di studenti che frequentavano l'Università o per approfondire ulteriormente
la proprie conoscenze dopo aver compiuto gli studi in altri Atenei, o per formarsi culturalmente
senza però aspirare ad un titolo di studio, per i Ticinesi è attestata a Pavia per gli anni intorno al
1830-1840, ma non è azzardato pensare che tale fenomeno avesse lontani precedenti, e che sia
continuato anche in seguito. È comunque certo che la presenza dei Ticinesi all'Università di Pavia
non si esaurisce solo in coloro che vennero regolarmente registrati, dal momento che il fenomeno
degli uditori è confermato da innumerevoli fonti2.
Benché l'impossibilità di una catalogazione completa degli uditori sottragga all'analisi interessanti
possibilità di approfondimento, pur tuttavia il solo numero degli studenti registrati è di tale entità da
testimoniare ampiamente il ruolo svolto dall'Università di Pavia nella formazione culturale dei
Ticinesi tra la fine del Settecento e i primi sessant'anni del secolo successivo. La distribuzione non
omoge[36]nea delle presenze nei vari anni è inoltre tale da richiedere, e al tempo stesso suggerire,
una dettagliata analisi sui motivi che possono averla prodotta.
Gli iscritti: 1770- 1 799
Per quanto concerne il periodo tra il 1770 ed il 1800, abbiamo già rilevato come le stesse fonti
svizzere sottolineassero il fatto che l'Università di Pavia veniva frequentata soprattutto dai Ticinesi
che intendevano seguire gli studi di medicina o di legge. Le 91 frequenze registrate a Pavia per
questo primo periodo erano infatti ripartite (tenendo conto della destinazione ultima degli studi
intrapresi: quindi computando, ad esempio, nel numero dei medici pure coloro che prima degli studi
di medicina seguivano i corsi propedeutici di filosofia) nel seguente modo: 36 per medicina, 24 per
giurisprudenza, 15 per teologia, 14 per filosofia, 2 per matematica. La prevalenza degli studi di
legge e di medicina viene però leggermente ridimensionata dal fatto che all'atto dell'
immatricolazione 28 Ticinesi si erano iscritti agli studi filosofici: dato, questo, piuttosto
interessante, in quanto consente di appurare come circa un terzo degli studenti, prima di accedere
agli studi universitari veri e propri, completasse fuori dal Ticino la propria formazione superiore,
non essendovi in patria adeguati istituti d'istruzione3.
1
Gli uditori di cui è stata accertata la presenza a Pavia sono compresi nell'elenco dell'appendice I.
Cfr. il rapporto del Delegato di Polizia del 10 aprile 1843 sul locarnese Paolo Galli (ASP, Università, Facoltà Politicolegale, c. 147), e gli elenchi degli studenti svizzeri all'Università di Pavia nell'anno 1829-1830 trasmessi al rettore dai
direttori di facoltà (ASM, Presidenza del Governo, c. 127, fasc. 414).
La presenza di uditori ticinesi a Pavia è indirettamente confermata anche dall'Elenco dei principali pregiudicati politici,
sudditi ticinesi (1842) («BSSI», Bellinzona 1982, p. 51), in cui sono indicati come studenti a Pavia Antonio Aluigi,
Antonio Giorgioli e Gaetano Luvisoni; i tre sarebbero stati allontanati dall'Università per aver svolto propaganda
politica, ma del fatto non è stata trovata conferma in nessuna altra fonte, né è possibile una datazione precisa. Si trattava
probabilmente di uditori, la cui posizione non comportava, come si è visto, l'iscrizione nei registri universitari.
3
Sugli istituti d'istruzione del Cantone si veda P. Ghiringhelli cit., pp. 60-62 e S. Franscini, La Svizzera Italiana cit., pp.
203-220.
2
È probabile che la scelta in favore di Pavia fosse legata al prestigio che l'Università aveva acquisito
grazie alla riforma teresiana, a cui è da addebitare altresì il costante aumento delle iscrizioni,
specialmente dopo che la riforma aveva trovato completa attuazione: non è un caso che esse
passassero da 36 negli anni 1770-85, a 54 nei dieci anni successivi4. A conferma del prestigio
acquisito dalla sede pavese depone un ulteriore interessante particolare: almeno due dei Ticinesi
presenti a Pavia verso la fine del Settecento, Angelo Maria Stoppani e Antonio Marcacci, avevano
frequentato in precedenza l'Università tedesca di Friburgo, che abbandonarono in favore della sede
pavese, dove completarono gli studi e sostennero l'esame di laurea5.
Negli ultimi trent'anni del Settecento lo studio di Pavia fu frequentato principalmente da studenti
provenienti dal Luganese6, che da soli erano più numerosi di quelli provenienti dal resto dei baliaggi
italiani: una prevalenza assai consistente quindi, e che si sarebbe confermata anche in seguito, pur
diminuendo in termini percentuali. Assai debole invece la presenza degli studenti provenienti dal [37]
Bellinzonese, con soli tre iscritti, e addirittura nulla quella degli studenti delle Tre Valli (e ciò
malgrado tra il 1775 e il 1782 insegnasse matematica a Pavia il gesuita Francesco Gianella7,
originario di Leontica); per entrambe queste regioni la frequentazione di Pavia sarebbe rimasta
costantemente scarsa, attenuandosi soltanto negli anni tra il 1830 e il 1848. Per quanto riguarda
infine Locarnese e Mendrisiotto si delinea, fin dalla fine del Settecento, una posizione intermedia,
che troverà continua conferma anche nel secolo successivo.
Dopo l'anno accademico 1795-1796 le fonti d'archivio presentano una lacuna di quattro anni, e
riprendono a partire dal 1800-1801. Si tratta di un periodo caratterizzato da profondi cambiamenti,
che riguardarono sia l'Università, sia la città di Pavia, sia la regione ticinese. L'Università dovette
sospendere a due riprese la propria attività: dapprima dal 28 aprile al 22 ottobre 1796, in seguito
all'arrivo delle truppe francesi, e poi dal maggio 1799 al giugno 1800, a causa del ritorno
dell'esercito austriaco; entrambi i contendenti provocarono all'Ateneo gravi danni: se ai Francesi si
possono rimproverare il danneggiamento delle strutture scientifiche e il saccheggio a cui si
abbandonarono in città nel maggio 1796, agli Austriaci è da addebitare l'opera di persecuzione
verso quegli insegnanti che si erano compromessi appoggiando più o meno apertamente il regime
Cisalpino8. Se a questi elementi si aggiungono le requisizioni operate da entrambi gli eserciti e le
difficoltà nell'approvvigionamento alimentare, si può ben capire come esistessero motivi più che
sufficienti per indurre gli studenti Ticinesi a tenersi in questo periodo lontani dalla città.
D'altra parte anche in patria la situazione era grave: nel 1798, appena ottenuta l'indipendenza9, gli
ex baliaggi correvano il rischio dell'annessione alla Cisalpina, mentre a più riprese si verificavano
scontri tra i «patrioti», fautori dell'annessione, e i sostenitori dell'adesione alla repubblica Elvetica.
L'anno successivo vedeva poi il passaggio nel Cantone dell'esercito austrorusso del Suwarov, a cui
si accompagnavano i sanguinosi episodi della reazione. È da ritenere che in un simile contesto,
4
Cfr. Appendice II.
Cfr. F. Maissen, Tessiner Studenten an der Universität Freiburg... cit., pp. 28-29.
6
Cfr. Appendice II.
7
Con lettera del 17 aprile 1796 le autorità di Milano comunicavano al rettore: «Esigono le circostanze attuali, che resti
anticipato fin d'ora il tempo delle vacanze. In conseguenza di che il Rettore Magnifico farà chiudere immediatamente
l'Università, intimando agli Scolari esteri di partire da codesta città, ed ai Nazionali di portarsi alla loro rispettiva patria»
(ASP, Università, rettorato, c. 177, fasc. 2).
8
Cfr. P. Vaccari cit., pp. 219-221.
9
Sulla situazione della città tra il 1796 e il 1800 si vedano i lavori di G. De Paoli, Pavia cisalpina e napoleonica, 2
voll., Pavia, Tipografia Viscontea, 1974-1975, e Breve profilo di Pavia durante il regno italico (1805-14), «Bollettino
della Società Pavese di Storia Patria», Pavia 1964, pp. 205-223.
5
anche se i registri universitari fossero stati debitamente compilati, assai scarsa sarebbe la probabilità
di rintracciare qualche presenza di Ticinesi all'Università.
I segni dell'indipendenza politica: 1800-1814
All'infausto quadriennio faceva seguito, con l'aprirsi del nuovo secolo, un periodo in cui i rapporti
tra Ticinesi e Ateneo di Pavia trovavano rinnovato vigore; i quindici anni che vanno dal 1800,
allorché le registrazioni degli studenti all'Università riprendevano con regolarità, al 1814, quando
aveva termine il periodo francese, segnavano infatti un fortissimo aumento delle presenze ticinesi10:
i nuovi iscritti erano circa una decina per ciascuno dei primi quattro anni del secolo, salivano
addirittura a 20 per il 1804-1805, e si assestavano intorno a una media di circa otto all'anno fino al
1814, assommando complessivamente a 146. Le ragioni di un tale incremento sono molteplici: per
gli studi di giurisprudenza può valere l'ipotesi che la preferenza per Pavia fosse dovuta all'ormai
conseguita indipendenza politica del Cantone, che faceva venir meno la necessità di recarsi nelle
Università tedesche ricordata a suo tempo dallo Schinz; ma da non sottovalutare è anche la presenza
all'Ateneo pavese di una figura di grande prestigio intellettuale come quella del luganese Francesco
Soave, che dal 1803 al 1806 tenne presso la facoltà di giurisprudenza la cattedra di Logica e
Metafisica (o di «Analisi delle idee», secondo la denominazione dell'epoca)11. Più in generale vanno
tenuti presenti sia la fama che l'Università si era riacquistata dopo la riforma teresiana, sia il fatto
che per gli studenti ticinesi era più facile ambientarsi — se non altro per questioni di lingua — nella
realtà lombarda che non in quella tedesca, sia la maggiore prossimità di Pavia al Ticino.
Ma a tutte queste ragioni sembra opportuno affiancarne anche altre due, seppur in forma di ipotesi
da verificare ulteriormente: intanto l'aumento degli studenti Ticinesi a Pavia può essere messo in
relazione anche ad un aumento più generale della popolazione universitaria del Cantone, dipendente
a sua volte dall'incremento demografico12 verificatosi a partire dalla metà del Settecento (a questo
proposito ricordiamo come una considerevole crescita dei Ticinesi iscritti a Pavia dati dagli ultimi
quindici anni del secolo XVIII); secondariamente si può ipotizzare che sul maggior numero di
iscrizioni abbia inciso anche la trasformazione economica in atto nella regione ticinese tra la fine
del Settecento ed i primi decenni del secolo successivo. Recenti studi13 hanno messo in luce come
ad esem[39]pio per il Mendrisiotto le famiglie dell'antica nobiltà o del patriziato, sia locali sia di
centri come Lugano e Bellinzona, abbiano sostituito progressivamente nella proprietà terriera la
nobiltà lombarda, che in precedenza disponeva nella regione di ragguardevoli latifondi. Non è forse
un caso che per lo stesso periodo nei registri dell'Università di Pavia compaiano frequentemente i
nomi dei rampolli di tali famiglie: verso la fine del Settecento, ed in modo ancora episodico, i
Pedrazzini, i Beroldingen di Mendrisio, i Riva e i Morosini di Lugano; dall'inizio dell'Ottocento, e
con frequenza assai più ricorrente, anche i Rusca e i Maderni di Mendrisio, i Maggi di Castel San
Pietro, i Bonzanigo di Bellinzona. Saremmo quindi di fronte ad una borghesia terriera che mentre si
rafforzava economicamente, preparava le future generazioni ad affrontare con più affinati strumenti
10
Cfr. Appendice II.
Cfr. AA.VV., Memorie e documenti... cit. , pp. 482-486.
12
Sullo sviluppo demografico del Ticino si vedano: AA.VV., Contare gli uomini. Fonti per lo studio della popolazione
ticinese, Bellinzona Centro didattico Cantonale, 1980; D. Baratti, La popolazione nella Svizzera italiana d'antico
regime, «AST», Bellinzona, 1992, pp. 53-96; A. Sciancalepore, Per una storia demografica del XIX secolo, «Scuola
Ticinese», 102, Bellinzona, dicembre 1982, pp. 31-34.
13
S. Guzzi, Agricoltura e società nel Mendrisiotto del Settecento, Bellinzona, Istituto Editoriale Ticinese, 1990, e
Signori, massari e pigionanti. Agricoltura e società nel Mendrisiotto del Settecento, in AA.VV., Mendrisiotto sguardi e
pensieri, Caneggio, Edizioni Fondazione Piero Pellegrini, 1986, pp. 281-297.
11
culturali il proprio ruolo di classe dirigente: una preparazione resa anche più urgente dagli spazi
politici aperti all'alba del XIX secolo dall'indipendenza del Cantone, e che a Pavia avrebbe avuto
modo di compiersi per buona parte dell'Ottocento.
All'incremento delle iscrizioni si accompagnavano decisi mutamenti anche nella scelta degli studi14:
la soppressione (nel 1797) della facoltà teologica obbligava ormai i ticinesi intenzionati a seguire
tali studi a orientarsi verso altre sedi universitarie, e le iscrizioni a medicina, che nel precedente
periodo erano state di gran lunga le più numerose, tra il 1800 e il 1814 furono superate da quelle a
giurisprudenza. Il numero degli aspiranti medici risultava poi decisamente inferiore a quello degli
iscritti a legge tenendo conto del fatto che della facoltà di medicina facevano parte anche numerosi
studenti del corso di farmacia. In forte crescita erano anche i Ticinesi che si dedicavano agli studi
matematici, che in questo periodo permettevano di ottenere titoli di studio o come agrimensore o
come ingegnere-architetto.
In generale i primi anni dell'Ottocento vedevano quindi uno spostamento verso gli studi di carattere
tecnico-scientifico, invertendo la tendenza delineatasi nel periodo precedente. Cambiamenti di una
certa entità si verificavano anche nella composizione della scolaresca dal punto di vista della
provenienza geografica, con una diminuzione percentuale dei Luganesi (sempre prevalenti però in
termini assoluti) e una crescita degli studenti provenienti dal Bellinzonese e dalle Tre Valli. Anche
gli studenti del Mendrisiotto diventavano più numerosi, raddoppiando il loro numero, mentre
pressochè inalterata restava la presenza dei Locarnesi.
[40] Presenze
femminili e predominio degli studi giuridici: 1815-1848
La presenza dei Ticinesi all'Università di Pavia parve affievolirsi nei primi anni della
Restaurazione15; tra il 1815 e il 1830 gli iscritti furono 100, quindi in forte diminuzione rispetto alla
prima parte del secolo. La massima depressione si verificò tra il 1817 e il 1820, ma fu seguita da
una ripresa che, seppur in modo incostante, si protrasse fino alla metà degli anni quaranta, toccando
il culmine nel decennio 1836-1846 e facendo assommare le iscrizioni degli anni 1831-1848 a ben
219.
Tre sono i principali elementi da sottolineare in questa evoluzione16: intanto il fatto che gli studi più
seguiti non furono più quelli di medicina ma quelli di legge (122 medici contro 151 legisti iscritti
per il periodo 1815-1848); in secondo luogo aumentarono gli studenti provenienti dalle Tre Valli
(particolarmente per gli anni 1831-1848); infine si ebbero le prime presenze ticinesi femminili
all'Università, dove a seguire i corsi per levatrici furono Giacomina Barca, nel 1838, e Dorotea
Maini, nel 1844: s'inaugurava così una tradizione che soprattutto nella seconda metà del secolo,
dopo l'unità d'Italia, avrebbe condotto moltissime levatrici ticinesi a seguire gli studi d'ostetricia
all'Università di Pavia17.
Qualche osservazione merita anche l'andamento irregolare delle iscrizioni, particolarmente per gli
anni 1830-1848: tra i motivi che hanno sicuramente inciso sulla diminuzione degli iscritti in
determinati anni, come quelli tra il 1830 e il 1835, o il 1839-1840, o il 1848-1849, vi furono
elementi di carattere politico. Come vedremo più dettagliatamente in seguito, dopo il 1830, e
14
Cfr. Appendice II.
Ibidem
16
Ibidem.
17
Si veda in proposito il già citato saggio di G. Fossati, Studenti e docenti del Ticino cit.
15
nuovamente nel 1839, le autorità austriache emanarono precise disposizioni restrittive per quanto
riguardava la possibilità per gli studenti ticinesi di compiere i loro studi a Pavia; tali misure vennero
dettate dal timore che l'attività politica svolta dai Ticinesi in ambito universitario si traducesse in
opera di propaganda ostile al regime, e comportarono l'esclusione di diversi studenti o
dall'iscrizione o dal proseguimento degli studi.
Difficoltà di un decennio: 1849-1859
Ancora più complessa la situazione a partire dal 184818: la prima guerra d'indipendenza portò ad un
inasprimento dei contrasti tra Canton Ticino e Austria [41] che sfociò nel settembre del 1848 nell'
allontanamento dei Ticinesi dal Lombardo-Veneto; l'unico Ticinese che riuscì a iscriversi a Pavia
nel 1848-1849 era residente con la famiglia a Milano, e fu probabilmente solo grazie a questa
circostanza che riuscì ad eludere le disposizioni nel frattempo emanate dalle autorità austriache, con
le quali l'iscrizione all'Università era interdetta a tutti gli stranieri.
Ulteriori impedimenti furono costituiti dal blocco del Cantone avvenuto tra l'aprile del 1849 e il
giugno del 1850, poi rinnovato nel febbraio del 1853 e accompagnato da una nuova massiccia
espulsione di Ticinesi dalla Lombardia.
Questi fatti coinvolsero ovviamente anche gli studenti dell'Università: nel 1849 Ermenegildo Rossi,
studente a Pavia ma residente a Milano, fu arrestato e condannato a quindici giorni di detenzione
per aver partecipato a Milano a manifestazioni ostili all'Austria19; nel 1851, come si legge nel
registro degli esami di pedagogia di tale anno, Raimondo Rossi «dopo le ferie di carnevale non
poté, come Svizzero restituirsi a Pavia»20; nel 1852 Lazzaro Ruvioli, stando al catalogo degli scolari
di medicina, «fu obbligato allontanarsi dagli Stati Austriaci per essere Svizzero»21, lasciando
pertanto gli studi pavesi.
Eppure, malgrado la severa e continua repressione austriaca, appena la situazione lo rendeva
possibile, molti Ticinesi erano pronti a riguadagnare la Lombardia per gli studi universitari,
approfittando di ogni più piccolo spiraglio che si aprisse nelle disposizioni che di anno in anno
regolavano l'accesso all'Università. Ecco quindi succedersi all'unica iscrizione del 1848 e alle due
del 1849, le dieci del 1850 e le nove del 1852, prima della nuova caduta degli anni 1853 (una sola
iscrizione) e 1854 (nessuna)22.
Infatti il 24 ottobre 1850 l'Imperial Regio Luogotenente, il principe Carlo di Schwarzenberg,
riapriva la frequenza delle facoltà legale e matematica agli stranieri, confermando però per essi il
divieto di accedere agli studi filosofici23. Quest'ultima limitazione sarebbe stata soppressa il 12
settembre 1852 dal Radetzky, a seguito del «lodevole e tranquillo contegno osservato in generale
dalla studiosa gioventù presso le I.I.R.R. Università di Pavia e di Padova nell'anno scolastico or ora
trascorso»24. Restavano però in vigore misure severissime di prevenzione: gli studenti che volevano
iscriversi all'Università erano tenuti a presentare25, oltre al passaporto, un certificato della
18
Sulle vicende del Cantone dopo il 1814 si veda, oltre al già citato libro di G. Rossi ed E. Pometta, Storia del Cantone
Ticino, anche AA.VV., Il Cantone Ticino nel nuovo Stato federale, «Scuola Ticinese», n. 94, Bellinzona 1981.
19
G. Rossi e E. Pometta cit., p. 297.
20
ASP, Università, registri, n. 107.
21
Ibid. , n. 760.
22
Cfr. Appendice II.
23
ASP, Università, rettorato, c. 220.
24
Ibidem.
25
ASP, Università, Facoltà di Giurisprudenza, c. 156.
Delegazione di Polizia attestante la buona condotta morale e politica, una dichiarazione della
famiglia da cui risultasse l'intenzione di mantenere l'aspirante durante il periodo degli studi, e, se del
caso, ul[42]teriori garanzie di serietà fornite da persona «benvisa» alle autorità. Dal punto di vista
repressivo restavano valide le disposizioni che prevedevano per i casi più gravi il rifiuto
dell'iscrizione o l'espulsione dall'Università.
Ricomposto con l'accordo del marzo 1855 il dissidio tra Canton Ticino e Austria, gli ultimi anni
Cinquanta videro il numero degli iscritti a Pavia ritornare ad una certa qual regolarità26, benché
decisamente inferiore nella media agli alti indici fatti registrare negli anni 1830 e 1840.
Per il decennio 1849-185927, assenti gli studenti di filosofia e in forte calo quelli di legge, tornò ad
essere preponderante la presenza degli iscritti agli studi medici (tra essi però un quarto erano
studenti di farmacia), seguiti dagli iscritti ai corsi di ingegneria-architettura.
Dal punto di vista della provenienza geografica prevalevano decisamente gli studenti originari del
Luganese e del Mendrisiotto, mentre per i Locarnesi si aveva la più bassa presenza (sia
percentualmente che in termini assoluti) dell'intero periodo 1770-1859.
Iscrizioni: un bilancio complessivo
Nei novant'anni che vanno dalla riforma teresiana all'unità d'Italia, il 41,3% dei Ticinesi che
studiarono all'Università di Pavia seguì gli studi della facoltà medica, e una percentuale di poco
inferiore (39,3%) gli studi di legge; più distanziati gli studenti del corso di matematica (13,7%) e
quelli che si iscrissero agli studi di filosofia (3,3%), mentre i teologi, presenti però solo fino al
1797, rappresentarono il 2,4%. La presenza dei teologi, seppur limitata nel tempo, fu però
importante: se si osservano i dati relativi alle iscrizioni del periodo 1770-1799, si può rilevare come
gli universitari Ticinesi prediligessero gli studi umanistici (legge, filosofia, e teologia) in confronto
a quelli scientifici (medicina e matematica), e come in tale prevalenza giocasse un ruolo
determinante la presenza dei teologi. A partire dal 1800, malgrado il forte aumento di iscrizioni alla
facoltà di giurisprudenza, ad essere preferiti furono invece gli studi scientifici: ma è possibile che
tale tendenza fosse favorita, tra l'altro, anche dalla soppressione della facoltà teologica, che
costringeva gli aspiranti a questo corso di studi a frequentare altre sedi universitarie. Per quanto
concerne invece la provenienza geografica, tra i Ticinesi iscritti a Pavia furono nettamente
preponderanti quelli originari di Lugano e dintorni (44,1 %); un consistente apporto fu fornito anche
dagli studenti del Mendrisiotto (21,2%) e del Locarnese (18,1%), mentre più contenuta fu la
presenza degli stu[43]denti provenienti da Bellinzona (10,2%) e dalle Tre Valli (5,7 %): una
situazione che rispecchiava la migliore condizione economico-sociale del Sottoceneri rispetto al
resto del Cantone.
I laureati
L'importante ruolo svolto dall'Università di Pavia nella formazione culturale dei Ticinesi per il
periodo 1770-1859, è testimoniato, oltre che dall'elevato numero delle iscrizioni, anche dal
26
27
Cfr. Appendice II.
Ibidem.
consistente numero di studenti che conseguirono un titolo accademico28. In novant'anni, i Ticinesi
che a Pavia ottennero la laurea (o altri titoli equivalenti) furono 224, e 36 quelli che terminarono i
loro studi con titoli intermedi (licenze, diplomi, baccellierati ecc.). In termini percentuali rispetto al
totale degli iscritti, tali cifre si traducono nel 36,3% circa di laureati, e nel 5,8% di studenti che
conclusero gli studi conseguendo un titolo intermedio, con una percentuale complessiva del 42,1%.
Tale percentuale è tuttavia il risultato di dati parziali di estrema difformità, che vanno dal 37,7%
degli anni 1770-1799, all'83,5% per il quindicennio successivo; a partire dal 1815 la percentuale dei
titolati andò incontro ad un costante calo, facendo registrare il 53% fino al 1830, il 20,1% dal 1830
al 1848, e solo il 15,5% nel decennio 1849-1859. La forte diminuzione iniziata con gli anni della
Restaurazione va imputata principalmente allo scarso numero di titoli accademici conseguiti dagli
studenti di legge, che quasi sempre interrompevano gli studi a Pavia appena ultimato il primo
biennio. Pur non potendo escludere che tali interruzioni fossero dovute all'intenzione di completare
gli studi in altri atenei, o che in qualche caso fossero il risultato di un allontanamento forzoso
decretato dalle autorità accademiche per motivi disciplinari o politici, la causa principale della loro
alta frequenza sembra rintracciabile nel carattere degli insegnamenti impartiti all'Università nel
secondo biennio degli studi giuridici. A partire dall'anno accademico 1817-1818 essi
comprendevano infatti il diritto civile austriaco, il diritto mercantile austriaco e il diritto marittimo e
di navigazione29: insegnamenti che se erano ovviamente essenziali per chi volesse praticare
l'avvocatura nei territori dell'impero, non rivestivano invece alcun interesse per i Ticinesi, la cui
carriera professionale si compiva quasi esclusivamente nel Cantone o nella Confederazione. A ciò si
aggiunga che già a partire dal 1804 il Legislativo ticinese aveva emanato un decreto relativo
all'esercizio dell'avvocatura, col quale si stabiliva che la patente per praticare la professione poteva
essere conseguita da chi dimostrasse «d'aver studiato la giurisprudenza civile, e criminale su
qualche Universi[44]tà, o Liceo approvato, o sotto qualche Giureconsulto nazionale, o estero per due
anni, e militato per altrettanto tempo sotto un esperto Avvocato del paese o estero»30. Simili
disposizioni, unite agli insegnamenti universitari del secondo biennio, non potevano che indurre
negli aspiranti avvocati la consuetudine di frequentare l'Università soltanto per lo stretto periodo
richiesto dal Cantone, e di completare in seguito la propria formazione in qualche studio
d'avvocatura in patria: ecco perché, a fronte del 45,5% degli studenti di medicina e del 63,1% di
matematica che conseguirono la laurea, la percentuale dei legisti a cui fu conferito il titolo fu del
solo 28,6%.
Se le disposizioni legislative riguardanti l'esercizio della professione condizionarono in modo
determinante le scelte degli studenti di giurisprudenza, altrettanto non si può dire per gli aspiranti
medici. Solo nel 1837 il Canton Ticino ebbe la sua prima vera e propria legge riguardante la
sanità31, con la quale l'esercizio della professione medica era consentito soltanto a chi avesse
conseguito il titolo universitario. La disposizione contribuì forse ad accrescere in qualche misura il
numero degli iscritti a medicina, ma non il numero dei laureati32, che nel periodo 1831-1859 non
superò le 20 unità, contro i 42 medici addottorati negli anni 1800-1814 e i 20 del 1815-1830.
Analoghe considerazioni valgono per i farmacisti: la legge del 1837 non disponeva che l'esercizio
della professione fosse subordinato all'acquisizione del titolo accademico, e pertanto i 12 farmacisti
28
Ibidem.
Cfr. il Prospetto degli studi...per l'anno 1817-18 (ASP, Università, registri, n. 801).
30
Cfr. Nuova raccolta generale delle leggi, dei decreti e delle convenzioni dal 1803 a tutto il 1864 in vigore nel Cantone
Ticino e dei più importanti atti del diritto pubblico federale, Lugano, Tipolitografia Cantonale, 1865.
31
Ibidem
32
Cfr. Appendice II.
29
che uscirono dall'Università di Pavia tra il 1800 e il 1830, furono seguiti da soli altri sette fino al
1859.
Qualche considerazione infine sulla provenienza geografica dei laureati: i più perseveranti e
diligenti negli studi, calcolando il rapporto tra laureati e numero degli iscritti di ogni regione, furono
i Bellinzonesi, il 46% dei quali conseguì il titolo accademico. Non molto dissimile la percentuale
dei laureati per gli studenti del Mendrisiotto (43%), e relativamente alta anche per i Luganesi
(35,6%); percentuali notevolmente più basse di laureati si ebbero invece tra gli studenti delle Tre
Valli (31,4%) e del Locarnese (30,6%).
[45] Disciplina
e vita quotidiana
La disciplina
Benché la riforma teresiana si ponesse come obiettivo la rigenerazione completa dell'Università,
almeno per un aspetto — il rapporto tra studenti e cittadinanza — la sua azione non determinò
radicali cambiamenti: anzi, i rapporti tra componente studentesca da un lato e cittadini pavesi
dall'altra rimasero sostanzialmente inalterati, con manifestazioni di diffidenza, attriti di varia natura,
incidenti più o meno gravi, piccole e grandi intolleranze, reciproche provocazioni a scandire
relazioni quotidiane che, seppur mai turbate in modo irreparabile, neppure erano improntate a
distensione e cordialità.
Se nelle fonti anteriori alla riforma1 già troviamo ampia documentazione degli attriti tra studenti e
cittadini pavesi, dovuti sia alla scarsissima disciplina degli studenti sia ad una certa tendenza da
parte dei cittadini a far carico alla scolaresca di ogni minima turbativa dell'ordine pubblico, anche le
fonti successive alla riforma sono prodighe di informazioni sul tema, a testimonianza di un rapporto
in permanenza difficile tra le due parti.
Il carteggio intrattenuto dal Rettorato con le competenti autorità di Polizia e con la Magistratura
documenta in modo inequivocabile i comportamenti più o meno censurabili di cui gli studenti si
rendevano responsabili.
Nel 1776 il Firmian, preoccupato dalla scarsa disciplina degli studenti, indirizzava al rettore
Antonio Giudici disposizioni precise: «Conviene con forti, e ben ragionate persuasive far capire alla
Scolaresca, che il suo decoro non consiste nel maneggiare armi, nell'usar prepotenze e superchierie
a chi si sia, perché tali cose sono disdicevoli ad animi benfatti, ed a Giovani applicati allo Studio
delle Scienze e delle Arti. Ella intimi, per parte del Governo, a tutti i Professori l'obbligo di dare
mensualmente una nota de' rispettivi Scolari, indicandovi la loro abilità, l'applicazione allo studio,
ed il contegno civile, che rileveranno, o dal modo, di cui si comportano nella Scuola, o da quello di
cui conversano fra loro nella Università, o dalla voce pubblica, che non è silenziosa»2.
[46] Disposizioni chiare: ma, a giudicare dal seguito del carteggio, insufficienti a produrre nel
comportamento degli studenti un radicale mutamento: ed il Firmian sarebbe stato costretto più
volte, negli anni successivi, a ritornare sull'argomento, dovendo lamentare, di volta in volta,
l'abitudine degli studenti a circolare armati, a frequentare con eccessiva assiduità i caffé e le osterie,
a perdere considerevoli somme di denaro nel gioco d'azzardo.
Col moltiplicarsi degli appelli del Firmian ai vari rettori succedutisi nella carica, si fecero vieppiù
severe anche le pene previste per i contravventori: il 16 febbraio 1779 veniva minacciata
l'esclusione dal conseguimento del titolo accademico per chi fosse sorpreso a circolare armato3; il
28 dicembre dello stesso anno si proponeva l'espulsione dall'Università per gli studenti che avessero
continuato a frequentare «la Casa delle donne di Teatro»4; il 25 novembre 1780 una lunga lettera al
rettore Giuseppe Belcredi lo informava che la concessione del titolo accademico sarebbe dipesa
anche dalla condotta tenuta dai laureandi, e che il rettore era tenuto a controllare in modo più
1
Cfr. G. Vismara cit.; M. Rizzo cit.
Lettera del 27 gennaio 1776 (ASP, Università, rettorato, c. 233, fasc. 1).
3
ASP, Università, rettorato, c. 232, fasc. 1.
4
Ibidem.
2
preciso che nessun giovane si iscrivesse all'Università allo scopo precipuo di godere delle immunità
grazie alle quali gli studenti si sottraevano alla giurisdizione ordinaria dei Tribunali5.
Malgrado i ripetuti interventi del rettore e dei professori, la situazione non era destinata a
migliorare; anzi, nuovi problemi venivano a crearsi, dalle risse tra studenti, agli scontri con i
militari, ai tumulti suscitati nelle chiese.
Preso atto dell'inutilità dei richiami da parte dell'autorità accademica, era infine lo stesso Magistrato
Generale degli studi a intervenire. Il 19 novembre 1784 un avviso del Bovara richiamava gli
studenti ai loro doveri: «Se per una parte ha avuto lo stesso Governo la compiacenza di vedere
formarsi degli utili Cittadini, con altrettanto rammarico ha rilevato l'inconsideratezza, e dissipazione
di alcuni pochi, che abusando della libertà, e dei favorevoli riguardi usati alla classe degli Scolari,
hanno mal corrisposto alla Superiore aspettativa»6; ed emanava disposizioni precise in materia
disciplinare, disponendo che non si tollerassero arrivi ritardati o partenze premature all'inizio e alla
fine dell'anno scolastico, che gli scolari presentassero all'atto dell'immatricolazione un attestato del
parroco «in prova della saviezza, e buon costume», che i corsi fossero seguiti non a capriccio ma
seguendo «l'ordine e la gradazione prescritta nel Piano». Veniva inoltre disposto che il
conseguimento del titolo accademico fosse subordinato «non solo allo studio, ma anche alla
costumatezza de' Candidati»; all'intera scolaresca veniva rinnovato il divieto di portare armi (pena
l'espulsione e la condanna a pene corporali), di praticare l'attività venatoria, di occupare il tempo in
giochi pubblici o pri[47]vati, di frequentare troppo assiduamente i Caffé, di partecipare nei giorni
feriali agli spettacoli teatrali; e comunque, per quanto concerneva il comportamento in pubblico,
«questo rispetto che si deve da chicchessia al Teatro, dovrà egualmente usarsi dagli Studenti in
qualunque altro Luogo pubblico, e specialmente ove esistano i Corpi e le Guardie Militari,
dovendosi sempre avere tutto il rispetto possibile per i medesimi»7. A titolo di misura preventiva un
ammonimento veniva lanciato anche agli esercenti di locali pubblici affinché «non permettano agli
Scolari di giuocare nelle loro Botteghe» e ai cittadini Pavesi in generale, ai quali si rendeva noto che
«non sarà da qui in avanti più valido e obbligatorio qualunque debito contratto dagli Scolari dentro
il Quadriennio scolastico, a riserva di quelli, che fossero fatti per il pagamento della Dozzina, ossia
per il Vitto, e per l'Abitazione»8; il che doveva per lo meno porre un freno al diffuso vizio di certi
studenti di contrarre debiti, soprattutto di gioco.
I riprovevoli comportamenti ripetutamente denunciati dalle autorità furono purtroppo propri anche
di alcuni studenti ticinesi. Il primo ad essere sottoposto a procedimento disciplinare fu il luganese
Diego Guicciardi, che nel 1776 fu oggetto di sanzioni a causa di una questione che lo oppose al
cocchiere di Casa Gambarana. Gli imprecisi riferimenti delle fonti in proposito non permettono di
chiarire la questione, ma resta il fatto che Guicciardi venne sospeso dall'Università per un anno,
come testimonia una lettera che il Firmian indirizzava il 18 gennaio 1777 al rettore Gianbattista
Borrieri: «Don Diego Guicciardi, escluso l'anno passato dalla Università, promettendo all'avvenire
condotta più contenuta, ha supplicato, e conseguita la grazia d'esservi di nuovo ammesso»9.
Di qualunque colpa si fosse macchiato il Guicciardi, essa non gli impedì comunque di ritornare a
frequentare l'Università: né fu questo l'unico caso di studenti che, allontanati dagli studi per motivi
disciplinari, dimostrando ravvedimento ed esibendo, se del caso, certificati di buona condotta,
ottennero il perdono ed il permesso di reinserirsi nella vita dell'Ateneo.
5
Ibidem.
Avviso. 19 novembre 1784, in Statuti e documenti... cit., p. 256.
7
Ibid., art. 30, p. 263.
8
Ibid., art. 31, p. 263.
9
ASP, Università, rettorato, c. 232, fasc. 1.
6
Un secondo Svizzero italiano che dovette subire i rigori della disciplina accademica fu il
malcantonese Giovanni Galli; originario di Sessa, iscritto nel gennaio del 1791 agli studi di
Filosofia, Galli fu oggetto nel novembre del 1792 di un procedimento giudiziario che il magistrato
della Regia Pretura di Pavia così descriveva in un rapporto alle autorità universitarie: «Gli insulti e
percosse armata mano reiterate dallo studente Galli Luganese nelle persone de' Giangali (?) Gabiani
nella loro propria casa il dopopranzo di domenica 4 andante, che devono essere manifesti a questo
R.° Rettore Magnifico dell'Università, sono altresì risultati alla R.a Pretura da formale processo. Il
R.° Pretore ne rende inteso il prefato R.°[48] Rettore Magnifico, perché si compiaccia di dare la più
sollecita provvidenza analoga al di lui instituto, perché in appresso sia abilitata la Pretura a
procedere contro il detto Galli senza alcun riguardo, e a termini di giustizia, aspettando un pronto
grazioso riscontro»10.
Anche nel caso del Galli l'imprecisione delle fonti non permette una ricostruzione accurata
dell'episodio di cui fu protagonista: a quanto è dato di intuire da una successiva lettera del
Magistrato Politico Camerale al Rettore, datata 10 novembre, sembra che il Galli riuscisse a
sottrarsi al processo, ma non a provvedimenti disciplinari da parte delle autorità accademiche:
«Ritiene il Magistrato le disposizioni date dal Rettore sull'accusa contro dello studente Galli
Luganese. Sebbene però la Pretura debba agire ad istanza delle parti offese» (il che lascerebbe
intendere che la denuncia non era stata sporta) «pure se questo Giovane è scostumato e rivoltoso gli
si dovrà levare la Matricola nel caso che non si ravveda alle correzioni, troppo importando che gli
Scolari osservino la disciplina e non diano ragionevole motivo di pubblica scontentezza»11.
È da osservare come in ripetute circostanze l'intervento del Rettore sia valso a evitare pesanti
provvedimenti agli studenti coinvolti in casi giudiziari: in più di un caso il Rettore riusciva o a
fornire indicazioni in grado di alleggerire la posizione degli accusati, o a mostrare come nei loro
confronti si fosse operato abusivamente con arresti illegali, o con testimonianze non adeguatamente
vagliate, o cadendo in veri e propri scambi di persona: era questa certo una posizione dettata dalla
sua qualità di difensore dei privilegi di cui gli studenti universitari potevano godere, ma anche il
frutto della consapevolezza di come vi fosse la tendenza da parte dell'autorità giudiziaria ad una
certa prevenzione nei confronti degli studenti: e ciò specialmente se la controparte era costituita da
militari o funzionari di polizia; ma si tratta di una tendenza in cui pare di poter scorgere l'estremo
retaggio della funzione di difesa degli interessi studenteschi che la carica di rettore aveva avuto nel
passato, quando ancora essa era ricoperta da esponenti della stessa scolaresca, ma che sarebbe
venuta completamente meno nel secolo XIX, al termine del periodo francese.
Per quanto concerne il Galli ignoriamo l'epilogo della vicenda che l'interessò: il fatto che dopo il
1792 si perda ogni traccia di una sua presenza all'Università, lascia però supporre che l'esito a cui
andò incontro non gli fosse favorevole.
Un terzo ticinese di cui troviamo notizie nel carteggio relativo ai rapporti tra studenti e società
pavese è Carlo Torriani. Nato a Mendrisio ed iscrittosi nel 1782 alla facoltà di Medicina, il Torriani
veniva ricordato cinque anni più tardi in una lettera al rettore12, da cui apprendiamo come gli fosse
successa una «disgrazia» dalla quale stava guarendo, e come fosse suo interesse per il futuro
guar[49]darsi da persone di bassa estrazione e coltivare invece buone compagnie. È da ritenere che il
Torriani fosse stato coinvolto in una delle frequenti risse tra studenti e cittadini pavesi, e che in essa
avesse riportato delle ferite; anche per lui, comunque, la parentesi universitaria era destinata a
10
Lettera del 9 novembre 1792 (ASP, Università, rettorato, c. 232, fasc. 3).
Lettera del 10 novembre 1792 (ASP, Università, rettorato, c. 232, fase. 3).
12
Lettera del 23 giugno 1787 (ASP, Università, rettorato, cartella 232, fasc. 2).
11
chiudersi molto in fretta dopo quest'episodio, dal momento che nelle fonti d'archivio non è
rilevabile per gli anni seguenti alcuna ulteriore sua traccia.
Se durante il periodo che va dall'introduzione della riforma teresiana all'arrivo dei Francesi furono
più d'uno i ticinesi che diedero adito a qualche lagnanza per il comportamento tenuto nel soggiorno
pavese, negli anni del dominio francese la situazione fu totalmente diversa; benché, soprattutto a
partire dai primi anni del secolo XIX, i Ticinesi iscritti all'Università aumentassero
considerevolmente, nessuno di loro ebbe tuttavia occasione di lasciare il proprio nome nei carteggi
del rettorato. Il fatto è tanto più curioso se si pensa che rispetto al periodo austriaco si
intensificarono in generale gli episodi in cui gli studenti diedero prova di comportamento non
irreprensibile; invalsa la moda del duello per dirimere questioni anche di poco conto, accresciute le
occasioni di contrasti tra studenti e militari, fattesi più gravi le provocazioni nei confronti dei
cittadini pavesi (e ben lo sapevano soprattutto le donne che, uscendo di chiesa, dovevano sopportare
le intemperanze non solo verbali degli studenti più esagitati), le autorità erano quasi
quotidianamente costrette a intervenire, sia per rimediare al danno provocato, sia per indurre la
scolaresca a più miti consigli. Né vale a rendere il quadro meno grave il fatto che talora gli studenti
fossero poi riconosciuti innocenti (ancora rilevante, anche in questo periodo, il ruolo del rettore
come strenuo difensore degli universitari), o che tra i cittadini Pavesi alcuni si spacciassero per
studenti per sviare le indagini delle autorità; liti, risse e persino omicidi caratterizzarono tra il 1800
e il 1814 la vita studentesca, o per lo meno quella degli studenti meno disciplinati: tra i quali non è
da iscrivere, comunque, alcun ticinese.
Col ritorno degli Austriaci, nel 1814, la situazione era però destinata a mutare notevolmente,
almeno per alcuni aspetti. Il periodo della Restaurazione vide le autorità di polizia assumere nei
confronti dell'indisciplina degli studenti un atteggiamento molto più fermo. I disordini creati dagli
studenti non furono più visti come un effetto sgradevole della loro presenza in città, a cui si poteva
porre rimedio compiendo opera di convincimento e tentando di neutralizzare gli attriti tra studenti
da un lato, militari e cittadini dall'altro. L'atteggiamento delle autorità si fece rapidamente più
repressivo: divennero più duri e numerosi gli interventi punitivi, e si accrebbero anche le misure di
ordine preventivo. Nel marzo del 1817, dopo un ennesimo episodio di schiamazzi studenteschi alle
rappresentazioni teatrali, agli universitari era interdetta la partecipazione agli spettacoli per tutto
l'anno, e solo a fatica essi riuscirono ad ottenere che il divieto avesse vigore per i soli giorni
feriali13.
[50] Le punizioni verso gli elementi più esagitati aumentarono, essendone occasione non solo i
tradizionali episodi già più volte ricordati, ma anche la manifestazione di idee politiche
d'opposizione alla casa d'Austria: ad un tumulto scatenatosi in un pubblico locale in seguito al
brindisi indirizzato da uno studente alla salute di Napoleone, i soldati presenti reagirono con
durezza, trascinando in carcere alcuni studenti14. Né questi potevano ormai contare sulla solidarietà
o sulla disponibilità del rettore a farsi interprete dei loro diritti: da questo momento anche la
massima autorità accademica rinunciava alla funzione di mediazione ricoperta in precedenza, per
trasformarsi nel braccio accademico delle autorità di polizia.
Della maggiore severità e delle più rigide misure di controllo adottate dovevano rimanere vittima
molti studenti, da esse per nulla intimoriti o resi più guardinghi. Tra coloro che caddero nelle maglie
della sorveglianza della polizia vi furono i Ticinesi Giovanni Ferriroli, di Malvaglia, e un Torriani
di Mendrisio. Il primo, secondo un rapporto della Delegazione di Polizia di Pavia del 13 novembre
13
14
ASP, Università, rettorato, c. 234, fasc. 3.
L'episodio è del dicembre 1814 (ASP, Università, rettorato, c. 234, fasc. 2).
1818, era stato sorpreso nottetempo in un locale pubblico aperto oltre l'orario concesso «giocando a
gioco però non vietato assieme alla moglie del Trattore»15. Il secondo era incorso invece in un
curioso episodio durante le lezioni, che il rettore Prina così raccontava in una comunicazione ai
superiori: «... dirò come il Toriani fosse un giorno addormentato nella scuola, indi svegliato dal
Prof.e con interrogazioni sulla materia spiegata, rispondesse di non saperla, e poco dopo
ricompostosi al sonno, fosse dal Prof.e redarguito di sua maniera incivile, per cui egli uscì senz'altro
dalla Scuola»16.
Il Torriani per essere riammesso alle lezioni dovette pubblicamente scusarsi col docente e non
risulta sia incorso in ulteriori provvedimenti disciplinari; è sintomatico però come per simili episodi
(come pure per quello riguardante il Ferriroli) l'attenzione delle autorità fosse assai vigile,
nell'intento di scoraggiare ogni benché minimo atto di insubordinazione, che in altri tempi sarebbe
passato pressoché inosservato.
Anche altri studenti ticinesi attirarono in seguito l'attenzione delle autorità per problemi disciplinari,
particolarmente negli anni tra il 1828 e il 1835. In una lettera inviata il 7 novembre 1829 al rettore
dal direttore della facoltà filosofica17, professor Configliachi, veniva esposto il caso di Tommaso
Barbieri: originario di Meride e iscritto al 2° corso filosofico, il Barbieri si era meritato l'anno
precedente il giudizio di «costumi non conformi», restando come tale escluso dal proseguimento
degli studi in tutti gli istituti pubblici d'istruzione. Giudizi analoghi a que[51]sto sul Barbieri erano
riportati nel 1829 anche da Bernardo Andreoli, studente del 1° anno di medicina, definito
«...rissante, dedito al gioco, al vino e sparlatore», e da Alessandro Lucchini, del 4° anno di
medicina, anch'egli «...rissante e dedito al vino»18. Tre anni dopo era addirittura l'autorità di polizia
a segnalare al rettore il nome di altri due ticinesi: nel 1832 Luigi Maselli, del 2° anno di medicina,
era indicato come individuo «ardito, insolente, irrequieto, inclinato a girare con altri la notte», e
Benigno Soldini «giovane di cattiva condotta, notturno vagabondo, ardito, pericoloso, inquisito per
omicidio di Carlo Galliani macellajo, pel quale si è dato alla fuga»19. Se il Soldini, probabilmente a
causa della gravità del reato imputatogli, non compare ulteriormente nel carteggio del rettore, il
Maselli non si ravvedeva, raccogliendo tra il 1834 e il 1835 altri poco lusinghieri giudizi da parte
della Delegazione di Polizia: «Si mostrò irrequieto e poco morale negli anni passati, per il che fu
più volte redarguito. Lo fu seriamente al principio d'anno, ma continua a girovagare di notte col
vizio del vino»20; inoltre veniva «denunciato il 19 agosto per insulti e minaccie alla Levatrice
Pasqualina Tarelli che chiamando aiuto corsero i vicini a chiamare la forza pubblica. Si è sempre
fatto conoscere per giovane inquieto ed imprudente e fu in passato più volte redarguito e
diffidato»21. Nello stesso rapporto la Polizia segnalava al rettore anche lo studente del 3° anno di
medicina Martino Soldati, per essere «Inclinato alle Osterie ed al notturno vagabondaggio con
irrequieti compagni»22. Ancora nel 1834 l'attenzione del Delegato di polizia si appuntava anche sui
15
ASP, Università, rettorato, c. 235, fasc. 2.
La lettera del Prina, indirizzata all'I.R. Governo, è del 7 luglio 1818 (ASP, Università, rettorato, c. 235, fasc. 2).
17
ASP, Università, rettorato, c. 239.
18
Relazione della Delegazione di Polizia al rettore, senza data ma relativa all'anno accademico 1828-1829 (ASP,
Università, rettorato, c. 248).
19
Relazione della Delegazione di Polizia al rettore, in data 2 agosto 1832 (ASP, Università, rettorato, c. 239). Il Maselli
raccoglieva un secondo poco lusinghiero giudizio da parte del Delegato Provinciale allorché il 24 luglio 1834 veniva
«...sorpreso dalla pattuglia notturna... in vestiti indecenti e munito di bastone, dando esso pure alla forza falso nome»
(ASP, Università, facoltà di medicina, c. 663).
20
Relazione della Delegazione di Polizia al rettore, in data 3 febbraio 1835 (ASP, Università, rettorato, c. 248).
21
Informazioni sulla condotta, diligenza e profitto degli Scolari addetti alla Facoltà Medica, inviate il 30 agosto 1835
dal Delegato di Polizia di Pavia al direttore della facoltà di medicina (ASP, Università, facoltà di medicina, c. 663).
22
Ibidem.
16
fratelli De Marchi: Agostino era segnalato alle autorità accademiche come elemento «vizioso ed
irrequieto, notturno vagabondo, inclinato all'uso del vino e dedito a compagni della sua tempra», e
Leonardo come «notturno vagabondo, schiamazzatore e vizioso per la frequenza delle osterie»23. Al
più giovane dei De Marchi, Agostino, sarebbe inoltre toccata da lì a poco l'espulsione
dall'Università; è ancora il Delegato di Polizia a indicarne i motivi in una nota informativa alla
Direzione della [52] facoltà medico-chirurgica datata 30 luglio 1834: «fu non ha guari condannato a
tre giorni di arresto dalla I.R. Pretura urbana per essersi falsamente qualificato alla Forza in
occasione che con fischi disturbava il buon ordine in Teatro e che inoltre la notte dal 28 al 29 corr.e
egli venne da una pattuglia colto in rissa munito di grosso campestre bastone mentre percuotevasi
con altri individui ed aveva lui stesso riportato due leggieri (sic) contusioni. Per questi fatti ulteriori,
ed aggravanti circostanze avendo il suddetto De Marchi dimostrato l'incorreggibile di luí condotta,
resa pericolosa al buon ordine pubblico, questa I.R. Delegazione Provinciale a sensi delle vigenti
Superiori Istruzioni gli ha intimato l'immediato allontanamento da questa città, col divieto di farci
ritorno senza averne previamente ottenuto uno speciale superiore permesso»24. A giudicare dal
contenuto dei rapporti di Polizia non erano pochi i Ticinesi che, dotati di scarso autocontrollo, si
lasciavano trascinare in risse: oltre al già citato De Marchi, fu il caso di Gaspare Gussoni, che fu
ripreso «come rissoso d'osteria e per abuso del vino bevendo talvolta per scommessa, e progetto»25;
di Pasquale Lurati, «ammonito come indicato osteriante accattabrighe (sic) e promotore di
questioni»26; dell'uditore Paolo Galli, che «nella sera del 17 marzo (1843) entrò in rissa nel Comune
di San Pietro in Verzolo, in cui esso sarebbe imputato di grave ferimento nella persona di Luigi
Vacchini, riportando esso pure delle lesioni e contusioni»27.
Anche se le fonti ci segnalano ripetutamente studenti che conducevano vita sregolata, non
dobbiamo pensare che certe reprensibili abitudini fossero comuni a tutti Ticinesi che studiavano a
Pavia: i casi citati sembrano riconducibili, eccezion fatta per quello del Soldini, al tradizionale
modello di vita che da secoli era largamente diffuso tra gli Universitari: la lontananza dalla famiglia
concedeva a molti giovani una libertà a cui forse non erano abituati, e l'ambiente goliardico
costituiva un forte stimolo ad assumere atteggiamenti che probabilmente in patria non sarebbero
stati per lo meno così marcati. Pure anche in seguito è possibile ritrovare altri giudizi negativi sul
comportamento di diversi Ticinesi: nel 1833 Vitale Vassalli e Alessandro Bollina venivano colpiti
dal giudizio di «costumi poco conformi»28; nel 1835 il docente di Fisiologia segnalava la scarsa
diligenza di Benigno Zaccheo, che si era reso colpevole di ripetute assenze ingiustificate dalle
le[53]zioni29; nel 1841 Giovanni Bossi veniva seriamente ammonito «per introduzione di donne di
mal affare nella sua stanza»30; nel 1842 un rapporto di Polizia indicava Antonio Lurati responsabile
23
Nota del Delegato di Polizia al direttore della facoltà di medicina in data 30 luglio 1834 (ASP, Università, facoltà di
medicina, c. 663).
24
Relazione del Delegato di polizia al direttore della facoltà di medicina, in data 30 luglio 1834 (ASP, Università,
facoltà di medicina, c. 663).
25
Relazione del Delegato di Polizia al direttore della facoltà politico-legale in data 14 agosto 1837 (ASP, Università,
facoltà politico-legale, c. 150, fascicolo 2).
26
Relazione del Delegato di Polizia al direttore della facoltà politico-legale in data 18 gennaio 1842 (ASP, Università,
facoltà politico-legale, c. 150, fase. 2).
27
Relazione del Delegato di Polizia al direttore della facoltà politico-legale in data 10 apri-le 1843 (ASP, Università,
facoltà politico-legale, c. 150, fasc. 2).
28
ASP, Università, facoltà di medicina, c. 663.
29
Nota del docente di fisiologia al direttore della facoltà medica, in data 24 gennaio 1835 (ASP, Università, facoltà di
medicina, c. 663).
30
Relazione del Delegato di Polizia al direttore della facoltà politico-legale in data 27 luglio 1841 (ASP, Università,
facoltà politico-legale, c. 150, fasc. 2).
di condotta riprovevole31; nel 1844-1845 il bellinzonese Tommaso Molo era giudicato di «costumi
non conformi» da diversi insegnanti, sia a causa della «viziosa frequenza alle osterie con abuso del
vino», sia «per relazione scandalosa» non meglio specificata32; e il locarnese Pietro Morettini,
divenuto in seguito avvocato e deputato in Gran Consiglio, non era da meno, registrando un
giudizio di «costumi poco conformi per minore costumatezza e inclinazione a discorsi lubrici»33.
Non è dato sapere in cosa consistessero la minore costumatezza e la relazione scandalosa imputate
ai due Ticinesi: i giudizi dei professori, pur netti, erano improntati ad una dignitosa discrezione.
Chi invece non si preoccupava di essere anche sgradevolmente esplicita era la delegazione di
Polizia, che in più di un caso, con crudezza dettata dalla necessità di informare con precisione,
indicava senza mezzi termini peccato e peccatore: nel 1837 alla Direzione della facoltà di
giurisprudenza veniva comunicato che Luigi Bolla era «giovane di cattiva condotta morale, e di
dubbi principi. Pende verificazione sull'imputazione di libidine contro natura, in cui anch'esso
risulta sospetto»34.
Del tutto simile il tono dei rapporti riguardanti nel 1819 Pietro Buzzi, di Mendrisio, resosi
protagonista, insieme ad un compagno di studi, di un gravissimo episodio. Secondo il rapporto
inoltrato dalla polizia al rettore, i due vennero tratti in arresto sotto l'accusa di aver usato violenza
sessuale ad una giovinetta di dieci anni, con la complicità di una giovane donna di Pavia35. Tradotti
in carcere verso i primi di maggio, qui essi attesero per circa un mese che la polizia portasse a
termine le indagini di rito, concluse le quali ottennero la scarcerazione, anche se solo per
insufficienza di prove. Comunicava infatti la magistratura al rettore in data 16 giugno: «Questo I.R.
Tribunale Provinciale di Prima Istanza Criminale [54] ha giudicato e pronunciato doversi dichiarare
come dichiara sospeso il processo per difetto di prove legali a favore delli nominati Antonio Ricci e
Pietro Buzzi pel delitto a loro imputato condannati entrambi nelle spese criminali»36; e rivolgendosi
al rettore nella lettera di accompagnamento della sentenza, la Delegazione di Polizia specificava:
«Mentre quindi questa I.R. Delegazione ordina la loro scarcerazione, ne rende intesa codesta
Reggenza Magnifica per sua norma e quelle ulteriori determinazioni che a norma delle vigenti
massime crederà di prendere riguardo agli Studenti succennati»37.
La formula con cui i due avevano ottenuto la scarcerazione non era dunque tale dal discolparli
completamente dall'imputazione loro rivolta; condannati al pagamento delle spese processuali,
inviata per cinque anni al carcere duro la loro complice, sul comportamento dei due studenti
rimanevano pesanti ombre: né l'anno seguente il Buzzi avrebbe ottenuto il permesso di iscriversi
nuovamente all'Università per terminarvi gli studi di medicina.
Malgrado la gravità di talune accuse e le ripetute segnalazioni per condotta scorretta, il
comportamento degli studenti ticinesi a Pavia non va però valutato complessivamente in termini
negativi; la maggior parte di essi mantenne infatti una estrema correttezza, e i comportamenti in
31
Rapporto del Delegato di Polizia al direttore della facoltà politico-legale in data 18 gen-naio 1842 (ASP, Università,
facoltà politico-legale, c. 150, fasc. 2).
32
ASP, Università, registri, n. 290.
33
Ibidem.
34
Rapporto del Delegato di Polizia al direttore della facoltà politico-legale, in data 24 luglio 1834 (ASP, Università,
facoltà politico-legale, c. 150, fasc. 2).
35
Note riservate della Delegazione di Polizia al rettore, in data 14 e 16 maggio e 18 giugno 1819; richiesta
d'informazioni del Tribunale di prima istanza di Pavia al rettore in data 21 maggio 1819; relazione del rettore al
Governo, in data 16 giugno 1819; disposizioni del governatore Strassoldo per la non riammissione all'Università dei due
studenti (ASP, Università, rettorato, c. 235, fasc. 1).
36
Copia della sentenza del tribunale di prima istanza di Pavia, senza data ma del giugno 1819 (ASP, Università,
rettorato, c. 235, fasc. 1).
37
Lettera del 18 giugno cit.
qualche misura «devianti» (del resto presenti anche tra gli studenti di altra nazionalità) costituirono
non la regola ma l'eccezione. Non va inoltre dimenticato che soprattutto a partire dal 1815 l'atteggiamento delle autorità nei confronti della scolaresca fu improntato ad una rigida severità e a una
sorveglianza esasperata, che contribuirono a far apparire gravi e pericolosi comportamenti che in
diverse circostanze sarebbero stati considerati tutt'al più il frutto di una giovanile esuberanza o del
tradizionale spirito goliardico.
Aspetti della vita quotidiana
La vita degli universitari ticinesi a Pavia non era dunque sempre tranquilla e laboriosa. Anche se lo
studio comportava un impiego di tempo e fatica non indifferente, per gli studenti la giornata non
poteva esaurirsi nella frequenza alle lezioni e nella preparazione degli esami, e una città come Pavia
offriva diverse occasioni per distrazioni e divertimenti, benché non sempre del tutto leciti o consoni
a quella «dignità» che le autorità auspicavano in giovani impegnati nel culto delle scienze.
Per chi guardava allo studio con impegno e applicazione, la giornata compor[55]tava la frequenza di
tre o quattro ore alle lezioni, distribuite tra le sette del mattino e le quattro pomeridiane. A questo
impegno, in sé non certo gravoso, si accompagnavano le ore da dedicare allo studio, specialmente
nei periodi in cui si dovevano sostenere gli esami, ma il tempo libero a disposizione degli studenti
era comunque piuttosto ampio, soprattutto se si tiene conto che nella giornata del giovedì le lezioni
non avevano luogo.
È tuttavia probabile che per gli studenti ticinesi l'ostacolo maggiore a fruire delle occasioni di
divertimento che la città offriva non fosse costituito dalla mancanza di tempo, ma da quella di
denaro. A testimoniarlo sono alcune lettere38 inviate nel 1829 da Giovan Battista Pioda al padre
(dalle quali emergono chiaramente le difficoltà finanziarie che uno studente, anche se accorto e
risparmiatore, si trovava ad affrontare), e una lettera del 1840 con la quale Sigismondo Beroldingen raccomandava al figlio Francesco di non sperperare denaro; e ricordando di avergli
consegnato dei soldi nel momento in cui era ripartito da Mendrisio verso Pavia, concludeva che
«forse il viaggio e i divertimenti colle signore avranno contribuito a smungerti»39: una frase a cui
riesce difficile decidere se attribuire un tono ironico o sconsolato. Né i Pioda né i Beroldingen erano
famiglie a cui facessero difetto cospicui patrimoni, e se per i loro figli che studiavano a Pavia si
ponevano problemi finanziari, possiamo pensare che tale situazione fosse comune anche ad altri
Ticinesi, specialmente se provenienti da famiglie meno abbienti.
Le occasioni di spesa a Pavia infatti non mancavano: oltre a far fronte alle cosiddette spese «di
dozzina», vale a dire quelle che riguardavano il vitto e l'alloggio, gli studenti dovevano provvedere
all'acquisto dei libri, al pagamento delle tasse universitarie e a una miriade di piccole necessità
quotidiane che senza dubbio pesavano sul bilancio. C'erano poi i divertimenti; da nessun giovane,
per quanto serio e morigerato, si poteva pretendere che trascorresse il proprio tempo libero senza
distrazioni: i Ticinesi a Pavia erano assidui frequentatori di caffé40, assistevano volentieri agli
spettacoli teatrali41, cercavano di tenersi informati sulle vicende del Ticino procurandosi i giornali
stampati nel Cantone42, si concedevano talora anche il lusso del gioco. Non stupisce quindi che la
38
ACB, Pioda cit.
Ibidem, lettera del 5 giugno 1840.
40
Relazione del Delegato di Polizia di Pavia, Ziller, in data 18 giugno 1839 (ASM, Presidenza del governo, c. 230).
41
Lettera di G.B. Pioda al padre, datata 29 gennaio 1829 (ACB cit.).
42
Ibidem.
39
corrispondenza che veniva scambiata con le famiglie facesse frequenti riferimenti alla necessità di
denaro, né che essa venisse motivata con le più disparate giustificazioni, tra cui non ultima quella
delle spese di viaggio da affrontare per ritornare in famiglia nei periodi di vacanza43.
[56] Per gli studenti più diligenti e meritevoli il problema finanziario poteva essere almeno in parte
risolto ottenendo l'ammissione a un collegio universitario o al godimento di una borsa di studio. I
collegi Ghislieri44 (di cui fu allievo Giovanni Battista Catenazzi) e Borromeo45 (che ospitò
Salvatore Branca, Carlo Roviglio, Francesco Von Mentlen, Giovanni Bianchetti, Giacomo Farina,
Giuseppe Antognini, Ernesto Bruni e Nicola Croci), provvedevano non solo al soddisfacimento
delle necessità quotidiane degli studenti, ma anche alla sorveglianza sulla loro condotta morale e
sull'impegno negli studi, le cui risultanze i rettori comunicavano con periodici rapporti alle autorità
universitarie.
Un sicuro aiuto finanziario garantivano anche le borse di studio, delle quali poterono approfittare gli
studenti Giuseppe Pasini, Francesco Ruvioli, Carlo e Gaetano Toschini e Pietro Fratecolla. Esse
traevano origine o da pensioni messe a disposizione da istituti d'istruzione ticinesi — ad esempio il
collegio di Ascona46, che finanziò gli studi del Pasini — o dallo stanziamento di fondi da parte di
privati — il legato Fogliata47, di cui poté approfittare Francesco Ruvioli, o il legato Toschini48, di L.
450 annue, che garantì gli studi di Carlo Toschini.
Ad essere favoriti erano anche gli studenti la cui famiglia risiedeva stabilmente a Pavia49: per essi
non solo non si ponevano problemi finanziari, ma era anche più facile condurre un'esistenza
regolata e lontana dai guai incombenti su chi si abbandonava al costume studentesco di una vita
piuttosto scapigliata. A questi studenti era risparmiata anche la preoccupazione di trovare in città
una sistemazione adeguata: i cambiamenti del recapito a Pavia attestati dai registri di
imma[57]tricolazione sono frequentissimi50, e inducono a ipotizzare o una scarsa soddisfazione da
parte degli studenti, o la difficoltà a conservare l'alloggio in modo duraturo, magari a causa delle
rimostranze dei proprietari. L'affitto di locali agli universitari forestieri non offriva infatti solo
vantaggi, ed i proprietari erano sovente sottoposti a pressioni da parte delle autorità di polizia,
affinché vigilassero sul comportamento degli studenti. A questo proposito sono emblematiche le
43
Lettera di G.B. Pioda al padre, datata 19 dicembre 1829 (ACB cit.).
Sul Collegio Ghislieri si vedano: AA.VV., Il collegio universitario Ghislieri di Pavia, 2 voli., Milano, Giuffrè, 19661970; AA.VV., Il Collegio Ghislieri, 1567-1967, Milano, Alfieri & Lacroix, 1967; Eugenio Pennati, Il buon ritiro.
L'immagine sociologica del Collegio Ghislieri, Brescia, Morcelliana, 1967 (il volume riporta in appendice l'elenco di
tutti gli studenti del Collegio fino al 1966).
45
Sul Collegio Borromeo si veda: AA.VV., IV centenario del Collegio Borromeo di Pavia (1561-1961), Milano, Alfieri
& Lacroix, 1961, con l'elenco degli studenti del collegio fino al 1960.
46
ASP, Università, registri, n. 627 e n. 653.
47
Ibid. , n. 659.
48
Ibid. , n. 658.
49
Vivevano stabilmente a Pavia le famiglie di Filippo Beretta, dei fratelli Giacomo e Luigi Sala, di Luigi Genora, di
Tommaso Barbieri. Per quest'ultimo la vita in famiglia non fu sufficiente a impedire, come si è visto in precedenza, che
fosse oggetto delle attenzioni della polizia. I Sala, che nelle fonti universitarie vengono indicati genericamente come
«svizzeri», erano nati a Pavia e abitavano in Strada Nuova n. 797, in casa del padre, Giuseppe. Questa indicazione ha
permesso di risalire alla registrazione dell'atto di matrimonio dei genitori, dal quale Giuseppe Sala risulta essere nato a
Lugano il 30 giugno 1799, ed aver sposato il 7 febbraio 1826 Benedetta Lebrun, figlia di un militare originario di
Versailles (Archivio Storico Diocesano di Pavia, registro anagrafico n. 306).
50
Tra i pochi che non cambiarono recapito segnaliamo Carlo Toschini: per tre anni abitò in Strada Nuova n. 762 presso
Luigia Toschini, il cui cognome può lasciare supporre dei rapporti di parentela con lo studente; Francesco Maderni:
abitò per cinque anni presso Domenico Gambini, in Strada Nuova n. 782; i fratelli Giuseppe, Francesco e Sebastiano
Beroldingen, che abitarono contemporaneamente presso Giuseppe Bonfico, in Contrada Scaldasole n. 1296. Altri
studenti si segnalarono invece per frequenti cambiamenti di recapito: Rodolfo Cattaneo, Vittore Jauch, Alessandro
Lucchini e Luigi Maselli in cinque anni di permanenza a Pavia mutarono abitazione ben quattro volte, e Giuseppe
Maggi addirittura cinque.
44
disposizioni emanate in tema di locazione intorno al 185051: i proprietari erano tenuti a informare la
Delegazione di Polizia dell'avvenuta locazione; potevano affittare solo camere che fossero
facilmente sorvegliabili e che non comunicassero con caffé, osterie, bettole o altri locali pubblici;
dovevano controllare che il comportamento degli studenti fosse consono alle direttive delle autorità
e, in caso contrario, denunciare tempestivamente eventuali infrazioni; erano ammoniti inoltre a non
affidare agli studenti le chiavi di casa. Per gli studenti stessi vigeva la disposizione del rientro serale
entro le ore 11, o mezz'ora più tardi se erano in grado di dimostrare di essere stati a teatro.
Non tutti i Ticinesi erano però ligi a tali disposizioni: come abbiamo visto, tra di loro vi era chi a
teatro non manteneva un contegno educato, chi abusava del vino, chi si faceva sorprendere a
girovagare nottetempo per la città, incorrendo nelle inevitabili reprimende della polizia. D'altra
parte non era sempre facile per gli studenti mantenere una condotta irreprensibile: sulla «Carta di
soggiorno»52 di cui, dal 1850, ogni studente doveva munirsi presso la Delegazione di Polizia della
città, era specificata una lunga serie di disposizioni alle quali, pur in buona fede, non era sempre
facile ottemperare: divieto di ospitare nel proprio alloggio, anche temporaneamente, altri studenti;
divieto di fumare o di passare con la pipa in bocca davanti alle sentinelle militari; divieto di «vagare
per le contrade in soverchio numero»; divieto di «tenere qualunque numerosa riunione nel proprio
alloggio od in campagna, senza ottenerne un regolare permesso dall'Ufficio dell'Ordine Pubblico»;
divieto di organizzare feste da ballo o serenate notturne; divieto di nuotare nel Ticino al di fuori
della zona determinata dalle autorità; divie[58]to di «vestire od indossare oggetti o segni che in
ispecie nelle attuali circostanze potessero dare motivo a sinistre interpretazioni in via politica ed
essere anche causa di turbamento della pubblica tranquillità»; divieto di entrare in teatro con
l'ombrello. Di fronte a una tale normativa era indubbiamente assai facile incorrere nell'arresto, a
meno di non condurre una vita più simile a quella di un monaco di clausura che a quella di uno
studente.
Ma anche per gli studenti che sapevano evitare tali rischi, il soggiorno a Pavia non era scevro di
disagi: il principale era costituito, come testimoniano molte fonti, dal clima della città; durante il
periodo francese a più riprese le autorità accademiche ebbero modo di lamentare il fatto che molti
universitari forestieri facevano ritorno in famiglia quando ancora l'anno accademico non era
concluso, o che ritardavano il rientro all'Università a causa del clima poco salubre degli autunni
pavesi; nel 1830 in un rapporto di Polizia53 gli studenti ticinesi erano indicati tra i più insofferenti
della calura estiva, a causa della quale lasciavano la città non appena avevano adempiuto agli
obblighi scolastici; lo stesso Giovan Battista Pioda, nella corrispondenza al padre54, segnalava a più
riprese le rigide temperature invernali che colpivano la città: per molti Ticinesi esse dovevano
rappresentare un reale disagio in confronto al clima più dolce della regione prealpina o a quello più
secco delle zone di montagna a cui erano abituati.
Un ulteriore motivo di preoccupazione infine era costituito dalle malattie epidemiche che
periodicamente colpivano la città. Nei primi anni dell'Ottocento le autorità sanitarie ebbero
occasione di denunciare il ripetuto diffondersi di febbri petecchiali55; nel 1829 un'epidemia di
51
Formulario senza data, ma sicuramente dei primi anni Cinquanta, in ASP, Università, rettorato, cartella 220. Appena
meno fiscali le disposizioni in vigore in precedenza: cfr. l'Avviso del 31 agosto 1846, a firma del Delegato Provinciale
Lugani, indicante le disposizioni per chi ospitava studenti (ASP, Università, rettorato, c. 224).
52
ASP, Università, rettorato, c. 156.
53
Rapporto del Delegato di Polizia alla Presidenza del Governo, in data 28 maggio 1830 (ASM, Presidenza del
Governo, c. 127, fasc. 414).
54
ACB, Pioda cit., lettere del 29 gennaio e del 14 febbraio 1829.
55
ASP, Università, rettorato, c. 2, fasc. 1: rapporti della Municipalità di Pavia all'Ufficio Centrale medico-chirurgico in
data 17 marzo 1802, 4 marzo 1807, 10 marzo 1809, 19 marzo 1814.
vaiolo mise in allarme molti Ticinesi che, come ricorda ancora il Pioda56, appena iniziate le vacanze
natalizie abbandonarono in gran fretta Pavia per ritornare in patria; nel giugno del 1858 Ercole
Andreazzi, studente di ingegneria, veniva colpito da febbre tifoidea, a causa della quale era costretto
a rientrare anzitempo in patria per trascorrervi adeguatamente la convalescenza57.
La vita universitaria a Pavia offriva dunque ai Ticinesi indiscutibili vantaggi ma anche disagi e
inconvenienti; essi non furono comunque mai tali da dissuadere i giovani del Cantone dalla scelta
dell'ateneo pavese come sede dei propri studi, neppure, come vedremo, quando ai problemi già
accennati si aggiunsero anche i contrasti di ordine politico.
56
ACB, Pioda cit., lettere del 12 e 19 dicembre 1829.
Lettera del rettore al direttore della facoltà matematica, in data 11 giugno 1858 (ASP, Università, facoltà di
matematica, c. 110).
57
[59] Gli
interessi politici
1821
La diffusione delle idee liberali nel Canton Ticino della prima metà dell'Ottocento attirò
continuamente la preoccupata attenzione delle autorità austriache della Lombardia; i frequentissimi
rapporti trasmessi a Milano dagli informatori di cui la polizia austriaca poteva avvalersi in Ticino
testimoniano un'ininterrotta sorveglianza sulle vicende politiche cantonali; identica sorveglianza
veniva riservata all'attività svolta in terra elvetica dai patrioti lombardi emigrati in Svizzera e anche
agli studenti ticinesi iscritti a Pavia, specialmente se il loro comportamento induceva a dubitare o
che intrattenessero rapporti con fuorusciti politici italiani, o che svolgessero presso l'Università
opera di propaganda contraria agli interessi della Monarchia austriaca.
Più intensa e attenta la sorveglianza veniva esercitata in occasione di momenti politici
particolarmente critici, quali, ad esempio, quelli occorsi a seguito del pronunciamento costituzionale
in Piemonte nel 1821. In tale occasione diversi studenti dell'Università di Pavia avevano
abbandonato gli studi, attraversando il confine nell'intento di unirsi quali volontari agli insorti
piemontesi1. Le indagini che a partire da tale episodio furono avviate dalla polizia austriaca finirono
per coinvolgere anche il luganese Giuseppe Filippo Lepori, che nell'ottobre del 1818 si era iscritto
ai corsi di filosofia all'Università di Pavia2. Il 10 dicembre 1821 l'Imperial Regia Commissione
speciale di prima istanza di Milano inviava alla magistratura di Lugano la richiesta di procedere
all'interrogatorio del Lepori e alla perquisizione della sua abitazione, nell'intento di accertare i
rapporti intercorsi tra lo stesso Lepori e il milanese Gaetano Castillia (accusato di aver avuto parte,
insieme ad altri patrioti come Giuseppe Pecchio e Giorgio Pallavicino, ai fatti piemontesi della
primavera precedente), e di sequestrare eventuali carte che fossero di qualche interesse per la
giustizia austriaca3.
[60] Il 2 gennaio 1822 il Tribunale di prima istanza di Lugano ottemperava alle richieste pervenute da
Milano4, ed il Lepori veniva dettagliatamente interrogato circa i suoi spostamenti relativi al periodo
compreso tra la Pasqua e l'agosto dell'anno precedente, in merito ai quali rispondeva di essersi
trasferito da Pavia a Milano per seguire le lezioni del Romagnosi, e di essere in seguito ritornato in
patria. Asseriva inoltre di aver conosciuto ma non frequentato il Castillia, il quale gli aveva peraltro
inviato una lettera informandolo di voci che volevano il Canton Ticino in procinto di essere unito al
Lombardo-Veneto5.
Nella risposta al Castillia il Lepori aveva descritto l'allarme iniziale che la notizia aveva suscitato
nel Cantone, aggiungendo che tuttavia la calma era ben presto ritornata in seguito ad un Decreto del
Consiglio di Stato. Negava infine di aver corrisposto ulteriormente col Castillia o di aver conosciuto
il marchese Giorgio Pallavicini, e poiché anche la perquisizione effettuata nella sua abitazione
aveva dato esito negativo, non offriva alle autorità austriache alcun elemento per alimentare i
sospetti nei suoi confronti. In relazione ai fatti del 1821 la posizione del Lepori non era tuttavia
1
Sulla partecipazione degli studenti pavesi ai moti del 1821 si veda R. Soriga, Gli studenti della Università di Pavia e i
moti del 1821, «Bollettino della Società Pavese di storia Patria», Pavia 1923, pp. 201-208.
2
ASP, Università, registri, n. 818.
3
ASM, Processi politici, c. 30.
4
Ibid. , c. 32.
5
Ibidem. La partecipazione del Lepori alla rivoluzione del 1821 è stata ricostruita da M. Nagari, Uno studente luganese
compromesso nella rivoluzione piemontese del 1821: Giuseppe Filippo Lepori, « BSSI», Bellinzona 1975, pp. 5-33.
quella che egli tendeva a proporre alle autorità: esse erano infatti in possesso di documenti6 da cui
risultava che l’11 marzo 1821 da Pavia era giunto ad Alessandria un gruppo di trentasei persone,
per lo più studenti dell'Università, tra cui il Lepori. Pertanto la sua deposizione circa i rapporti avuti
col Castillia, anche ammesso che si riducessero a quanto aveva sostenuto, non lo riabilitavano agli
occhi degli Austriaci, i quali avrebbero avuto anche in seguito occasione di occuparsi di lui.
Alcuni mesi dopo, infatti, in una perquisizione effettuata a Pavia presso il dottor Pietro Boneschi7,
la polizia trovava un'ulteriore conferma della partecipazione del Lepori al moto piemontese: una
lettera sequestrata faceva cenno a un certo Lepori, studente del Canton Ticino domiciliato a Lugano,
che dopo lo scoppio della rivoluzione si era recato con diversi altri a Voghera e ad Alessandria allo
scopo di cooperare con i rivoluzionari. V'era più di quanto occorresse per far apparire il Lepori
elemento politicamente pericoloso: e il suo ritorno in patria, dove si erano rifugiati diversi esuli
italiani, lo rendeva sospetto di continuare nell'attività antiaustriaca anche dal Ticino. Un'ulteriore
richiesta di informazioni nei suoi confronti, tendente ad accertarne la presenza nel 1822 a
Lucer[61]na, fu inoltrata alle autorità della città svizzera nel 18238, ma le indagini svolte diedero
esito negativo. Non per questo nei confronti del Lepori la sorveglianza venne meno: ancora in un
documento del 1842, l'Elenco dei principali pregiudicati politici sudditi Ticinesi9, il Lepori, nel
frattempo divenuto Consigliere di Stato, era così descritto: «Anche questo è uno di quelli che
portano dalla natura le massime radicali. Sin dal 1821 trovandosi studente presso 1'I.R. Università
di Pavia ebbe ad immischiarsi nelle faccende politiche del Piemonte per cui ha dovuto rimpatriare.
Di finto carattere sà facilmente ingannare. Intrigante al maggior segno per insinuarsi. È un caldo
rivoluzionario, un distinto Settario molto operoso. Si distinse nella Riforma del 1830 e nella rivolta
del 1839 in patria. È uomo di molti talenti e di molte cognizioni. Sanguinario.»
1830
L'episodio di cui il Lepori si era reso protagonista non restò isolato: nel 1830 le autorità austriache
erano poste nuovamente in allarme dalla presenza a Pavia di un folto stuolo di Ticinesi, che per
quanto fossero lontani dal Cantone ne seguivano con assiduità le vicende politiche.
Il 9 maggio il Direttore Generale della Polizia inviava alla presidenza del Governo un dettagliato
rapporto riservato, in cui, dopo aver accennato allo «spirito pericoloso che si è spiegato
particolarmente dal principio dell'anno corrente a questa parte nel Cantone di Ticino per un
cambiamento di quella costituzione in senso affatto democratico»10, comunicava di essere stato
ripetutamente informato in via confidenziale ma sicura che «dello stesso spirito si trovino imbevuti
anche gli studenti ticinesi a Pavia, che taluni s'occupino di articoli relativi alla riforma ideata nella
loro patria, per farli inserire nel giornale "L'osservatore del Ceresio" veemente sostenitore della
necessità di un cambiamento politico nella Costituzione Ticinese». Il timore del Direttore di Polizia
era che i Ticinesi potessero costituire un pericoloso focolaio di diffusione delle idee liberali per gli
altri studenti, tanto più che la sorveglianza immediatamente posta in opera aveva dato modo di
6
Si tratta della Giornaliera pane per li confederati giunti in questa cittadella li 11 suddetto a tenore dello stato
nominativo, redatta dalle autorità militari degli insorti piemontesi, datata marzo 1821, in cui il nome del Lepori compare
tra quelli di 36 individui giunti ad Alessandria da Pavia (ASM, Processi politici, c. 27).
7
ASM, Processi politici, c. 55.
8
La richiesta di informazioni alle autorità lucernesi fu avanzata dal Barone Schraut, plenipotenziario austriaco a Berna,
su richiesta del governatore austriaco per la Lombardia, Strassoldo (ASM, Processi politici, c. 57).
9
Elenco dei principali pregiudicati... cit., «BSSI », 1982, p. 62
10
ASM, Presidenza del Governo, c. 127, fasc. 414.
appurare come uno studente lombardo, il cremonese Paolo Righetti, intimo amico di alcuni Ticinesi,
si fosse allontanato clandestinamente da Pavia per recarsi a Lugano e passare successivamente in
America. I rapporti trasmessi dal Delegato di Polizia di Pavia, Sartorio, alla Direzione di Milano,
sottolineavano anche il [62] fatto che «se finora non si può imputare ad alcuno di quegli studenti
Svizzeri imprudenti esagerazioni o determinata volontà a propagare massime liberali tra la
scolaresca, in generale esiste in essi un fervoroso attaccamento alle istituzioni liberali del loro
Governo e tendenza zelante di vederle prosperare, e che all'occasione di discorsi in materia politica
non cessano eglino di lodare i principj di libertà»11. Ma l'elemento che aveva forse messo
maggiormente in allarme il Direttore di Polizia era costituito da un «indirizzo», vale a dire una
lettera aperta, inviata da alcuni studenti ticinesi ai Consiglieri di Stato Bonzanigo, Pocobelli e
Camozzi; nel messaggio gli autori esprimevano solidarietà e appoggio agli sforzi dei tre Consiglieri
per essersi opposti alla chiusura dell'Osservatore del Ceresio, dando l'impressione al Direttore di
Polizia di aver costituito a Pavia un vero e proprio «club politico onde deliberare sulle cose
patrie»12. Copia del messaggio, pervenuta nella mani della polizia di Pavia, era stata trasmessa alla
Direzione di Milano, che la allegava alla relazione inviata alla presidenza del Governo.
«Illustriss.mo Sig. Consigliere
Il Corpo degli Studenti Ticinesi faceva plauso alla patriotica intrapresa dell'osservatore del Ceresio che
francamente svelando i difetti inerenti alla costituzione attuale, che liberamente pubblicando le decisioni
del Sovrano Consiglio, che le scoperte molteplici della moderna cultura al Popolo Ticinese esponendo la
più benemerita opera da ottimi Cittadini alla patria prestata riusciva.
Esso prova ora il più vivo dolore per l'improvvisa di Lui soppressione decretata da una maggioranza del
Consiglio di Stato, vedendo tutte fallite le più felici speranze: ma gli è di soave conforto il sentire come
tre onorevoli Rappresentanti fra cui V.S. Ill.ma veri interpreti del pubblico sentimento siensi opposti
coraggiosamente alla vergognosa risoluzione.
Sia lode a V.S., sieno grazie a nome di tutti i buoni Cittadini: possano sortire più fortunato esito le di Lei
generose proteste, possa il di Lei esempio accendere l'animo degli altri rappresentanti del popolo.
Aggradisca V.a S.a Ill.ma i sensi della più profonda stima e del più cordiale affetto di giovani che in
estraneo paese sagrificano i migliori giorni ed i beni di famiglia per riuscire di qualche giovamento un dì
a quella patria che occupa il primo luogo nel loro cuore, di V.a S.a Ill.ma divotissimi Servitori
Pavia, 25 aprile 1830».13
La lettera recava in calce le firme di ventuno studenti a Pavia: Pietro Bonzanigo, Alessandro
Bollina, Rocco Bonzanigo, Natale Vicari, Giovan Battista Mu[63]schietti, Giuseppe Pasini, Bernardo
Andreoli, Giovanni Fraschina, Giacomo Pfyffer Gagliardi, Carlo Meschini, Gaetano Tatti, Giuseppe
Maggi, Pietro Romerio, Agostino Bonzanigo, Pietro Avanzini, Giovanni Bertazzi, Carlo Pedrotti,
Giuseppe Nessi, Pietro Tanner, Felice Orelli, Alessandro Lucchini14. Di quest'ultimo il Delegato di
Polizia di Pavia informava trattarsi di «un giovine orfano di genitori, che ha temperamento robusto
e vibrato, che spiega qualche insofferenza di disciplina, la cui condotta essendo emersa censurabile
più in passato che di presente, in causa specialmente di abuso del vino, venne anco a principio dell'
anno 1828 ammonito d'ordine di S.E. il Presidente dell'Eccelso Governo»15. Sugli altri sottoscrittori
11
Ibidem
Ibidem
13
Copia dell'« indirizzo» era allegata al rapporto inviato dal Delegato di Polizia di Pavia alla Presidenza del Governo in
data 8 maggio 1830 (ASM cit.).
14
Dello studente Giuseppe Nessi non è stato possibile trovare nelle fonti d'archivio nessuna altra notizia: resta pertanto
problematica l'identificazione con l'omonimo avvocato che fu tra i capi della controrivoluzione del 1841. Sia Giuseppe
Nessi, sia altri due Ticinesi che vengono citati nei rapporti della polizia austriaca, Felice Orelli di Locarno e Pietro Brilli
di Cadempino, non compaiono nei registri universitari: è pertanto da ritenere che la loro posizione all'Università di
Pavia fosse quella di uditori.
15
Rapporto del Delegato di Polizia alla Presidenza del Governo, in data 14 giugno 1830 (ASM cit.).
12
il Sartorio non forniva informazione alcuna, sottolineando tuttavia il fatto che dall'elenco
mancavano i nomi di Giovan Battista e Giuseppe Pioda, in quanto si erano recati in Ticino per
trascorrervi le vacanze pasquali.
Benché non punibile a norma del codice austriaco, l'indirizzo costituiva politicamente un fatto di
estrema gravità ed il Direttore Generale di Polizia, nella già citata lettera del 9 maggio, lo poneva in
relazione non solo all'allontanamento clandestino del Righetti, intimo amico di Alessandro
Lucchini, ma anche a quello di Alessandro Lena Perpenti, altro lombardo amico degli studenti
ticinesi. Il contagio delle idee liberali sembrava, insomma, aver iniziato a trasmettersi
pericolosamente alla gioventù lombarda, al punto da indurre il Direttore di Polizia a prospettare la
necessità di radicali provvedimenti, quali «negare almeno agli studenti del Canton Tecino (sic) il
permesso di continuare i loro studi in una delle Università Lombarde e di ritirarlo a quelli che
l'hanno riportato»16, o per lo meno operare perquisizioni domiciliari per entrare in possesso di altra
documentazione compromettente.
L'espulsione dei Ticinesi dall'Università avrebbe potuto avere tuttavia conseguenze negative, sia
perché vi era il rischio di attirare l'attenzione della scolaresca su temi politici, sia per eventuali
complicazioni di carattere diplomatico: appariva dunque più opportuno, concludeva il Direttore di
Polizia, attendere la fine dell'anno scolastico sottoponendo i Ticinesi a rigorosa sorveglianza, e
vietare poi ad essi l'iscrizione per l'anno successivo.
In attesa che il Governatore si pronunciasse sui provvedimenti più opportuni, [64] a Pavia il Sartorio
esercitava sui Ticinesi una stretta sorveglianza, dalla quale sembrava peraltro trarre alcuni elementi
rassicuranti: in un rapporto del 21 maggio annunciava che «l'effervescenza delli menzionati giovani
Ticinesi andava scemando di mano in mano che andavano eglino ricevendo notizia che le cose
politiche del Cantone cui appartengono prendevano la piega del partito cui aderivano»17. Ma
aggiungeva: «E per verità se ora è anche cessata in me qualsiasi relativa inquietudine vedendo
tranquilli li giovani Svizzeri, e conoscendo che gli avvenimenti del Cantone Ticino non fecero
impressione alcuna in questa scolaresca, non posso però dissimulare come sia in massima da
ritenersi molto utile la misura dell'allontanamento di ogni forastiero dagli Stabilimenti di
educazione, e massimamente di quelli che provengono dagli Stati che sono in preda a Governi
democratici ed anarchici».
A distanza di una settimana il Sartorio inoltrava a Milano un altro rapporto in cui forniva ulteriori
indicazioni sulla situazione nell'Università; i Ticinesi erano tranquilli e non sembravano
minimamente impegnati in opera di propaganda: molti di loro erano già ritornati in patria, ed i
restanti lo avrebbero fatto non appena « il caldo principierà a riuscire molesto». Stando così le cose,
«non sarei d'avviso di proporre l'immediato allontanamento dall'Università degli Studenti Svizzeri,
dacché anco una tale misura presa in prossimità al termine dell'anno scolastico menerebbe rumore e
condurrebbe per avventura il Corpo della Scolaresca a discorrere ed a pensare più assai di quanto
faccia attualmente intorno alle mosse politiche di quel Cantone»; e suggeriva invece: «troverei
utilissimo al nostro scopo che pel nuovo anno Scolastico non fossero li Svizzeri riammessi per
riguardo agli Svizzeri appartenenti a Cantoni Democratici, qualsiasi speciale circostanza che
tentassero di far valere a loro profitto, ossia per la riamissione»18.
Ma il Delegato di Polizia di Pavia forniva, sempre nello stesso rapporto, altre importanti
informazioni: intanto uno degli studenti fuggiti da Pavia, il Lena Perpenti, risultava essere ritornato
alla propria casa, dopo essere sì entrato in Svizzera, ma unicamente per visitare alcuni conventi del
16
Rapporto del Direttore di Polizia alla Presidenza del governo in data 9 maggio 1830 (ASM cit.).
Rapporto del Delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 21 maggio 1830 (ASM cit.).
18
Rapporto del Delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 28 maggio 1830 (ASM cit.).
17
Ticino presso i quali sperava di poter prendere l'abito monacale, e non spinto da motivi politici; il
che ridimensionava ovviamente il ruolo dei Ticinesi nell'influire pericolosamente sulla gioventù
lombarda. Inoltre il Sartorio segnalava il fatto che a Pavia, oltre agli studenti svizzeri iscritti
regolarmente all'Università, ve ne fossero anche altri che la frequentavano come semplici «uditori»,
allo scopo di perfezionare i propri studi, compiuti presso altro Ateneo: dei quattro individuati, due
erano grigionesi, poco propensi ad interessarsi alle questioni politiche del Canton Ticino, e due
Ti[65] cinesi (Giacomo Pfyffer-Gagliardi e Fedele Orelli): tutti presenti a Pavia con il permesso delle
autorità di Polizia ma privi delle necessarie autorizzazioni governative a frequentare l'Università. I
dettagliati rapporti del Sartorio, corredati dall'elenco di tutti i Ticinesi presenti all'Università di
Pavia, venivano trasmessi al Direttore di Polizia di Milano, e da questi inoltrati al Viceré, che non
tardava a impartire precise disposizioni19: intanto si continuasse la scrupolosa sorveglianza già in
atto, e per l'anno successivo, fin dall'apertura dell'Università, si rammentasse agli studenti Svizzeri
che avessero ottenuto il permesso di frequentarla, che erano tassativamente tenuti a non diffondere
in alcun modo presso la scolaresca le idee liberali, pena l'allontanamento. Si assumessero inoltre
informazioni su tutti i Ticinesi che presumibilmente avrebbero chiesto di frequentare ancora
l'Università a Pavia, in modo da poter rifiutare l'iscrizione a quelli che fossero risultati politicamente
pericolosi.
Nel frattempo il Sartorio, senza attendere disposizioni superiori, aveva tenuto viva la sorveglianza, e
già il 14 giugno il Direttore di Polizia era in grado di comunicare alla Presidenza del Governo20 che
a Pavia i Ticinesi «si tengono informati di tutto ciò che succede nel Cantone Ticino e che tra loro si
comunicano le novità del giorno. (...) La maggior parte, a sola eccezione de' due Grigioni (che
sembrano alieni a qualsiasi spirito di parte) sono esaltati per la riforma della patria costituzione in
senso liberale», probabilmente anche a causa della «lettura della Statistica Svizzera scritta da
Franscina (sic), la quale contiene pericolose osservazioni». E dopo aver sottolineato la difficoltà di
conoscere con precisione i discorsi e i progetti degli studenti ticinesi, «noto essendo come la
scolaresca leghi e mantenga il segreto nel suo corpo», continuava: «In generale la condotta morale
di tutti gli Svizzeri nominati (...) non è censurabile; soltanto a Lucchini e ad Andreoli si può
imputare qualche sregolatezza, non però abituale, nell'uso del vino. (...) Lucchini ed Andreoli, e così
pure Avanzini, Fraschina, ed uno de' fratelli Bonzanigo sono quelli che sembrano più infervorati per
la riforma, mentrecche i fratelli Pioda (...) non armonizzano intieramente in fatto d'opinione cogli
altri Svizzeri colà dimoranti, coi quali sarebbero stati uditi a diverbiare per discrepanza di principi
sul punto di riforma».
I termini del dissenso tra i Pioda e gli altri Ticinesi non venivano definiti: possiamo supporre che
esso fosse imputabile alla migliore conoscenza che i due fratelli avevano della situazione politica
cantonale, conoscenza resa possibile dalla corrispondenza intrattenuta regolarmente coi famigliari e
soprattutto col padre, all'epoca Consigliere di Stato. D'altra parte il giovane Giovan Battista Pioda
da[66]va alle stampe proprio nel 1830 un opuscolo dal titolo Osservazioni intorno alla riforma della
Costituzione del Cantone Ticino, che doveva segnalarsi tra le molte altre pubblicazioni edite per
l'occasione se non altro per la giovane età dell'autore: e comunque, per essere opera di un
ventunenne che non aveva ancora terminato gli studi e mai in precedenza si era cimentato nella
politica attiva, l'opuscolo era degno di ogni considerazione. In esso il Pioda avanzava circostanziate
proposte di modifica dell'ordinamento del Cantone in materia elettorale e giudiziaria, si dichiarava
19
Sulle disposizioni impartite dal Viceré riferisce il Direttore di Polizia in un dispaccio al Delegato di Polizia di Pavia,
in data 6 luglio 1830 (ASM cit.).
20
Rapporto del Direttore di Polizia alla Presidenza del Governo, in data 14 giugno 1830 (ASM cit.).
convinto assertore della libertà di stampa e auspicava la completa pubblicità dell'attività del Gran
Consiglio.
Vi era materia sufficiente per inquietare qualunque funzionario austriaco, e infatti il Sartorio,
venuto in possesso di una copia dell'opuscolo in circolazione a Pavia, provvedeva a farne effettuare
la trascrizione, che in data 1 luglio allegava al rapporto diretto a Milano21, non senza precisare che
«il Sig. Giov. Batt.a Pioda si manifestò quanto basta persuaso dei principi democratici», e che
«diversi altri opuscoli di consimile natura, che mercé confidente persona furono destramente
raccolti presso questi medesimi Studenti Svizzeri» gli erano stati sottoposti pochi giorni prima.
Nelle settimane successive il problema più sentito delle autorità non fu comunque tanto quello di
sorvegliare i Ticinesi, ma di dirimere la spinosa questione degli uditori: in un vorticoso gioco a tre,
la delegazione di Polizia, il rettorato e i direttori delle facoltà cercarono in ogni modo di non
risultare responsabili della irregolare posizione degli uditori, scaricando reciprocamente le eventuali
inadempienze ai regolamenti. Dal fitto carteggio intercorso tra le tre istanze e le autorità milanesi un
unico fatto appare certo: nella imprecisa attribuzione delle responsabilità e delle pertinenze, gli
unici ad avere buon gioco erano stati finora gli studenti, che in certi casi avevano potuto approfittare
della confusione per seguire i corsi universitari pur essendo privi dei titoli richiesti, e in particolare
dell'approvazione della Commissione Aulica, che alla fine veniva confermata come unica autorità
responsabile dell'ammissione di stranieri alle università dell'impero.
Al contempo si precisavano anche i provvedimenti nei riguardi dei Ticinesi a Pavia, e la decisione
definitiva veniva adottata al massimo livello: da Vienna veniva disposto22 che si proibisse di
continuare gli studi a chi aveva mostrato interesse per le questioni politiche, e che per il futuro si
concedesse l'iscrizione soltanto a chi non offrisse il minimo sospetto di comportamento politico o
morale censurabile.
Se per molti Ticinesi queste decisioni comportarono l'abbandono di Pavia, per le autorità austriache
esse non costituirono la definitiva soluzione del proble[67]ma: negli anni successivi la presenza di
Ticinesi all'Università sarebbe stata comunque cospicua e caratterizzata da alcuni personaggi
politicamente orientati con decisione in senso liberale: nell'autunno del 1830 a Pavia si sarebbero
iscritti Benigno Soldini e Felice Bianchetti, nel 1831 Camillo Bernasconi e Francesco Borella, nel
1832 Tommaso Varenna, Agostino De Marchi e Costantino Visconti, seguiti negli anni successivi
da Leonardo De Marchi, Luigi Bolla, Ernesto Bruni e altri ancora.
Su alcuni di questi studenti la sorveglianza austriaca si rivelò comunque particolarmente attenta: nei
registri di immatricolazione, accanto al nome del Visconti e di Augusto Fogliardi compare la scritta
«sorvegliato»23; nel 1836 ad Angelo Baroffio fu rifiutata l'iscrizione24. Eppure la presenza dei
Ticinesi a Pavia avrebbe continuato a costituire un serio problema: le autorità austriache dovevano
di nuovo prenderne seriamente atto nel 1839.
1839
Venerdì 7 giugno 1839 appariva sulla «Nuova Gazzetta del Canton Ticino» un articolo secondo il
quale diversi Ticinesi studenti all'Università di Pavia erano stati invitati da Giacomo Ciani25 a
21
Rapporto del delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 1 luglio 1830 (ASM cit.).
Dispaccio da Vienna al Conte Hartig, in data 6 dicembre 1830 (ASM cit.).
23
ASP, Università, registri, n. 85 e n. 87.
24
Ibid., n. 181.
25
«Nuova Gazzetta del Canton Ticino», n. 23, Lugano, venerdì 7 giugno 1839, pp. 92-93. Sulla stampa ticinese
dell'Ottocento si vedano gli interventi pubblicati da G. Martinola col titolo Giornalismo ticinese, «BSSI», Bellinzona
22
sottoscrivere un indirizzo nel quale si invitava lo stesso Ciani a farsi promotore di qualche iniziativa
mirante a «sostenere e salvare la patria». Il fatto non poteva sfuggire agli organi della polizia
austriaca che, preoccupati vivamente per ogni forma di propaganda politica liberale, provvedevano
immediatamente a svolgere indagini tendenti ad accertare la reale portata dell'accaduto.
Già 1'11 giugno il Consigliere Aulico e Direttore Generale di Polizia di Milano comunicava26 al
Conte Hartig, Imperial Regio Governatore della Lombardia, che i firmatari della lettera erano
diciotto, e che per quanto «non tutti i Ticinesi che si trovano all'Università di Pavia vi figurano, sia
che non dividessero i senti[68]menti dei loro compatrioti, sia che ne temessero le conseguenze», pur
tuttavia il fatto appariva di estrema gravità, soprattutto «sotto l'aspetto del guasto che i loro principi,
non solo, ma ben anche la semplice ingerenza in affari politici, possono far nascere nella gioventù
lombarda».
Alla relazione del Direttore Generale di Polizia era allegato un rapporto27 del Delegato di Polizia di
Pavia, Ziller, datato 10 giugno, in cui venivano elencati i nomi dei firmatari: Francesco Maderni,
Sebastiano e Francesco Beroldingen, Avanzini, Rusca, Zena, Varenna, Pasini, Orelli, Pellanda,
Scazziga, Pedrazzini, Marioli, Fratecolla, Daldini, Augusto Fogliardi, Giudici e Rottanzi. Come elementi più pericolosi e di maggior spicco erano indicati Maderni, Sebastiano Beroldingen, Rusca,
Zena e Marioli. Inoltre venivano fornite informazioni più precise su: Francesco Maderni, Franchino
Quadri, Sebastiano e Francesco Beroldingen, Augusto Fogliardi.
Del Maderni lo Ziller segnalava trattarsi «di quelli che giusta la pubblica voce avrebbero preso parte
al tumulto seguito in questa città nella sera del 24 aprile»; e aggiungeva: «Ho dovuto rimarcare la
soverchia di lui vivacità, ed un contegno ardito, e sprezzante», oltre al quale, tuttavia, null'altro gli
si poteva per il momento rimproverare. Poco o nulla è dato sapere del tumulto cui lo Ziller si
riferisce, non esistendo alcuna fonte in proposito: dal seguito del carteggio si desume tuttavia
essersi trattato, con ogni probabilità, di contrasti tra studenti ticinesi di opposta tendenza politica;
infatti, oltre al Maderni, anche Franchino Quadri era «indicato tra i promotori del tumulto anzidetto
essendosi osservato tra la folla gridare: — Avant, avant, l'union fait la force — ed è anche
conosciuto per giovine assai vivace, ed ardimentoso, non che di mente piuttosto esaltato. Qui
percorre il 1° corso di Ingegnere Architetto». Franchino Quadri, nipote del più famoso Landamano,
era a Pavia uno dei leader del partito moderato, mentre Maderni poteva essere a buona ragione
indicato come uno dei principali esponenti della tendenza liberale.
I fratelli Beroldingen, originari di Mendrisio, secondo il rapporto dividevano a Pavia lo stesso
alloggio; se nulla risultava a carico di Francesco, su Sebastiano lo Ziller osservava: «Non avrei
avuto finora materia a sinistre osservazioni pel suo contegno sociale e scolastico, obbedendo bene
nella parte di studente agli obblighi propri»; peccato tuttavia che egli avesse « succhiato guasti
principi dallo scrittore pericoloso Giovanni Bianchi di Lugano».
Il giudizio più severo dello Ziller era però per Augusto Fogliardi: questi si era iscritto per due anni
al primo corso filosofico, peraltro senza riuscire a superarlo; «La direzione non lo considera più
come scolaro, per il che sarebbe inutile l'ulteriore sua dimora in Pavia»; e dopo aver messo a suo
1949, p. 159, 1951 p. 159, 1963 p. 38; inoltre: G. Martinola, Per la storia del giornalismo ticinese, «BSSI», Bellinzona
1954 p. 179; M. Agliati, I giornali, «Scuola Ticinese», 78, Bellinzona, dicembre 1979, p. 39. Di M. Agliati si vedano
anche i tre articoli dal titolo I giornali politici, pubblicati su «Scuola Ticinese» nei numeri 86 (Bellinzona, novembre
1980, p. 19), 94 (Bellinzona, novembre 1981, p. 33) e 102 (Bellinzona, dicembre 1982, p. 8). Su Giacomo Ciani e sul
fratello Filippo cfr.: G. Martinola, I primi esuli italiani, «Scuola Ticinese», 78, cit., p. 26, e R. Manzoni, I fratelli Ciani,
Lugano, Ed. Collana di Lugano, 1953.
26
ASM, Presidenza del Governo, c. 230.
27
Rapporto del Delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 10 giugno 1839 (ASM cit.).
carico anche un pericoloso [69] sonnambulismo, aggravato da una vita alquanto sregolata, Ziller
concludeva: «Mi viene anche dipinto come giovane di poco sani principi, e di mente esaltata».
Le informazioni trasmesse da Ziller non erano certo esemplari per precisione e completezza;
raccolte con ogni probabilità in tutta fretta, e quasi esclusivamente in ambito universitario,
sembrano il frutto più di un'indagine improvvisata che di una raccolta sistematica di dati, come
testimoniano sia la loro genericità sia l'errata indicazione di taluni nomi: così Marioli di Bellinzona
era in realtà Damiano Mariotti, mentre lo Zena ritenuto uno tra gli studenti più pericolosi era in
realtà Giuseppe Zenna.
I limiti del rapporto dovevano essere ben chiari allo stesso Ziller: essi oltretutto riguardavano solo
una minima parte degli studenti ticinesi a Pavia, né il caso dell'indirizzo era chiarito in tutti i suoi
aspetti. Le indagini ebbero pertanto un seguito, e il 15 giugno il Direttore Generale di Polizia
scriveva di nuovo allo Hartig28, allegando una copia dell'indirizzo stesso, che uno dei firmatari
aveva avuto l'ingenuità di fornire ad una terza persona, non identificabile. Eccone il testo:
«Onorevoli Consiglieri!
Nel tempo in cui la Patria aduna i rapresentanti del popolo Ticinese a decidere delle sue più importanti
bisogna noi sebben lontani dalla Patria, non mai immemori di lei facciamo i più caldi voti per la sua
felicità.
Purtroppo ci è forza il dirlo, da qualche tempo l'energia del popolo non si dimostra con quella forza, con
cui, non ha molti anni scuoteva un'infame giogo che la opprimeva; mà questa energia non è spenta nò,
essa è soffocata da coloro, cui il popolo da danaro, o da infide promesse corrotto, male commetteva il
Governo dei suoi più sacri diritti, mà seper poco esso ingannato, più presto un vano fantasma stringeva
che un santo vessillo di libertà, e di giustizia, noi giovani ripieni di nobile fiducia, non disperiamo del
futuro. Sì, vi hanno ancora nella nostra Patria amici generosi, che gli additeranno la vera unica strada, da
cui gli infami lo hanno traviato. A voi dunque ci rivolgiamo che le speranze sostenete dei buoni, a voi che
il mandato compite dal Popolo affidatovi; voi opporrete ferma fronte a coloro, che sole le brighe, e le
violenze possono per poco far trionfare, e ramentate, che è in questi tempi sinistri che noi aspettiamo da
voi le maggiori prove di disinteresse, di fermezza, e di valore politico. Verrà un tempo che a noi pure sarà
dato gridar liberamente contro chi, prezzolando i cattivi per opprimere i buoni, mal si adossava la
rappresentanza del Popolo!
Sì onorevoli Consiglieri non è aliena dai patri interessi per non sentire l'onta, e il disonore che apportano
alla Nazione intiera i vili maneggi di pochi, e spera che possiate rallegrarvi al vedere giovani che
cercheranno di riagire vigorosamente, e di esser utili alla Patria che amano tanto; guai, noi lo giuriamo,
guai a chi per avventura male si addossò la parte del popolo! Noi saremo da tanto d'aprire gli occhi [70] ai
nostri concittadini, per far loro vedere le cattene, che gli avvincono, mostrar loro chi gli accarezza per
opprimerli; noi avremo forze bastanti per vendicarli.
Accettate questi nostri sentimenti dettati dal santo amore di patria, come una caparra di quanto vi abbiamo
promesso. Inviando frattanto questi caldi auguri di felicità a voi, onorevoli Consiglieri, e a tutta la nostra
cara Patria, ci dichiariamo
I vostri Patrioti Ticinesi
seguono ventotto firme»
Nell'originale dunque, secondo il Direttore Generale di Polizia, seguivano non diciotto ma ventotto
firme: il che esigeva l'allargamento delle indagini a un numero di studenti ben maggiore di quanto
non si fosse pensato in un primo momento. E le indagini venivano puntualmente svolte, portando
alla redazione di una nota informativa che lo Ziller inviava a Milano il 18 giugno29.
In essa venivano trasmesse informazioni dettagliate su una ventina di Ticinesi iscritti all'Università
di Pavia. Ad aprire l'elenco era nuovamente Santino Maderni, sul quale, oltre a ribadire quanto già
28
29
Rapporto del Direttore di Polizia al conte Hartig, in data 15 giugno 1839 (ASM cit.).
Rapporto del Delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 18 giugno 1839 (ASM cit.).
osservato nel rapporto precedente, Ziller affermava: «In quanto al contegno domestico non avrebbe
doglianze il sig. Domenico Gambini, che gli fornisce alloggio. All'Università mi venne indicato
come poco diligente alle Scuole e con mediocre profitto. Tuttoché sia indicato promotore principale
dell'indirizzo, a Pavia intorno a ciò ebbe finora a tenere più cauto contegno cogli studenti che non
vollero dare la loro firma all'indirizzo. Da altre fonti però mi viene dipinto come giovine prepotente,
e di principi avversi al Governo Austriaco, coltivando la relazione del condiscepolo (...) laureando
in medicina Zaccheo Benigno, originario svizzero dimorante in Lodi (...), di poco buon carattere, di
meno retti principi, e di non regolare condotta». E anche lo Zaccheo era infatti indicato tra i
coinvolti nel già citato tumulto del 24 aprile.
Anche su Sebastiano Beroldingen il precedente rapporto era integrato da nuove informazioni:
«Avendolo posto in seria avvertenza (...) ed esercitata su di lui particolare sorveglianza», scriveva lo
Ziller, «non avrei avuto finora materia a sinistre osservazioni pel suo contegno morale. (...) Il dottor
Giuseppe Bonfico, di lui padrone di casa30, mi renderebbe favorevoli testimonianze in quanto a
condotta domestica. Dal lato scolastico si condurrebbe del pari abbastanza lodevolmente ma con
minore diligenza ed applicazione dell'anno passato, in cui ebbe la molta diligenza, una prima classe
e due eminenze».31
[71] L'altro Beroldingen, Francesco, non avrebbe avuto responsabilità nell'indirizzo: «Buono sarebbe
il suo contegno domestico, e dal lato scolastico mi viene dipinto giovine distinto per disciplina,
studio, diligenza e profitto, con dimostrazione di bell'ingegno e di buon carattere. Mi si osserva
anche che nei primi due anni ebbe in condotta il molto conforme e tutte eminenze».
Ma le indagini dello Ziller si erano estese anche ad altri studenti: di Damiano Mariotti, questa volta
correttamente identificato, risultava che si limitasse a «intervenire come uditore di Diritto Romano,
intorno al quale ritirerà poi il certificato di frequenza per legittimarsi nel suo Stato ed essere
ammesso ad impieghi»32. Era di carattere «poco amante dello studio ed inclinato alle compagnie e
al passatempo. Veniva per me redarguito nel giorno 8 marzo 1838 per irrequieto contegno nella sera
del 5 in questa città. (...) Non gode di favorevole opinione».
Luigi Rusca, locarnese, era presentato come «promotore dell'indirizzo, è giovine di carattere
piuttosto irrequieto, inclinato alle compagnie, compagnone nelle osterie e piuttosto esaltato nei
principi repubblicani. Beve talvolta più del bisogno, ed allora più sente della Libertà Elvetica. È
altro di quelli che mena rumore contro i dissenzienti e che sul Caffé si permette talvolta di trattarli
da spia. In quanto a condotta scolastica non v'ha osservazione e procede mediocremente per
diligenza e profitto».
Un altro studente sul cui conto Ziller era riuscito a raccogliere informazioni, identificandolo questa
volta correttamente, era Giuseppe Zenna: «Di Ascona (Locarno), altro promotore. Studente del 2°
anno di medicina, è giovine piuttosto irrequieto, inclinato pur esso alle compagnie ed alle osterie, e
se non si fece speciali aggravi, la di lui condotta in genere non può ravvisarsi abbastanza buona.
Anche costui è di quelli che nell'Osteria e sul Caffé prende parte alle discussioni. (...) In linea
scolastica per diligenza e profitto non si toglie dalla mediocrità.»
La lista di coloro che non davano di sé una buona immagine continuava con Carlo Avanzini,
originario di Meride e iscritto al 3° anno di medicina. Ziller lo descriveva come « giovine
30
Presso Giuseppe Bonfico trovarono alloggio anche altri studenti ticinesi, tra cui Luigi Fontana, nel 1837, Antonio
Aluigi nel 1838 e Andrea Leoni nel 1851.
31
Gli studenti venivano valutati sul comportamento (con giudizi di «costumi conformi», o «poco conformi», o «non
conformi»), sull'applicazione («molto diligente», o «diligente», o «poco diligente»), e sul profitto (con giudizi che
andavano dalla «classe terza», la peggiore, alla «classe prima con eminenza»).
32
Il Mariotti era effettivamente uditore, avendo terminato di frequentare i corsi come studente regolare nel 1837-38.
soverchiamente vivace e non molto riflessivo. Nella sera del 24 aprile voleva accorrere sul luogo
del tumulto, ma ne fu impedito dal padrone di casa Domenico Gambini33, ove ha alloggio insieme
col Maderni. Esso è altresì giovine di bel tempo, che spende allegramente come fornito
apparentemente di molti mezzi; coltiva quindi le compagnie al Caffé e nelle Osterie, ed esso pure si
trova in discussioni per l'indirizzo contro i dissenzienti, dando loro titoli incompetenti ed ingiuriosi.
In via accademica è piuttosto distratto ma abba[72]stanza diligente e di distinto ingegno e capacità.
Nei due anni precedenti ebbe soltanto la nota conforme in costumi, il diligente nello studio, ma in
profitto riportò non pertanto tutte eminenze.»
Sostanzialmente identiche a quelle già riportate nel primo rapporto le informazioni su Augusto
Fogliardi, che «conduce un regime poco misurato, inclinando al dissipamento con vita sregolata
sotto ogni rapporto. Mi viene anche dipinto come giovine di poco sani principi e di mente esaltata.
Esso avrà succhiato male a Marsiglia, ove fu per molto tempo, e tiene la propria madre disgiunta dal
marito. Come soscrittore all'indirizzo non fa ostili dichiarazioni contro i dissenzienti e forse per
timore di qualche reazione nell'incapacità fisica di opporre resistenza, ma non manca di far eco agli
altri parlatori».
Dal rapporto del Delegato di Polizia sembrerebbe emergere un panorama assai desolante sulle
qualità umane, se non intellettuali e morali, degli studenti ticinesi; si potrebbe pertanto dubitare che
il rapporto stesso fosse in qualche misura tendenzioso, e che mirasse a fornire un'immagine nel
complesso negativa di soggetti che — nell'ottica austriaca — erano politicamente censurabili.
Ma la riservatezza del rapporto (che lo sottrarrebbe a qualunque tentazione di deformazione in
senso propagandistico) e la precisione che da esso le autorità superiori si attendevano per poter ben
valutare eventuali misure da adottare, escludono, o per lo meno riducono la portata di questo
sospetto. Tanto più che nel prosieguo il rapporto riferisce anche di studenti sottoscrittori
dell'indirizzo sul cui comportamento non solo non si poteva eccepire, ma che andava anzi
vivamente apprezzato.
È il caso, ad esempio, di Domenico Daldini. «Di Lugano, del 3° e ultimo corso di ingegnere
architetto», afferma Ziller: «nessuna censura avrebbe finora presentata la di lui condotta esterna, e
lodevole si presenterebbe anche quella scolastica per saviezza, diligenza e profitto. Non mi sarebbe
indicato, sebbene soscrittore, come imprudente nelle relative discussioni nei luoghi di pubblico
convegno». L'uso del condizionale lascia spazio ad una eventuale rettifica nel caso altri elementi, in
grado di modificare il quadro del rapporto, dovessero essere raccolti; il giudizio è alquanto prudente
e lascia trasparire una certa qual diffidenza; ma rende merito alle qualità del Daldini, aldilà di
un'appartenenza politica che per lo Ziller era decisamente censurabile.
Nè la complessiva attendibilità del rapporto vien meno in seguito, pur dando l'impressione di
scrutare negli studenti ticinesi più le caratteristiche morali e intellettuali che non la pericolosità
politica, e di far dipendere questa da quelle. «Fratecolla Giuseppe34, di Bellinzona, altro soscrittore.
Studente del 2° anno [73] di legge è altro giovine sul di cui conto non avrei doglianze per condotta
esterna, né per condotta scolastica adempiendo esattamente ai propri doveri. Esso non frequenta
neppure il Caffé né l'Osteria, ove saltuariamente si uniscono gli altri Svizzeri, e quindi nessun
aggravio gli potrei fare in quanto alle discussioni intorno all'indirizzo.
33
Presso Domenico Gambini, in Strada nuova 782, Avanzini abitò dal 1836-1837 al 1838-1839, ultimo anno della sua
permanenza a Pavia; Maderni vi aveva trovato alloggio dal 1834-1835, rimanendovi, come abbiamo visto, fino alla fine
degli studi, nel 1839.
34
Dei Fratecolla studiarono a Pavia, oltre a Giuseppe, anche Angelo e Pietro. Quest'ultimo abitò, così come il fratello
Giuseppe, presso Gaetano Pasi, in piazza Cavagneria n. 125. Di Angelo non è stato possibile individuare il domicilio.
Giudici Giacomo Francesco di Giornica (!), pure soscrittore, studente del 1° anno di legge, nulla
lascierebbe dire di sé in fatto di condotta esterna, non avendo fino qui dati motivi a sinistre
osservazioni. Anche dal lato scolastico si raccomanda per contegno, diligenza e profitto. Neppure
questi sarebbe osservato tra i due partiti. Non sarebbe difficile che gli fosse stata carpita o
mendicata la firma senza riflessione.
Rotanzi Antonio di Faido altro soscrittore, studente del 4° anno di medicina, non ha demeritato per
condotta esterna, tuttoché sia conosciuto per giovine piuttosto ….. (?) e vivace. Dal lato scolastico
non v'ha doglianza per contegno ed in quanto al profitto si tiene nel sufficiente. Neppure questo si
indicherebbe per discorsi imprudenti in merito all'indirizzo.
Varenna Bartolomeo35 di Locarno dal pari soscrittore, studente del 3° anno di legge, non porse fino
qui motivo a sinistre osservazioni in fatto di condotta, ed anche dal lato scolastico sarebbe assiduo
alle scuole e con buon profitto, spiegando anche un carattere quieto e tranquillo, né gli si
attribuirebbe imprudenza nelle discussioni intorno all'indirizzo, sebbene a preferenza i più caldi si
riscontrino in quei studenti, che appartengono a Locarno.
Pasini Carlo di Ascona (Locarno) altro soscrittore, pure studente del 3° anno di legge, sarebbe
immune da censure in quanto a condotta esterna, ed anche dal lato scolastico figurerebbe
favorevolmente come il Varenna, ma non pertanto sarebbesi osservato come altro dei forestieri
dell'indirizzo, e che spiega mal amore contro i dissenzienti.
Orelli Melchiorre di Locarno altro soscrittore e studente del 2° corso d'Ingegnere Architetto, è
giovine piuttosto irrequieto, inclinato alle compagnie ed alle Osterie, bevendo talvolta più del
bisogno, di sospetti principi politici, ed impudente contro i dissenzienti dell'indirizzo dirigendo loro
titoli ingiusti ed irritanti sostenendo il partito dei liberali. Anche dal lato scolastico cammina male, è
poco assiduo alle lezioni, come lo fu nell'anno passato in cui dovette riparare alla seconda classe nel
profitto. In quest'anno venne ripreso per trascuratezza, e malgrado ciò nel primo semestre venne
colpito da altra seconda classe, e da due note [74] di poca diligenza, lasciando desiderare anche
maggiore esattezza nei doveri religiosi. Il di lui carattere non è schietto e poco si raccomanda col
suo esteriore.
Pellanda Paolo di Golino (Locarno) pure soscrittore, del 1° anno di medicina, non si fece finora
marcate censure in fatto di condotta esterna, ma sente troppo la libertà, in cui vive disgiunto dai suoi
parenti, si dà alle distrazioni piucché non dovrebbe, ed alle compagnie. È giovinetto di poca
esperienza, e quindi facile a sorpassare i limite della moderazione. Esso pure si fece sentire ad
entrare nelle discussioni dell'indirizzo ed a misurare poco le espressioni contro i dissenzienti. In
linea scolastica procede discretamente bene.
Scazziga Vittore d'Orselina (Locarno) pure soscrittore, e studente del 1° anno di legge, non ebbe
finora alcuna censura per condotta esterna, ed è lodato in linea scolastica come assiduo alle Scuole e
per buon contegno, sebbene con mediocre profitto. Fa esso parte dei Locarnesi, che come diceva,
più si distinguono come caldi fautori dell'indirizzo, ma costui può considerarsi ancora inesperto, e
come tale non atto ad influenzare, ma piuttosto ad essere influenzato. Non gli si attribuiscono ostili
dimostrazioni contro i dissenzienti.
35
Bartolomeo Varenna studiò a Pavia per cinque anni, compiendo all'Università prima gli studi di filosofia (1834-1835
e 1835-1836) e poi quelli di legge (dal 1836-1837 al 1838-1839). Il fratello Tommaso l'aveva preceduto nel 1832-1833,
iscrivendosi ai corsi di medicina, che abbandonò al termine dell'anno accademico 1836-1837. Dal 1834 i due abitarono
insieme in piazza Ghislieri 1273, presso il dottor Giulio Mazzola.
Pedrazzini Michele d'Ascona36 (Locarno) soscrittore, studente del 1° anno di legge, non porta finora
motivo di sinistre osservazioni, ma è conosciuto per giovane ed arditello, e che pur sente della
libertà elvetica. Non gli sarebbe però attribuita molta parte nella discussione dell'indirizzo, né
contegno ostile contro i dissenzienti, e l'età sua gli pone forte il veto. In linea scolastica procede
lodevolmente.
Pedrazzini Pietro37, fratello, altro soscrittore, studente del 1° anno di filosofia, nulla lascia dire di sé
in fatto di condotta esterna, e dal lato scolastico è lodato per assiduità, applicazione, e profitto.
Nessun aggravio gli sarebbe opposto intorno alle discussioni per l'indirizzo. È troppo tenero per
ragionare, ma per questo non manca d'intelligenza per non conoscerne il valore. »
Il rapporto dello Ziller forniva quindi degli studenti Ticinesi un'immagine assai variegata, in cui
comportamento, carattere, capacità intellettuali e coscienza politica si combinavano in modo vario,
delineando un quadro piuttosto preciso della pericolosità politica dei vari indagati. Se per alcuni di
loro erano messe in evidenza le responsabilità sia riguardo all'iniziativa presa nel promuovere
l'indirizzo, sia nelle dispute animate che opponevano liberali e conservatori, per altri era segnalata
la possibilità che la loro buona fede fosse stata carpita, o che — per [75] quanto firmatari
dell'indirizzo — vi si fossero indotti senza cognizione di causa su ciò in cui si erano, loro malgrado,
impegnati. Lo Ziller stesso sottolineava che tra tutti gli studenti firmatari del documento solo alcuni
si distinguevano nel dare pubblicità alle proprie idee: «Zenna, Avanzini, Orelli e Pellanda sarebbero
quelli che di preferenza si fanno sentire in pubblico contro i dissenzienti all'indirizzo, e più
particolarmente contro Franchino Quadri».
Tra coloro che all'indirizzo si erano in qualche modo opposti, del solo Quadri lo Ziller abbozza il
ritratto: studente del primo corso di Ingegnere Architetto, il giovane Quadri era quello che più degli
altri «nei luoghi di pubblico convegno venne (...) trattato da spia, ed avvilito come quello, che
scrivesse alla Patria le opinioni, ed i discorsi dei promotori, e soscrittori dell'indirizzo». Questi
«ponevano talvolta il Quadri in discredito anche come nipote d'un altro Quadri, che essendo
Landamano rubò la Cassa dello Stato rifuggiandosi a Varese Comasco, non potendo far ritorno in
Svizzera senza pericolo d'essere ammazzato. Il Quadri quindi si è dovuto levare dal Caffé, e
dall'osteria ov'essi si trovavano, per togliersi alle loro invettive»38.
Che Franchino Quadri si facesse carico di informare chi in Ticino si opponeva alle manovre dei
liberali, al punto da essere accusato di fare la spia, non è da escludere, e forse è proprio questo il
motivo che spinse lo Ziller, unitamente al desiderio di evitare il verificarsi di gravi incidenti tra le
due fazioni presenti a Pavia, a prendere contatto personalmente col Quadri39, onde consigliarlo di
non reagire agli insulti ed alle offese, e di mantenere un comportamento estremamente prudente: e
ciò malgrado non vi fosse motivo di pensare a qualche vendetta nei suoi confronti. Il Quadri aveva
già adottato, con autonoma decisione, la linea di condotta suggeritagli dallo Ziller; ma nel colloquio
col Delegato di Polizia confermava anche come tra i più accesi suoi detrattori vi fossero proprio i
36
Michele Pedrazzini era nato a Campo sopra Ascona il 3 dicembre 1819 (ASP, Università, registri, n. 183); aveva
dunque diciannove anni, un'età tutt'altro che inconsueta per frequentare il primo anno di Università; il fatto che non
prendesse solitamente parte alle discussioni sembra da attribuire non tanto, come sostiene lo Ziller, alla giovane età, ma
alla probabile inesperienza politica. Pietro e Michele Pedrazzini abitavano in Contrada degli Orefici n. 1169, presso la
vedova Meriggi.
37
Pietro e Michele Pedrazzini abitavano in Contrada degli Orefici n. 1169, presso la vedova Meriggi.
38
Le accuse rivolte dagli studenti liberali al Landamano sono probabilmente l'eco deformata di quelle che al Quadri
erano state rivolte dopo il 1830, anno della sua sconfitta politica.
39
Rapporto del Delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 18 giugno 1839 cit.
Locarnesi, per sottrarsi alle cui provocazioni aveva deliberatamente cessato di frequentare i luoghi
in cui i Ticinesi erano soliti ritrovarsi: il Caffé Svizzero e l'Osteria dei Tre Gigli.
Quali fossero i discorsi che qui si tenevano è cosa che lo Ziller non tralascia di indicare: «I due
partiti liberale e moderato, che si sono suscitati nel Canton Ticino, si manifestarono del pari a Pavia
tra i Figli del diverso partito. Dicono i fautori dell'indirizzo che i moderati non devono né
amministrare, né governare, perché essi non fanno che caricare gli amministrati d'inusitate enormi
imposizioni, senza un reale vantaggio». Inoltre aggiungono che i moderati mirano solo «a rubare, e
ad impinguarsi, e qui tirano poi in campo il Landamano Quadri»40.
[76] D'altra parte il fatto che tali discussioni tra liberali e moderati si svolgessero in pubblico era
causa di non poche preoccupazioni per lo Ziller, che si faceva premura di sottolineare come nei
ricordati ritrovi «conversano anche molti Lombardi, e siccome in pubblico si piantano le
discussioni, e nascono le contradizioni, è impossibile che i loro discorsi non abbiano sinistra
influenza sul loro spirito, perché indipendentemente dalla recente questione dell'indirizzo, esaltano
sovente le loro franchigie».
Con ogni probabilità, osservava il Delegato di Polizia, l'indirizzo non era stato redatto in alcuna
«casa di dozzina», poiché quasi nessuno degli studenti svizzeri era solito vivere in pensione, ma
venivano preferite le abitazioni private.
Infine lo Ziller non tralasciava di rivolgere una velata critica alle autorità governative, segnalando
che molte persone si meravigliavano di «come si ammettano a quest'Università Studenti Svizzeri di
principi diametralmente opposti a quelli che devono professare i Sudditi Austriaci. Sarebbe pur
temibile che un giorno le relazioni generalizzate tra la gioventù Elvetica, e la Lombarda avessero un
pericoloso risultato.»
Le superiori autorità di polizia avevano a questo punto un quadro preciso della situazione pavese:
un quadro che doveva essere ritenuto, se non allarmante, almeno preoccupante, e che imponeva
l'adozione di misure ferme seppur discrete.
Era ancora lo Ziller ad avanzare una prima proposta in merito: in una lettera al Direttore Generale di
Polizia, datata 9 luglio 1839, considerava l'opportunità che per gli studenti maggiormente coinvolti
nella redazione dell'indirizzo «potesse applicarsi al termine dell'anno scolastico la misura del
divieto di far ritorno a Pavia nel venturo anno»41, suggerendo inoltre alle autorità competenti di
regolamentare con maggiore severità l'iscrizione degli Svizzeri all'Università di Pavia: si
rinunciasse quindi alla consolidata prassi di concedere all'inizio della carriera degli studi un
permesso di validità illimitata, e si provvedesse invece a concederlo di anno in anno,
subordinandolo al comportamento tenuto dallo studente l'anno precedente.
Il permesso di recarsi a Pavia per continuare gli studi l'anno seguente doveva essere revocato
secondo Ziller a Maderni, Mariotti, Rusca, Zenna, Avanzini, Fogliardi, Pasini, Orelli e Pellanda; di
questi, il Mariotti «è poc'anzi rimpatriato nell'intenzione di non fare ulteriormente ritorno a Pavia»,
e l'Orelli «avendo consumato malamente il tempo, e non sentendosi in grado di sostenere gli esami
domandò la posticipazione all'anno prossimo, e poc'anzi è rimpatriato».
I suggerimenti del Delegato di Polizia di Pavia venivano, seppur solo parzialmente, accolti dal
Direttore Generale: in una lettera (senza data, ma probabil[77]mente del 10 agosto)42, lo Ziller veniva
avvisato che Maderni, Rusca, Zenna, Avanzini, Fogliardi e Orelli non avrebbero più potuto
frequentare l'Università di Pavia l'anno successivo; nel comunicare il provvedimento agli interessati
il Delegato di Polizia doveva tuttavia evitare di far riferimento alla questione dell'indirizzo,
40
Ibidem.
Rapporto del Delegato di Polizia al Direttore di Polizia, in data 9 luglio 1839 (ASM cit.).
42
Minuta di lettera del direttore di Polizia al Delegato di Polizia (ASM cit.).
41
limitandosi a giustificare il provvedimento col fatto che «il comportamento da essi osservato in
codesta città non ha corrisposto alla giusta aspettazione del Governo e che per conseguenza si sono
resi immeritevoli di essere ulteriormente ammessi al beneficio dell'istruzione in codesta
Università.»
Da parte austriaca vi era evidentemente il desiderio di evitare di fornire spiegazioni che avrebbero
potuto produrre qualche attrito con le autorità elvetiche; ma al tempo stesso non si voleva dar l'idea
di agire nei confronti degli studenti ticinesi a Pavia con un controllo poliziesco che, se reso
pubblico, non avrebbe prodotto in futuro gli esiti auspicati. Motivazioni di carattere diplomatico
spingevano il governo austriaco anche a respingere il suggerimento dello Ziller riguardo alla
concessione annuale dei permessi di frequenza all'Università; una tale decisione avrebbe dovuto
valere per tutti gli studenti stranieri, se si voleva evitare una disparità di trattamento tra la Svizzera e
altri Stati esteri; ma poiché non vi era motivo per generalizzare il provvedimento (e d'altra parte
sarebbe stato di qualche imbarazzo giustificarne alle autorità elvetiche l'adozione nei confronti dei
soli Svizzeri), si riteneva più opportuno accantonarlo e ricorrere ad una stretta opera di sorveglianza
da parte della polizia.
Così lo Ziller, che aveva saggiamente proposto di risolvere il problema con un'azione preventiva da
parte del governo, ne veniva nuovamente investito, forse anche grazie al fatto di aver dato
precedentemente buona prova di efficienza; gli ricordava infatti il Direttore Generale di Polizia:
«Riguardo poi agli altri studenti svizzeri i quali hanno firmato l'indirizzo più volte ricordato, e non
vennero per ora compresi nella misura di esclusione, sarà di Lei cura sig. Delegato Prov.le di
mantenere sopra essi una occhiata sorveglianza ed applicare in loro confronto senz'altro le vigenti
prescrizioni qualora col loro contegno ulteriore dassero motivo qualsiasi a sfavorevoli
osservazioni»43.
L'«occhiata sorveglianza» sembra essere stata quanto mai giustificata se, dopo poco più di due
mesi, il 26 ottobre 1839, il Direttore Generale di Polizia dava notizia al conte Hartig di altri
problemi creati dagli studenti ticinesi a Pavia: «Gli studenti destinati a Pavia furono già chiamati a
convegno dal Ciani. Alcuni di essi furono nominati Capi propagatori e tutti ricevettero già istruzioni
sul modo col quale debbono contenersi per raggiungere lo scopo divisato, ed i Capi propagatori
ebbero anche l'incarico di trovarsene altri fra il resto della scolaresca. A cura [78] del Ciani furono
dirette clandestinamente a Pavia varie cassette contenenti ciascuna venticinque copie delle opere
L'assedio di Firenze e Roma sotterranea ed altri libri proscritti saranno pure colà spediti per
difondersi tra la scolaresca. Si ha l'idea di formare di tali libri vari depositi, e di far circolare nelle
scuole dell'I.R. Università durante le lezioni alcuni quinternetti sciolti delle diverse opere contenenti
gli articoli più spinti nel senso del liberalismo onde possano cadere nelle mani dei vari studenti.
Appena ricevute tali notizie io riputai necessario di farne riservata comunicazione al Sig. R.
Delegato Provinciale in Pavia affinché d'ogni mezzo adoperasse per tenere sorvegliati gli studenti
Svizzeri, allorché giungeranno all'Università, e perché adoperando di tutta la riserva ed avvedutezza
procuri di scoprire i denunciati depositi di libri, ed i luoghi di convegno che si sceglierà la
scolaresca, concertandosi se lo crede opportuno, anche coi professori i più fidati onde agevolare
possibilmente le scoperte. Raccomandai poi in pari tempo la massima sorveglianza a quel zelante e
destro Commissario Superiore di Polizia Ziller. Impartii egualmente le opportune disposizioni
affinché ai posti principali di confine colla Svizzera, anche nella provincia di Como, sia disposto
perché ciascun studente svizzero diretto per Pavia abbia ad essere, sotto pretesto doganale senza
43
Ibidem.
pubblicità e con ogni possibile riguardo, strettamente visitato siccome non è difficile che presso
alcuno di loro si trovi qualche scritto d'interesse»44.
L'assenza di ulteriore documentazione ci impedisce di conoscere l'esito che fu riservato ai tentativi
del Ciani e alle contromisure adottate da parte austriaca: ma questa ennesima preoccupazione che fu
procurata dagli studenti ticinesi al Direttore Generale di Polizia ebbe l'effetto di spingerlo verso
considerazioni analoghe a quelle che lo Ziller aveva in precedenza formulato a proposito della
necessità di una maggiore opera di prevenzione da parte del Governo. Anche il Direttore Generale
esprimeva infatti allo Hartig la sua convinzione «che convenga minorare possibilmente il numero
degli Studenti Svizzeri presso l'I.R. Università di Pavia, accettando soltanto quelli a cui favore sta la
certa persuasione di essere superiori ad ogni eccezione, e respingendo poi fra i pochi ammessi
coloro che in qualche modo demeritassero colla loro condotta»45; e giungeva così a proporre per i
soli studenti svizzeri criteri di ammissione assai più restrittivi non solo di quelli che erano stati
considerati adeguati solo due mesi avanti, ma anche di quelli che il Delegato di Polizia di Pavia
aveva proposto.
Dal punto di vista delle iscrizioni all'Università, l'allarme suscitato dagli studenti ticinesi nelle
autorità austriache non restò senza conseguenze; per l'anno accademico 1839-40 i Ticinesi iscritti al
primo anno furono soltanto quattro; per di più, anche tra gli studenti già in precedenza iscritti, molti
abbandonarono gli [79] studi a Pavia: oltre a Rusca, Maderni, Fogliardi, Zenna, Avanzini e Orelli,
per i quali le autorità avevano decretato fin dall'estate l'allontanamento, anche Mariotti, Giudici,
Varenna, Pasini e Fratecolla non fecero ritorno all'Università. Pur non esistendo elementi che
indichino come causa di tale assenza un espresso divieto da parte delle autorità, e non escludendo
neppure che essa sia imputabile ad una autonoma decisione, è però assai probabile che la fine del
rapporto con l'Università pavese sia da addebitare, almeno per alcuni di tali studenti, a motivazioni
di carattere politico: e ciò sia in considerazione del fatto che alcuni di essi erano notoriamente
ferventi liberali, sia perché i giudizi formulati dallo Ziller nei loro confronti non erano stati in
genere negativi.
Il continuo ripetersi di preoccupanti tentativi di propaganda dovevano aver però ormai convinto le
autorità politiche ed accademiche della pericolosità della colonia ticinese a Pavia.
44
45
Rapporto del direttore di Polizia al Governatore Hartig, datata 26 ottobre 1839 (ASM cit.).
Ibidem.
[81] La
formazione di una classe dirigente
1770-1799
Nei registri d'immatricolazione all'Università di Pavia numerosi sono i nomi di Ticinesi che ebbero
occasione di diventare figure di primo piano della vita civile e politica del Cantone, o di emergere,
alcuni in patria, altri all'estero, grazie ai brillanti esiti professionali conseguiti. Fin dagli ultimi
trent'anni del Settecento l'ateneo pavese non fu infatti per i Ticinesi soltanto un istituto di istruzione
superiore, ma anche il luogo in cui essi vennero a contatto con alcune delle più importanti tendenze
culturali e politiche dell'epoca, che importanti riflessi avrebbero avuto sulla loro formazione di
intellettuali e di cittadini.
La riforma teresiana aveva infatti plasmato l'università sulla base delle esigenze politiche della
monarchia austriaca, lasciando che nella facoltà teologica trovasse larga espressione quella tendenza
giansenista di cui Vienna apprezzava vivamente sia le tesi miranti a separare in modo netto nella
realtà della Chiesa l'ambito spirituale da quello mondano, sia quelle tendenti a giustificare la subordinazione del potere temporale della Chiesa alla sovranità del principe1. Questa tendenza
giurisdizionalista costituiva inoltre uno dei capisaldi dell'insegnamento del diritto, improntato a
principi tendenti a giustificare la difesa del potere assoluto del sovrano ed il suo diritto di intervento
in campi su cui la Chiesa rivendicava tradizionalmente l'esclusiva competenza2.
Al tempo stesso la riforma teresiana aveva prestato particolare attenzione anche ai problemi di
formazione della futura classe dirigente, che si voleva sì scientificamente preparata e politicamente
allineata alle direttive imperiali, ma anche dotata di quello spirito critico essenziale allo svolgimento
del proprio ruolo. A questo fine nella facoltà teologica ai corsi di dogmatica erano state affiancate
diverse discipline storiche, e ai docenti di tutte le facoltà si raccomandava di far sì che gli studenti
«possano, bene preparati, da se inoltrarsi nelle cognizioni più re[82]condite»3. Insomma:
dall'Università dovevano uscire sudditi colti e fedeli per autonoma convinzione. Questo obiettivo
era perseguito negli studi giuridici anche attraverso l'esposizione critica dei sistemi dei vari autori:
nel corso di diritto naturale venivano esposte le tesi giusnaturaliste, in quello di diritto pubblico
trovava spazio l'analisi delle diverse teorie contrattualiste4.
Tracce di questa impostazione si ritrovano anche nelle tesi di dottorato; nel 1788 una delle quattro
tesi assegnate a Giovanni Battista Pellegrini recitava: «Pufendorfio et Bohemero subscribimus, qui
civitatum originem a malitia improborum hominum, nec non a vi, et metu repetendam opinantur»5;
e Modesto Farina, laureandosi in teologia nel 1794, era chiamato a sostenere che «Sententia illorum, qui originem societatis, et principatus civilis et arbitrariis hominum pactis deducunt,
revelationi et sanae philosophiae adversatur»6: una tesi in cui l'elemento più importante da
sottolineare sembra essere il carattere filosofico-politico dell'argomento, in omaggio
all'impostazione non esclusivamente dogmatica dell'insegnamento e allo spirito giansenista
dominante nella facoltà teologica.
1
Cfr. M. Bernuzzi, La facoltà teologica... cit.
Cfr. M.C. Zorzoli, Le tesi legali cit.
3
Avvertimenti generali per i Professori nella Regia Università di Pavia, in Statuti e ordinamenti... cit., art. 18, p. 218.
4
Piano scientifico per l'Università di Pavia, in Statuti e ordinamenti... cit., pp. 235-236.
5
ASP, Università, facoltà politico-legale, c. 619.
6
ASP, Università, facoltà di teologia, c. 12.
2
Questi elementi, insieme alla migliorata qualità dell'insegnamento e alla maggiore severità adottata
nell'attribuzione dei titoli accademici, ebbero, almeno sugli studenti ticinesi che frequentarono
l'Università di Pavia prima del 1800, effetti assai importanti. Una volta terminati gli studi, molti di
essi raggiunsero posizioni professionali di assoluto prestigio7: il medico Pietro Magistretti8,
originario di Torricella, dopo la laurea si specializzò in oculistica a Vienna e nel 1803 fu chiamato
alla cattedra d'anatomia dell'Accademia di Brera, dove rimase fino alla morte (1831); il sacerdote
luganese Giuseppe Pagani9 divenne rettore del Collegio Gallio di Como; Diego Guicciardi10 si
segnalò come figura di primo piano nella vita politica e diplomatica italiana; il barone Antonio
Marcacci11, locarnese, percorse una brillante carriera politica che lo portò ad essere membro del
Gran Consiglio Elvetico nel 1798 e del Gran Consiglio ticinese nel 1803, prima di
rap[83]presentare ininterrottamente dal 1804 al 1835 la Svizzera come incaricato d'affari a Milano;
Siro Comi12 divenne direttore dell'Archivio Municipale di Pavia, fu il fondatore dell'Archivio
dell'Università e figura di primo piano della vita culturale pavese.
Oltre a queste figure, la cui vita trascorse, in diversa misura, fuori dai confini ticinesi, occorre
segnalare anche una fitta schiera di personaggi che acquisirono in patria notorietà e prestigio,
occupando sovente cariche pubbliche nelle strutture amministrative, giudiziarie e politiche del
Cantone. Paolo Bagutti, Giovanni Battista e Annibale Pellegrini, Antonio Giani, Agostino Magoria
e Maurizio Lepori furono eletti membri del Gran Consiglio13, di cui fecero parte, alternando la loro
presenza in parlamento a incarichi di governo, anche Pietro Catenazzi, Alessandro Franchini,
Giovanni Battista Riva, Giovanni Reali e Angelo Maria Stoppani; Giovanni Battista Pellegrini,
Maurizio Lepori e Francesco Cusa furono giudici nei tribunali cantonali14. Per alcuni di questi
personaggi la carriera politica non fu circoscritta all'ambito del legislativo e dell'esecutivo cantonali:
l'avvocato Annibale Pellegrini15 fu deputato al Gran Consiglio Elvetico negli anni 1798-1800 e
membro della Dieta Federale nel 1803; Giovanni Reali fu tra il 1809 e il 1813 giudice del Tribunale
Cantonale d'Amministrazione e nel 1834 uno dei fondatori del partito moderato; Giovanni Battista
Riva venne eletto nel 1802 viceprefetto nazionale (carica che rifiutò) e fece parte della delegazione
che perorò presso il Melzi, vice presidente della Cisalpina, la causa di Lugano capitale; Francesco
Bernasconi fu sindaco di Mendrisio e giocò un ruolo non secondario nelle vicende che nel 1798
portarono il Mendrisiotto a rimanere nella Repubblica Elvetica.
L'influenza del soggiorno universitario a Pavia, che già si manifesta chiaramente nel cospicuo
numero di studenti che entrarono a pieno titolo nella classe dirigente ticinese dopo il 1798, emerse
in modo ancora più netto in occasione delle lotte che, nel momento della conquistata indipendenza
del Cantone, opposero i fautori dell'annessione del Ticino alla Cisalpina a coloro che tale
annessione osteggiavano. Alla fine del Settecento a Pavia studiò, quasi al gran completo, lo stato
maggiore di quei «patrioti» (o «briganti» come vennero anche chiamati) che auspicavano la
7
Per gli esiti professionali dei Ticinesi che studiarono a Pavia si veda soprattutto: S. Dotta, I Ticinesi nei Consigli della
Confederazione e del Cantone durante il primo secolo di autonomia della repubblica e Cantone del Ticino, 1803-1903,
Locarno, Tipolitografia Artistica, 1902; AA.VV., Dictionnaire historique et biographique de la Suisse cit.; Dizionario
biografico degli Italiani cit.
8
Cfr. S. Franscini, La Svizzera Italiana cit., p. 244; DHBS, a.v.; L. Belloni, L'oculista ticinese Pietro Magi stretti
(1765-1837) ed il suo foglio di immatricolazione e di frequenza nell'Università di Pavia, «Bollettino della Società
Pavese di Storia Patria», Pavia 1950, pp. 109-114.
9
Cfr. DHBS, a . v .
10
Cfr. DBI, a . v .
11
Cfr. DHBS, a.v.
12
12 Cfr. DBI, a.v.
13
Cfr. S. Dotta cit., e DHBS, a.v.
14
Cfr. DHBS, a.v.
15
Per il Pellegrini, come per Reali, Riva e Bernasconi di cui poco dopo, cfr. DHBS alle rispettive voci.
separazione del Ticino dalla Svizzera16; medici come Paolo Bagutti, Ercole Giani, Francesco
Bernasconi, Girolamo e Maurizio Lepori, avvocati [84] come Bartolomeo Papio, Annibale Pellegrini,
Giovanni Reali, Angelo Maria Stoppani, sacerdoti come Giacomo Defilippis, Giuseppe Garovi e
Modesto Farina, tutti accomunati dagli slanci ideali e dagli stimoli culturali assorbiti durante gli
studi universitari, confluirono verso una identica posizione politica rivoluzionaria, a determinare la
quale non erano certo estranee, come rilevava Rinaldo Caddeo, le idee gianseniste: «L'opposizione
era data (...) da una piccola ma pugnace minoranza di sacerdoti e di monaci cresciuti alla scuola
giansenistica (...) e soprattutto dalla borghesia intellettuale che aveva studiato in Pavia od in altre
scuole di Como e di Milano»17.
Tra gli illustri nomi dei Cisalpini studenti a Pavia qualche ulteriore commento merita quello di
Modesto Farina18; il Farina, la cui prima presenza all'Univer-sità come studente data al 1792-93,
durante il soggiorno pavese insegnò teologia presso il locale Seminario, e prima ancora di
conseguire il dottorato (1794) tenne l'incarico di ripetitore presso l'Università tra il 1793 e il 1802.
In seguito divenne Segretario del Ministro del culto a Milano, e coronò la sua carriera ecclesiastica
con la nomina a vescovo di Padova, dove restò fino alla morte.
Tra gli esponenti più in vista dei Cisalpini non lasciò invece a Pavia alcuna traccia Giovanni
Battista Quadri19. Il nome del Landamano non compare infatti né nei registri di immatricolazione,
né in quelli di frequenza, né in alcun altro documento universitario, e ciò malgrado la tradizione
storiografica ticinese lo voglia studente a Pavia. Indizi di una presenza del Quadri all'Università
pure esistono: in una lettera dell'autunno 179720 egli asserisce di essere in attesa della riapertura
dell'Università, e nelle proprie memorie Don Ambrogio Quadri, zio del Nostro, ricorda di aver
visitato nel 1795-96 l'Università di Pavia21, dove il nipote studiava. Purtroppo, come abbiamo già
avuto occasione di sottolineare, i registri universitari presentano una lacuna tra il 1796 e il 1800, e
pertanto la presenza del Quadri non è documentabile. Disponiamo però delle immatricolazioni per
l'anno [85] 1795-96, ma neppure da esse possiamo trarre qualche indicazione della presenza del
futuro Landamano a Pavia. Il totale silenzio delle fonti universitarie non è d'altra parte sufficiente
per risolvere definitivamente la questione; l'ipotesi più probabile è che il Quadri sia stato uno tra i
tanti Ticinesi che all'università si recarono come uditori, oppure che le turbolenze politiche del
periodo lo abbiano indotto a riconsiderare il proposito di compiere a Pavia i propri studi,
interrompendoli dopo aver frequentato per un breve periodo22.
16
Sul partito dei «patrioti» si veda R. Caddeo, Giansenisti, Giacobini e patriotti ticinesi prima della rivoluzione del
1798, « Archivio Storico della Svizzera Italiana», Bellinzona 1936. pp. 170-197.
17
R. Caddeo cit., p. 181.
18
Cfr. G.A. Oldelli , cit. p. 84, e DBI, a.v.
19
Gli studi pavesi del Quadri sono stati oggetto di ripetute indagini; la posizione più radicale è senz'altro quella di F.
Bertoliatti, La menzogna come abito mentale di Giovan Battista Quadri, «Rivista storica ticinese», Bellinzona 1943, p.
819; Bertoliatti sostiene che il Quadri non studiò mai a Pavia, e che le dichiarazioni del Landamano riguardo ai suoi
studi universitari sarebbero del tutto menzognere. Altri storici riferiscono del Quadri studente a Pavia, senza mai
tuttavia citare le fonti: cfr. G. Rossi e E. Pometta cit., p. 231; G. Calgari e M. Agliati, Storia della Svizzera, Lugano,
Fondazione Ticino Nostro, 1969, vol. II, p. 17; A. Galli, Notizie storiche sul Canton Ticino, Lugano-Bellinzona, Istituto
Editoriale Ticinese, 1937, p. 94. Sulla partecipazione del Quadri ai fatti del 1798 si veda G. Martinola, Il Quadri
Cisalpino, « BSSI», 1979.
20
La lettera del Quadri è riportata in E. Talamona, Il Landamano G.B. Quadri dei Vigotti, Lugano, Tipografia Luganese
Sanvito e C., 1928.
21
Cfr. M. Medici, Storia di Mendrisio, Mendrisio, Edizioni Banca Reiffeisen di Mendrisio, 1980, vol. II, p. 1021.
22
Si tenga presente che anche se il Quadri fosse stato a Pavia, difficilmente avrebbe potuto compiervi l'intero corso di
studi: anche ammettendo che frequentasse come uditore per l'anno 1797, la sua partecipazione alla rivoluzione del 1798
in Ticino da un lato, e la precedente frequenza del Collegio Elvetico dall'altro, restringono drasticamente i tempi degli
eventuali studi pavesi.
1800-1814
A Pavia studiò invece sicuramente Antonio Quadri23, fratello di Giovanni Battista, che conseguì la
laurea in legge nel 1803. Antonio Quadri fu una figura tutt'altro che secondaria nel Ticino del primo
Ottocento; oltre che collaboratore politico del fratello, fu membro della Dieta e contribuì alla
redazione del Codice Penale e del Codice di Procedura Penale e Civile.
Così come Antonio Quadri, numerosissimi studenti che uscirono dall'università di Pavia negli anni
tra il 1800 e il 1814 fornirono il loro contributo alla nascita e alla crescita del Ticino: per quanto
attiene alla stesura dei già citati codici, ne furono incaricati anche24 Giovanni Battista Bustelli e
Giovanni Battista Monti; successivamente, nel 1837, Corrado Molo, Francesco Orlandi, Domenico
Galli e Pietro Rossi fecero parte della commissione incaricata di redigere il Codice Civile.
Sempre nel campo del diritto gli ex universitari a Pavia si segnalarono per l'attività di giudice25, sia
nei tribunali distrettuali (Germano Bruni a Bellinzona, Secondo Magetti e Giuseppe Righetti a
Locarno, Antonio Vegezzi a Lugano), sia in quello cantonale (di cui furono membri Matteo Galli,
Pietro Gabuzzi, Antonio Monti, Giovanni Mariotti, Giuseppe Molo, Francesco Orlandi, Andrea
Tatti, Bartolomeo e Felice Rusca, Stefano Riva).
[86] Anche in campo politico molte furono le figure di rilievo che nei primi anni del secolo XIX
compirono la propria formazione culturale a Pavia26: qui infatti avevano studiato leaders politici
come Giacomo Angelo Lotti, ultimo landamano ticinese; Francesco Orlandi, che fu tra i fondatori
del partito conservatore; Bernardo Vanoni, che guidò il partito del Quadri dopo il 1830; Domenico
Galli, esponente di spicco del partito radicale; Corrado Molo, che fu a capo del partito moderato dal
1834. Vasta anche la rappresentanza in Gran Consiglio (sui cui banchi sedettero oltre trenta
«pavesi») e in Consiglio di Stato, in cui operarono, oltre ai già citati Antonio Monti, Corrado Molo,
Bernardo Vanoni, Domenico Galli e Giuseppe Molo, anche Carlo Lepori, Manfredo Bernasconi,
Gioacchino Masa, Giovanni Mariotti, Alessandro e Giovan Battista Rusca, Carlo Caglioni,
Giuseppe Reali, Pietro Peri e Giacomo Luvini-Perseghini. Ma forse il dato che meglio illustra
l'intenso rapporto intercorso nei primi anni dell'Ottocento tra Ticino e Università di Pavia è quello
relativo alla composizione del Consiglio di Stato formatosi con la rivoluzione del 183927: ben
cinque dei suoi nove membri (Domenico Galli, Giuseppe Molo, Gioacchino Masa, Giuseppe Reali e
Manfredo Bernasconi), quindi la maggioranza, avevano alle spalle studi all'ateneo pavese negli anni
anteriori al 1815, uno (Giuseppe Filippo Lepori) lo avrebbe frequentato a partire dal 1818; e a Pavia
avrebbe studiato, intorno al 1830, anche il nuovo Segretario di Stato, Giovanni Battista Pioda, di cui
avremo occasione di riparlare28.
Qualche approfondimento si impone invece subito per la figura di Giacomo Luvini-Perseghini: il
Luvini, come viene più brevemente indicato nei registri di immatricolazione, si iscrisse
all'Università nel 1813 e conseguì la laurea in legge nel 181629. Nella sua carriera politica fu
sindaco di Lugano, a più riprese deputato alla Dieta, membro del Consiglio Nazionale e del
23
Cfr. DHBS, a.v., e S. Franscini cit., p. 245.
Su G.B. Bustelli cfr. S. Franscini cit., p. 245; su G.B. Monti cfr. DHBS, a.v.; per gli autori del Codice Civile cfr. S.
Franscini cit., p. 377.
25
Sull'organizzazione della giustizia nel Canton Ticino del primo Ottocento cfr. S. Franscini cit., pp. 375-396, e F.
Bolla, I primi codici civile e penale dell'Ottocento Ticinese, «Scuola Ticinese », n. 94, Bellinzona, novembre 1981, p.
38; per i personaggi che seguono cfr. DHBS, alle rispettive voci.
26
Per gli uomini politici che seguono cfr. S. Dotta cit., e DHBS, alle rispettive voci.
27
Cfr. S. Dotta cit., p. 113.
28
Ibid., p. 115.
29
ASP, Università, registri, n. 233. Sul Luvini si veda M. Agliati, Gli uomini del 1830, «Scuola Ticinese», n. 78,
Bellinzona, dicembre 1979, p. 46.
24
Consiglio degli Stati, rappresentante della Confederazione presso il governo provvisorio milanese
nel 1848 e comandante di divisione durante la guerra del Sonderbund.
Insieme al Luvini (e al già citato Quadri) altri membri della Dieta furono30 Luigi Camozzi,
Domenico Galli, Carlo Lepori, Giuseppe Molo (che ricoprì, così come Giovanni Mariotti e Pietro
Gabuzzi, anche la carica di sindaco di Bellinzona) e Luigi Catenazzi.
La figura del Catenazzi (che oltre che politico fu uomo di lettere, storico e direttore del Liceo di
Como) ci porta, quasi necessariamente, a parlare di uno dei [87] momenti più drammatici della storia
del giovane Canton Ticino: quella «rivoluzione di Giubiasco» del 181431 in cui il Catenazzi ebbe
parte come segretario della seconda Consulta Ticinese e membro della Commissione incaricata di
elaborare una nuova costituzione. A fianco del Catenazzi in tale occasione si trovarono altre figure
di primo piano della vita politica ticinese del tempo: gli avvocati Angelo Maria Stoppani, Giovanni
Battista Monti, Gian Domenico De Giorgi, Pietro Rossi e Fulgenzio Rusconi, nonché i medici
Germano Bruni, Gioacchino Masa e Giovanni Battista Masella; tutti ex studenti pavesi, e ora uniti
dal fervore politico nel difficile tentativo di opporsi ai duri esiti della Restaurazione, in una prima
difesa degli ideali liberali per i quali molti di loro si sarebbero anche in seguito impegnati. Molti,
ma non tutti: perché all'avvocato Stoppani sarebbe toccata da lì a poco una fine tragica32, che lo
avrebbe accomunato nella perdita della vita per motivi politici ad altri due ex studenti pavesi: quei
Bartolomeo Papio e Gerolamo Lepori uccisi nella reazione del 179933.
Così, dal 1798, anno in cui il Ticino aveva acquistato l'autonomia dai Cantoni transalpini, alla fine
della Repubblica Elvetica, gran parte della classe a cui il nuovo Cantone aveva affidato le proprie
sorti e dalla quale sarebbe stato retto anche in seguito, si era formata all'Università di Pavia. Ma in
questa classe dirigente non erano presenti solo uomini politici, giudici o amministratori, ma anche
medici e farmacisti, insegnanti e ingegneri, che col loro lavoro spesso oscuro contribuirono al
progresso sociale e civile del Ticino del primo Ottocento. Se alcuni di essi ebbero modo di provare
le proprie qualità in patria34 (come Pietro Peri, che fu tra l'altro direttore del Liceo Cantonale; o
come l'ingegnere Rocco Von Mentlen, a cui si devono i piani del teatro di Bellinzona), altri furono
costretti a cercare fortuna soprattutto all'estero, spesso in Italia. Prospero Franchini35 fu capo del
Genio Civile della provincia di Como e quindi direttore delle pubbliche costruzioni per la
Lombardia; Giacomo Fumagalli divenne ispettore dei canali della Lombardia e lavorò alla
costruzione del naviglio tra Milano e Pavia; Luigi Santini collaborò alla costruzione del ponte di
Boffalora e costruì la Borsa di Trieste; Carlo Donati fu alle dipendenze dello Stato [88] Pontificio,
diresse i lavori di bonifica delle paludi presso Terracina e fu nominato direttore dei lavori civili e
militari per l'Umbria e la Sabina; Pietro Bianchi nel 1812 venne chiamato a dirigere gli scavi
archeologici a Roma e a Pompei, fu nominato direttore delle antichità di Roma e del Regno delle
Due Sicilie e lavorò a lungo come architetto alle dipendenze dei Borboni di Napoli.
Infine vi fu chi all'estero fu attratto dalle vicende militari: così36 per il medico Martino Rossi, che
come volontario si arruolò nelle truppe del Regno d'Italia per prestare la propria opera nella
30
Sui Ticinesi membri della Dieta cfr. S. Dotta cit., p. 11.
Sui fatti del 1814 in Ticino cfr.: G. Martinola, Il gran partito della libertà, Locarno, Dadò, 1983; R. Ceschi, Il
Cantone Ticino nella crisi del 1814, “AST», Bellinzona 1973, 1974, 1975.
32
Angelo Maria Stoppani morì in carcere apparentemente suicida. Sulle cause della sua morte si veda G. Martinola, La
vera morte di Angelo Stoppani, «BSSI», Bellinzona 1950, con la relativa ampia ricostruzione del dibattito storiografico
precedente.
33
Bartolomeo Papio e Gerolamo Lepori furono uccisi durante i sanguinosi avvenimenti della reazione del 1799: il
primo a Lugano, il 29 aprile; il secondo sulla strada di Gandria, qualche tempo dopo.
34
Sul Peri si veda M. Agliati, Gli uomini del 1830 cit.
35
Sugli ingegneri si veda G. Mondada, Strade e Ponti, «Scuola Ticinese», n. 78, Bellinzona, dicembre 1979, p. 28.
36
Sui personaggi seguenti cfr. DHBS, alle rispettive voci.
31
campagna del 1805; per Manfredo Bernasconi, ufficiale al servizio di Napoleone; per l'avvocato
Giovanni Battista Stoppani, che fu tra i tanti Ticinesi che nel 1848 presero le armi per la causa
dell'indipendenza italiana.
1815-1830
Un notevole apporto alla vita politica e civile del Cantone si verificò anche da parte dei Ticinesi che
a Pavia studiarono negli anni della Restaurazione. Ventinove di essi furono eletti al legislativo
cantonale37 e tredici vennero chiamati a ricoprire la carica di Consigliere di Stato.
Tranne Agostino Bonzanigo, che dimissionò dopo pochi mesi dall'elezione, e Giovanni Fraschina,
che rifiutò la carica, tutti38 ricoprirono anche altre importanti funzioni pubbliche. Giovanni Jauch
rappresentò il Ticino al Consiglio Nazionale e a quello degli Stati; Giuseppe Filippo Lepori fu uno
dei preparatori della rivoluzione liberale del '39, membro del governo che ne scaturì e redattore, con
Stefano Franscini, dell'«Amico del popolo»; Carlo Lurati, tra i principali esponenti del partito
radicale, collaborò all'«Osservatore del Ceresio», fu insegnante al Liceo Cantonale e tra i fondatori
della Società Ticinese di Utilità Pubblica; Carlo Morosini fu giudice al tribunale cantonale e
aiutante di campo del Luvini-Perseghini nella campagna del Sonderbund; Giovanni Battista Riva,
uno dei fondatori del partito moderato, e Giovanni Nessi vennero eletti alla Dieta federale; Pietro
Romerio, Giuseppe e Rodolfo Rusconi furono giudici rispettivamente del tribunale militare, di
quello cantonale e di quello del distretto di Bellinzona.
Anche tra i rappresentanti in Gran Consiglio molti furono gli ex pavesi che si misero in luce al di
fuori dell'attività politica39: Pietro Avanzini, tra le figure di maggior spicco del cattolicesimo
ticinese dell'Ottocento, fu a capo del «Credente Cattolico» e della società Pio X, nonché tra i
fondatori della scuola secondaria di [89] Curio e del collegio San Giuseppe di Locarno; Francesco
Lucchini e Carlo Frasca divennero giudici del tribunale di Lugano, città di cui il Frasca fu anche
sindaco; Felice Bianchetti ricoprì la carica di primo cittadino a Locarno, diresse il locale ginnasio e
coronò la carriera di uomo di legge con la nomina a giudice supplente del Tribunale Federale;
Angelo Soldini venne eletto sindaco di Mendrisio, fu giudice del tribunale della città e membro di
quello cantonale.
Da non dimenticare inoltre40 Fedele Orelli e Domenico Gioacchino Sacchi, giudici del tribunale
cantonale; Benigno Soldini, che fu membro del Consiglio Nazionale, sindaco di Chiasso, e che
prese parte all'insurrezione milanese delle cinque giornate; Benedetto Pometta, Giuseppe Quadri e
Angelo Somazzi, esponenti di primo piano del partito conservatore; Carlo Nobile41, che dopo aver
diviso la giovinezza tra Ticino e Lombardia, tornò a Trieste, sua città natale, dove ricoprì come
medico vari incarichi pubblici, si batté per l'affermazione dei principi liberali e fu per tale motivo
fatto oggetto delle attenzioni delle autorità austriache; i fratelli Pietro e Rocco Bonzanigo42, il primo
ingegnere, il secondo avvocato, sindaco di Bellinzona e membro del Consiglio Nazionale, che nel
1840 aprirono la prima filatura di seta a Bellinzona; furono in Ticino tra i primi esponenti di una
borghesia che, conscia del mutare dei tempi, individuava ormai nell'investimento manifatturiero, e
37
Cfr. S. Dotta cit., passim.
Sui personaggi seguenti cfr. DHBS, alle rispettive voci e S. Dotta cit., passim.
39
Sui personaggi seguenti cfr. DHBS alle rispettive voci.
40
Sui personaggi seguenti cfr. DHBS alle rispettive voci.
41
Su Carlo Nobile si veda A. Tanzi, Cenno biografico del dottor Carlo Nobile, Trieste, Editrice la Società di Milensa,
1866.
42
Cfr. DHBS, a.v.
38
non più nella proprietà terriera, la strada maestra da percorrere per perseguire lo sviluppo
economico del Cantone, e mandava i propri figli a formarsi culturalmente a Pavia: non è un caso
che qui, insieme ai Bonzanigo, studiasse anche Alessandro Bollina (il cui padre nel 1847 creava una
manifattura di candele a Mendrisio)43. Qualche anno più tardi, nel 1846, avrebbero frequentato le
aule dell'Università pavese anche Giacomo Franzoni (figlio di quel Tommaso che nel 1853 avrebbe
aperto la cartiera di Tenero)44 e Antonio Bossi45, destinato a diventare in seguito eminente figura del
mondo imprenditoriale ticinese.
Ma tra tutti i personaggi che studiarono a Pavia negli anni 1815-30, due emersero in modo
particolare: Giovanni Battista Pioda e Natale Vicari. Il Pioda46, che a Pavia studiò per due anni
senza conseguirvi la laurea, percorse passo dopo passo tutti i gradini della carriera politica,
diventando una delle figure più note non solo del Ticino, ma di tutta la Confederazione. Dopo aver
ricoperto la [90] carica di segretario di Stato dal 1839 al 1842, fu eletto nell'esecutivo cantonale,
passò prima alla Dieta e poi al Consiglio Nazionale, fino a divenire dal 1857 al 1864 Consigliere
Federale. Successivamente fu rappresentante della Confederazione presso il Regno d'Italia, incarico
che tenne dal 1864 al 1882, anno della morte.
Natale Vicari47 fu tra i capi del partito radicale ticinese; a partire dal 1830 venne ripetutamente
eletto al Gran Consiglio, di cui fu anche presidente; dopo essere divenuto membro della Dieta nel
1845, fu eletto deputato al Consiglio degli Stati (1850-58), entrando poi, dal 1860 al 1868,
nell'esecutivo cantonale. Fu colonnello dell'esercito svizzero e giudice del Tribunale Militare, ma
occorre ricordarlo anche per l'apporto fornito alla causa dell'indipendenza italiana nel 1848, quando
operò a fianco dell'esercito piemontese nell'assedio di Peschiera, al comando di una colonna di
volontari.
Il contributo al Risorgimento italiano
Nella formazione agli ordini di Natale Vicari48 militarono, oltre al medico Giovanni Battista
Muschietti, che del Vicari era stato compagno d'Università, diversi altri Ticinesi che avevano
compiuto gli studi a Pavia negli anni tra il 1830 e il 1848: Giacomo Zezi, che fu il capitano della
seconda compagnia, Benigno Zaccheo e Filippo Pagnamenta, che ebbero il grado di tenente,
Francesco Fraschina, Giulio Pocobelli, Antonio Soldati e Giuseppe Biondi.
Il 1848 mostrò appieno quale fucina di fautori dell'indipendenza italiana fosse stata l'Università di
Pavia nel ventennio precedente: il contributo ticinese alle lotte dei patrioti italiani si era espresso
fino a quel punto soprattutto nell'aiuto agli esuli politici e nell'adesione agli ideali mazziniani; fin
dai primi anni '30 si erano stretti intorno a Mazzini, profugo a Lugano49, vari Ticinesi, tra cui
Giovanni Battista Pioda, e dal 1834 era viva in Ticino una cellula della Giovane Europa a cui
avevano aderito, tra gli altri, i bellinzonesi Giovanni e Vittore Jauch, e il medico malcantonese
43
Cfr. M. Medici cit., p. 1416.
Cfr. B. Varenna e G. Respini, Discorsi pronunciati sulla tomba di Tommaso Franzoni, Bellinzona, Tipolitografia
Cantonale, 1878.
45
Cfr. DHBS, a.v.
46
Ibidem.
47
Ibidem.
48
I nomi degli appartenenti alla colonna Vicari sono in G. Rossi e E. Pometta cit., pp. 397-401. Sulle attività della
colonna Vicari cfr. G. Martinola, I Ticinesi volontari nelle guerre d'Italia, «Scuola Ticinese», n. 94, Bellinzona,
novembre 1981, p. 14.
49
Cfr. G. Martinola, I mazziniani del Ticino, «Scuola Ticinese», n. 86, Bellinzona, novembre 1980, p. 87.
44
Agostino De Marchi, di cui avremo ancora occasione di parlare. Se non servì a evitare il fallimento
dei ripetuti tentativi insurrezionali in Italia, l'attività dei mazziniani in Ticino ebbe notevoli effetti
nell'opera di propaganda della causa nazionale italiana, come si vide in occasione del '48.
[91] Fu infatti in occasione della rivoluzione milanese e della prima guerra d'indipendenza che
maturò in molti Ticinesi la decisione di passare al diretto intervento armato contro l'Austria.
All'insurrezione delle cinque giornate presero parte, oltre al già citato Benigno Soldíni, anche
Benigno Zaccheo e Ermenegildo Rossi, mentre nella guerra operarono50, contemporaneamente alla
colonna del Vicari, anche il medico Carlo Lurati, Fulgenzio Chicherio, Giovanni Fraschina, ancora
il Soldini (tutti volontari nella formazione dell'Arcioni) e Augusto Fogliardi (che prese parte alle
operazioni militari di Sommacampagna). Inoltre alcuni Ticinesi che avevano frequentato a Pavia
per poi spostarsi all'Università di Pisa entrarono a far parte delle formazioni degli studenti toscani:
Alessandro Belloni, Paolo Borelli e Angelo Molo51.
Benigno Zaccheo e Filippo Pagnamenta si distinsero ulteriormente nel 1859, allorché presero parte
alla seconda guerra d'indipendenza; il Pagnamenta, entrato a far parte dell'esercito francese,
combatté contro gli Austriaci nello scontro di Magenta, dove fu decorato con medaglia d'oro. Nello
stesso anno anche Antonio Lurati partiva nuovamente per la Lombardia, ancora come volontario ma
non più come combattente: il medico ticinese si pose infatti al seguito di Henry Dunant, che sotto il
simbolo della Croce Rossa si prodigava instancabilmente nel soccorso ai soldati feriti. L'anno
successivo sarebbe stato di nuovo Giacomo Zezi a prendere le armi, partecipando alla spedizione
garibaldina nell'Italia del sud da cui sarebbe scaturita l'unità della penisola.
1830-1848
Negli anni 1830-48 ad uscire dall'Università di Pavia non furono soltanto uomini d'armi: se un
personaggio come Filippo Pagnamenta52 restò per tutta la vita legato all'ambiente militare
coronando la propria carriera con la nomina a generale dell'esercito italiano, Augusto Fogliardi, che
fu il maggior esperto militare del Ticino dell'Ottocento, e Giuseppe Fratecolla, che nell'esercito
svizzero giunse a coprire alti gradi e incarichi di responsabilità, furono anche uomini politici,
ricoprendo entrambi la carica di membro del Consiglio degli Stati, ed il Fogliardi anche quella di
deputato al Consiglio Nazionale.
53
[92] Ad affiancarli in tali responsabilità troviamo un folto gruppo di ex studenti a Pavia : al
Consiglio degli Stati sedettero Ernesto Bruni e Giovanni Airoldi, che dall'inizio degli anni
Cinquanta furono tra i capi dell'estrema sinistra radicale; Sebastiano Beroldingen, Luigi Bolla,
Costantino Monighetti (che ricoprì la carica di primo cittadino di Biasca), Carlo Donato Olgiati,
Ermenegildo Rossi e Benigno Zaccheo. Al Consiglio Nazionale vennero invece eletti Antonio Bossi
(presidente della Società Svizzera di Pubblica Utilità nel 1892-1893), Massimiliano Magatti
(autorevole esponente del partito conservatore), Carlo Pasta e Michele Pedrazzini (dal 1872 tra i
redattori della «Riforma Federale»).
50
Cfr. G. Martinola, I Ticinesi volontari... cit.
Il Belloni si iscrisse a Pavia agli studi di medicina il 15 novembre 1842, abbandonando dopo tre anni (ASP,
Università, registri, nn. 642, 643, 644); Paolo Borelli fu a Pavia per seguire gli studi di medicina solo nell'anno
scolastico 1844-45 (ASP, Università, registri, n. 644); Angelo Molo seguì nel 1844-45 il primo anno di ingegneria
(ASP, Università, registri, n. 91).
52
Per Pagnamenta, Fogliardi e Fratecolla si veda DHBS, alle rispettive voci.
53
Per l'Airoldi e i personaggi che seguono cfr. DHBS, alle rispettive voci.
51
Alcuni di questi uomini ricoprirono cariche politiche pure a livello cantonale54: Sebastiano
Beroldingen, Bolla, Bruni, Magetti e Rossi fecero parte del Consiglio di Stato Ticinese, nel quale
entrarono altresì Francesco Beroldingen (dal 1856 al 1884 sindaco di Mendrisio), Cristoforo
Cattaneo, Giacomo Francesco Giudici, Damiano Mariotti, Pietro Pollini, Antonio Corecco, Luigi
Rusca, Giuseppe Von Mentlen e Bartolomeo Varenna, che fu anche sindaco di Locarno, direttore
del ginnasio cittadino e collaboratore del giornale radicale Democrazia.
L'organismo politico a cui i Ticinesi che avevano studiato a Pavia tra il 1830 e il 1848 diedero il
contributo quantitativamente più rilevante fu però il Gran Consiglio: nel legislativo cantonale
entrarono ben 59 ex studenti a Pavia, a conferma di un continuo e consistente apporto alla vita
politica del Cantone.
Sempre per lo stesso periodo, molti furono gli studenti di legge che entrarono a far parte della
magistratura55: Angelo Baroffio (che fu anche storico e presidente del Gran Consiglio nel 1856),
Francesco Borella, Francesco Lampugnani (giudice al tribunale distrettuale di Lugano e al tribunale
cantonale), Pietro Picchetti (membro del tribunale militare), Pietro Pollini (dal 1853 al 1871
procuratore generale), Celestino Pozzi, Edoardo Riva (che si segnalò anche come letterato), Marco
Sciolli, Vittore Scossa Baggi, Casimiro Tatti, Giacinto Vassalli, Giovanni Zeglio, Giacomo Zezi e i
già citati Mariotti, Monighetti, Rossi e Von Mentlen; inoltre Giuseppe Maggini e Carlo Donato
Olgiati vennero chiamati al Tribunale Federale come giudici supplenti e Francesco Albrizzi allo
Stato Maggiore giudiziario federale56.
Più d'uno anche gli ex studenti a Pavia che ebbero incarichi amministrativi o si distinsero in campo
politico pur senza diventare membri del governo57: Rodolfo Cattaneo fu sindaco di Faido e autore di
opere storiche; Pietro Fontana fu primo cittadino di Tesserete e tra i fondatori della locale scuola
secondaria; Cirillo [93] Jauch ricoprì la carica di segretario redattore del Gran Consiglio; Guglielmo
Pedrazzini ebbe parte nella fondazione del partito moderato; Vittore Scazziga fu tra i maggiori
esponenti del partito conservatore, collaboratore della «Nuova Gazzetta del Canton Ticino» e
membro, insieme all'Olgiati, della commissione che procedette alla revisione del codice penale;
Alessandro Belloni, Giovanni Battista Bossi e Carlo Prada presero parte ai lavori della costituente
del 1891, e il Prada anche di quella del 1892, con cui si cercò di riportare ordine e tranquillità nel
Cantone dopo le turbolenze politiche degli anni precedenti58.
Una citazione particolare è poi doverosa per Agostino De Marchi, che tra tutti gli studenti del
periodo fu senz'altro quello a cui toccò la carriera politica più prestigiosa59. Espulso dall'Università
di Pavia dopo tre anni di studio, De Marchi continuò gli studi in Francia, prima a Montpellier e poi
a Parigi. Fervente liberale e mazziniano, prese parte alla rivoluzione ticinese del 1839 e contribuì
alla repressione della controrivoluzione del 1841. Fu eletto in Gran Consiglio, poi alla Dieta, al
Consiglio Nazionale e al Consiglio degli Stati. Negli anni 1848-1861 e 1868-1876 fu membro del
governo cantonale, e dal 1875 alla morte (1890) sindaco di Astano.
Esiti professionali di un certo rilievo furono anche quelli conseguiti da60 Carlo Fraschina (che fu
ingegnere alle dipendenze del Cantone), Luigi Fontana (a cui si deve la costruzione dell'ospedale di
54
Cfr. S. Dotta cit., passim.
Per i personaggi seguenti cfr. DHBS, alle rispettive voci.
56
Cfr. S. Dotta cit., p. 181.
57
Per i personaggi che seguono cfr. DHBS, alle voci corrispondenti.
58
Sulle vicende politiche ticinesi del secondo Ottocento si vedano: G. Rossi e E. Pometta cit.; M. Agliati, L'alternanza
dei regimi, « Scuola Ticinese», n. 102, Bellinzona, dicembre 1982, p. 4; R. Ceschi, Ottocento ticinese, Dadò, Locarno,
1986.
59
Cfr. DHBS, a.v.
60
Sui seguenti personaggi si veda DHBS, alle voci corrispondenti.
55
Mendrisio), Francesco Porta (che emigrò a Rio de Janeiro e lavorò alle prime linee ferroviarie
brasiliane), al già ricordato Carlo Prada (che prestò la sua opera d'ingegnere alla costruzione della
ferrovia adriatica) e al medico Carlo Cioccari, che fu giornalista, scrittore e dal 1878 medico del
governo egiziano.
1849-1859
Per quanto concerne infine gli anni 1849-1859, forse a causa del calo delle iscrizioni determinato
dai difficili rapporti con l'Austria, il numero degli studenti pavesi che ebbero un ruolo determinante
nella vita politica e civile del Cantone si ridimensionò notevolmente: nessuno tra gli studenti di
questo periodo ricoprì cariche federali o nell'esecutivo cantonale, e solo dodici furono gli eletti al
Gran Consiglio. Tra essi61 Firmino Pancaldi rinunciò alla carica perché eletto giudice [94] del
tribunale distrettuale di Locarno, mentre Vincenzo Ciseri e Ercole Andreazzi fecero anche parte
rispettivamente della prima e della seconda Costituente all'inizio degli anni '90, e l'ingegnere Carlo
Quirici lavorò alla ferrovia del Gottardo e si segnalò come storico e scrittore d'arte.
Figure di primo piano della vita ticinese furono invece Pietro Mola e Vincenzo Molo. Il Mola62 fu
tra i principali dirigenti del partito radicale, presiedette il Gran Consiglio (a cui fu eletto
ininterrottamente dal '59 all'84, anno della morte) nel 1868 e nel 1874; fu inoltre istruttore in capo
delle truppe ticinesi e nel 1877 venne nominato colonnello brigadiere dell'esercito.
Vincenzo Molo63 rappresentò invece tra i Ticinesi a Pavia l'unica personalità ecclesiastica di rilievo
dopo Modesto Farina; ordinato sacerdote nel 1856 e laureatosi l'anno dopo in diritto, insegnò al
Seminario di Milano e fu vicerettore del Collegio Lombardo di Roma. Nel 1887 fu nominato
amministratore apostolico della diocesi di Lugano e vescovo di Bellinzona; svolse un ruolo di primo
piano nell'elaborazione della legge del 1886 che regolava i rapporti tra Stato e Chiesa e promosse la
costruzione del seminario diocesano. Fu anche canonico e arciprete di Bellinzona e nel 1895 venne
nominato prelato domestico del Papa. Morì a Lugano nel 1904.
Bilancio complessivo
Se si ripercorrono, per sommi capi, i principali episodi della storia ticinese dal 1798 alla fine del
secolo XIX, ben poche sono le occasioni in cui tra i protagonisti non compaiano personaggi di
formazione pavese. Dalle lotte politiche sviluppatesi nel 1798 ai fatti della rivoluzione liberale del
1814, dalla riforma del 1830 alla rivoluzione del 1839, e poi anche in seguito, pochi sono i
protagonisti della vita politica ticinese che non fecero almeno una apparizione, seppur in taluni casi
fugace, all'Università di Pavia. Al di là delle cariche ricoperte da ciascuno, ciò che più è importante
è il contributo complessivo fornito alla vita politica del Cantone: 148 parlamentari64, 42 membri del
61
Cfr. S. Dotta cit., passim.
Cfr. DHBS, a.v.; il Mola studiò legge a Pavia negli anni 1850-52 come privatista, appoggiandosi allo studio Triaca di
Como (ASP, Università, registri, n. 195 e n. 215).
63
Cfr. DHBS, a.v., e AA.VV., Le chiese collegiate della Svizzera Italiana, Berna, Francke, 1984, p. 81. Vincenzo Molo
si iscrisse come privatista alla facoltà di legge nell'anno scolastico 1850-51 e si laureò il 6 novembre 1858 (ASP,
Università, registri, nn. 109, 195, 215, 216, 233).
64
Cfr. S. Dotta cit., passim.
62
governo, tre segretari di Stato65, la maggior parte degli uomini che guidarono i partiti ticinesi
durante l'Ottocento. Né sono solo questi gli unici indicatori di qualche rilievo: per parlare non più
[95] delle vicende politiche, ma di quelle civili, non si può tralasciare il fatto che a Pavia si era
formata la grande maggioranza della classe medica ticinese. Nell'elenco ufficiale degli abilitati
all'esercizio della professione nel 185066, 78 medici su 115 risultavano di formazione universitaria
pavese: 19 su 20 nel Mendrisiotto, 35 su 56 nel Luganese, 10 su 11 nel Bellinzonese, 8 su 19 nel
Locarnese e in Valle Maggia, 7 su 9 nelle Tre Valli. Si tratta di dati assai significativi, ulteriormente
confermati dagli elenchi dei medici militari67 ticinesi, che per gli anni 1822-1872 riportano 67 nomi
di ex studenti pavesi su un totale di 116.
Sempre dalle fonti militari emerge un altro dato significativo, concernente non più il settore medico
ma quello della giurisprudenza68: tra il 1828 e il 1859 dei dieci ufficiali entrati a far parte dello Stato
Maggiore Giudiziario Ticinese otto avevano compiuto gli studi a Pavia; un dato che se integrato con
quello degli oltre quaranta giudici che operarono nei vari tribunali ticinesi, attesta definitivamente
l'apporto fornito dagli studenti pavesi all'amministrazione della giustizia nel Cantone.
Certamente il ruolo di Pavia nella formazione della classe dirigente ticinese dell'Ottocento, per
quanto importantissimo, non fu esclusivo; molti studenti fecevano a Pavia brevi apparizioni, vuoi
perché provenienti da altre sedi universitarie, vuoi perché trasferitisi in seguito in altri atenei per
terminare gli studi. I registri dell'Ottocento attestano studenti trasferitisi a Pavia dall'Università
svizzera di Friburgo69 (Carlo Bonzanigo nel 1833, Giuseppe Bertazzi e Cristoforo Cattaneo nel
1844), da quella di Siena (Napoleone Biondina nel 1852), da quella di Parma (Davide Daldini nel
1859), da quella di Pisa (Lazzaro Ruvioli nel 1856), da quella di Padova (Angelo Somazzi nel
1826), e certamente in alcune di queste città (ma anche in altre, tra cui Bologna e Roma) andarono a
conseguire la laurea alcuni degli studenti che a Pavia non terminarono gli studi. Né si può
dimenticare la concorrenza che Pavia ebbe a subire dalle università tedesche e soprattutto dal
Politecnico di Zurigo, che a partire dal 1854 costituì un'allettante alternativa per coloro che
vedevano la frequenza a Pavia troppo esposta all'incertezza della situazione politica.
Fino al 1860 la presenza dei Ticinesi a Pavia fu senza dubbio favorita dall'esistenza di una folta
colonia di emigrati in Lombardia e nella stessa città: erano i rappresentanti di un'emigrazione che
dal punto di vista sociale si presentava estremamente variegata, comprendendo al tempo stesso
liberi professionisti e uo[96]mini di condizione sociale ed economica popolare, come testimoniano i
dati dei registri di immatricolazione alla voce «professione paterna»70. I Ticinesi domiciliati a
Milano, Pavia, Cremona, Bergamo, Lodi — solo per citare le località più frequentemente indicate
— sono possidenti (come i Lucchini di Bergamo e di Cremona), avvocati (come il padre di
Ermenegilo Rossi, abitante a Milano), medici (come Davide Buzzi, padre di Luigi, o Giuseppe
Ruvioli, padre di Francesco, domiciliati rispettivamente a Varese e a Cremona), ingegneri
(Giovanni Battista Crippa, padre di Achille, a Milano); ma esistono anche semplici negozianti
(Giovanni Beretta, padre di Filippo, a Pavia; Carlo Antonio Martinetti, padre di Vincenzo, a
Milano) sulla cui collocazione sociale non ci si deve lasciar trarre in inganno. La qualifica di
«negoziante» indica talvolta la condizione di lattivendolo (Frippi) o di prestinaio (Cioccari), così
65
Cioè Giovanni Reali, Giovanni Battista Pioda e Giacomo Pfyffer-Gagliardi; cfr. S. Dotta cit., p. 115.
Cfr. l'Annuario della Repubblica e Cantone del Ticino, Tipolitografia Cantonale, Bellinzona-Locarno, 1850.
67
Cfr. S. Dotta cit., pp. 169-172.
68
Ibid., p. 181.
69
ASP, Università, registri, n. 179 (Carlo Bonzanigo), n. 211 (Bertazzi), n. 190 (Cattaneo), n. 196 (Biondina), n. 661
(Daldini), n. 78 (Somazzi).
70
Cfr. Appendice I.
66
come quella di possidente comprende una vasta gamma di condizioni economiche, da quella del
piccolo proprietario a quella del ricco borghese terriero.
Questa osservazione vale ovviamente non solo per gli emigrati, ma anche per i residenti in patria, e
completa il quadro della situazione sociale degli studenti ticinesi a Pavia che già in precedenza
avevamo abbozzato. L'Università pavese durante l'Ottocento non può quindi dirsi frequentata
unicamente dai figli della vecchia nobiltà (i Quadri, i Morosini, i Riva, i Rusca) o della nuova e
vecchia borghesia, prima legata alla proprietà fondiaria e poi imprenditrice industriale (Bonzanigo,
Franzoni, Bossi, Bollina), ma anche da quelli del ceto medio dei professionisti, e di quel ceto
popolare la cui condizione potrebbe apparire in taluni casi eccessivo definire piccolo borghese.
Se per molte di queste famiglie (legate alla piccola proprietà o a piccole attività commerciali) il
conseguimento del titolo di studio da parte dei figli costituiva non solo elemento di prestigio, ma
anche il mezzo per approdare ad una migliore condizione socio-economica, per altre (collegate
all'esercizio della professione medica, o avvocatizia, o alla tradizione degli ingegneri e architetti
tanto forte nel Cantone) essa rappresentava garanzia di stabilità nello status famigliare, come
attestano i ripetuti casi di Ticinesi che a Pavia compivano studi grazie ai quali sarebbero stati in
grado di esercitare a loro volta la professione paterna.
Emerge così per la società ticinese dell'Ottocento un atteggiamento di estremo impegno nei
confronti della formazione intellettuale, di cui gli studi universitari costituivano soltanto l'ultima
fase. Abbiamo già sottolineato come fin dagli ultimi decenni del secolo XVIII un consistente
numero di Ticinesi si recasse all'estero per compiere gli studi liceali, malgrado esistessero anche nel
cantone istituti in grado di fornire tale tipo di istruzione. Questa tendenza proseguì anche durante
l'Ottocento: i licei di Milano e di Como, i seminari di Como e Monza, ebbero costantemente più
allievi ticinesi degli istituti del Cantone, e il fenomeno non può [97] essere unicamente spiegato con
la presenza di emigrati in Lombardia. Sembrano da confermare invece le tesi di Stefano Franscini,
secondo il quale gli istituti di istruzione superiore del Ticino tendevano «mediante il soverchio
accordato manifestamente alla letteratura classica (...) quasi esclusivamente ad avviare troppo gran
numero di giovani per la carriera ecclesiastica e per quella del foro. Ora lo stato in cui si trova
l'industria in Europa (...) richiede imperiosamente che le scuole primarie ed anche le maggiori siano
coordinate ad uno scopo di più generale utilità, perché non è più il tempo di credere che soli gli
ecclesiastici debbano sapere qualche cosa, e perché importa al paese che non solo si abbondi di
avvocati e di notari, ma anche (ed in molto maggior numero) di intelligenti proprietari e coltivatori,
e di negozianti e di artisti ben educati».71 Secondo Franscini verso la fine degli anni '30 erano circa
200 gli studenti che ogni anno «studiano fuor del Cantone in collegi, ginnasi, seminari, accademie,
quali come convittori e quali come esterni allogati in pensioni private»72, con una notevole uscita di
denaro che avrebbe potuto essere con più vantaggio investita nel Cantone.
Era il richiamo ad una diversa concezione dell'istruzione e dei suoi rapporti con la vita economica e
sociale del paese, quello del Franscini, di cui avevano consapevolezza più i governati che i
governanti, almeno a giudicare dalle scelte in favore degli istituti lombardi; ma per far sì che un
simile atteggiamento mutasse non era sufficiente riformare l'istruzione media superiore: occorreva
invece procedere alla creazione di un «Liceo od un'Accademia Cantonale per gli studi filosofici, per
le scienze naturali e matematiche, pel diritto pubblico e per le leggi del Cantone. Perciocché fino a
tanto che ci mancherà un'istituzione di tal natura, sempre un troppo gran numero di giovani ticinesi
saranno costretti a far loro studi sopra Licei ed Università all'estero, ondeché per esservi ammessi
71
72
S. Franscini cit., p. 220.
Ibid. , p. 218.
trovano il proprio tornaconto di collocarsi di buon'ora in estere scuole letterarie e ginnasiali»73.
Ottime ragioni, dunque, quelle dei Ticinesi che preferivano le scuole lombarde: e la loro sfiducia
nei confronti delle scuole presenti nel Cantone sarebbe diventata così profonda che anche il Liceo
Cantonale, tanto auspicato dal Franscini e finalmente creato nel 1852 — pure se solo parzialmente
nella forma da lui ipotizzata —, avrebbe stentato per diversi anni prima di raccogliere un decoroso
numero di studenti, lasciando ancora decine di giovani a prendere la via dell'emigrazione culturale.
73
Ibid., p. 219.
[98]
Pietro Bianchi, Archivio Cantonale di Bellinzona, Personaggi, 2,17
[99]
Vincenzo Molo, Archivio Cantonale di Bellinzona, Personaggi, 4,17
[100]
Giovan Battista Pioda, Archivio Cantonale di Bellinzona, Personaggi, 3,29
[101]
Giacomo Luvini-Perseghini, Archivio Cantonale di Bellinzona, Personaggi, 3,27
[102]
Natale Vicari, Archivio Cantonale di Bellinzona, Diversi, 965
[103]
Appendici
Appendice I
Appendice II
Appendice III
[105]
Appendice I
Nella prima appendice sono compresi quattro elenchi: il primo riguarda gli studenti del periodo
1770-1814, il secondo gli studenti del periodo 1815-1859. Nel terzo elenco sono stati inseriti i dati
relativi agli studenti ticinesi che frequentarono l'Università di Pavia soltanto in veste di uditori. Il
quarto elenco riguarda infine gli studenti la cui origine è presumibilmente ticinese, ma dei quali non
è stato possibile individuare la località di provenienza. Per ogni studente è stata indicata la data
della prima presenza registrata ufficialmente all'Università. Qualora uno studente si fosse iscritto
agli studi di filosofia per poi continuarli in un'altra facoltà, si è provveduto a segnalare il fatto con
l'espressione «Filosofia per... », seguita dal nome della facoltà a cui lo studente si iscrisse dopo gli
studi filosofici. Nell'indicazione dei titoli accademici il dottorato è stato ritenuto equivalente alla
laurea; per gli altri titoli è stata utilizzata la dizione con la quale erano indicati nei registri
universitari.
[106]
[107]
[108]
[109]
[110]
[111]
[112]
[113]
[114]
[115]
[116]
[117]
[118]
[119]
[120]
[121]
[122]
[123]
[124]
[125]
[126]
[127]
[128]
[129]
[130]
[131]
[132]
[133]
[134]
[135]
[136]
[137]
[138]
[139]
[140]
[141]
[143]
Appendice II
La seconda appendice si compone di nove tabelle nelle quali sono stati riassunti ed elaborati statisticamente i principali aspetti quantitativi della
ricerca.
Per quanto attiene alla provenienza geografica, si tenga conto che tra gli studenti del Locarnese sono stati conteggiati anche quelli della Valle
Maggia.
La classificazione dei titoli è stata effettuata sulla base dei criteri già seguiti per la compilazione delle tabelle della prima appendice.
[145]
[146]
[147]
[148]
[149]
[150]
[151]
Appendice III
La terza appendice comprende, nell'ordine, le tesi di laurea della facoltà teologica, di quella legale,
di quella medica e di quelle filosofico-matematica e matematica.
Le tesi legali e le tesi matematiche sono state riportate seguendo l'ordine alfabetico dei laureandi;
per quelle mediche, prima di ordinarle alfabeticamente, si è proceduto ad una divisione in periodi
(giustificata dal fatto che le tesi furono quattro fino al 1799, una fino al 1815, tra le sei e le nove
fino al 1859).
Si tenga inoltre presente che per gli anni 1815-1859 i laureandi in medicina erano tenuti, oltre che a
discutere le tesi, anche a redigere una dissertazione: da tale impegno erano invece esentati i
laureandi delle altre facoltà.
[153] Tesi
della facoltà teologica
1. FARINA Modesto, 1 aprilis MDCCXCIV
a) Sententia illorum, qui originem societatis, et principatus civilis ex arbitrariis hominum pactis
deducunt, revelationi et sanae philosophiae adversatur.
b) Cum S. Augustino, velut in epistola ad Vitalem, asserimus gratiam Christi non omnibus dari.
c) Tam mira, et subita Evangelii propagatio per Apostolos facta causis naturalibus tribui non potest.
d) Sacrificia primitus instituta fuerunt, ut Christum in cruce passurum repraesentarent.
[154]
Tesi della facoltà legale
1. COMI Siro, 8 giugno 1792
a) Fiduciarius haereditatem adeundo absque repertorio, trebellianicae detrahendae jus non amittit.
b) Necessitatis, vel utilitatis caussa episcopum posse de ecclesia transire censemus.
c) Exhaeredationis caussae paenitentia aboleri nequeunt.
d) Qui civitatis pecuniam subripiebat, stricto jure romano non peculatus sed furti tenebantur.
2. GUICCIARDI Diego, 17 aprile 1777
a) Jus condendi testamentum eodem naturali jure innititur, quo innititur dominium; immo ipsius
dominii effectus est considerandum.
b) Filius suus heres institutus, et rogatus hereditatem restituere jure etiam civili potest legitimam et
trebellianicam deducere.
c) Res mancipi apud Romanos eas fuisse dicimus, quae primum in quiritum dominio fuerunt; non
autem pretiosiores tantum, uti plerique contendunt.
d) Recte constitutum est in cap. I de fidejussoribus (X. 3.22.1), ut clericus fidejussionibus inserviens
abiiciatur.
3. MARCACCI Antonio, 26 marzo 1793
a) Immunitates clericorum in civilibus a principum liberalitate descenduni.
b) Aequum est haeredem ex dolo defuncti teneri ad damni reparationem licet locupletior non sit
factus, aut lis non fuerit contestata.
c) Imperium natura sua alienari non potest.
d) Principi jus vitae et necis abjudicandum non est.
4. PEDRAZZINI Michele, 14 luglio 1774
a) In testamento secudum jus canonicum facto ex cap. cum esses. Extra de testa[155]mentis (X.
3.26.10), parochi et duorum vel trium testium praesentia magis probationis, quam solemnitatis
gratia requiruntur.
b) Non solum propter instrumenta noviter reperta, quibus videtur cicumscripta dispositio legis
admonendi ff, de jurejur. (D. 12.2.31); sed etiam ob testes de novo repertos retractatur sententia lata
ex juramento necessario.
c) Extraneus impuberi vulgariter substitutus, ex tacita pupillari sub vulgari expressa contenta, venire
nequit, superstite matre impuberis.
d) Nisi mores obsistant, testamentum, in quo filius a patre est praeteritus, ita corruit, ut neque legata
debeantur.
5. PELLEGRINI Giovanni Battista, 19 maggio 1788
a) Emens scienter rem litigiosam, tenetur illam restituere, ncc pretium repetit, quod et tantundem
venditor fisco solvit, alienatione irrita manente.
b) Tortura non est modus ad extorquendam veritatem idoneus.
c) Suppressionem conventuum utriusque sexus regularium, imperatoris Iosephi II iussu factam, a
morali philosophia non abhorrere, immo laudandam vehementer esse contendimus.
d) Pufendorfio et Bohemero subscribimus, qui civitatum originem a malitia improborum hominum,
nec non a vi, et metu repetendam opinantur.
6. RIVA Antonio, 5 giugno 1777
a) Poena simplicis talionis justitiae, quam distributivam vocant, non est consentanea, nec semper
poenarum obiecto respondet.
b) In testamento etiam legatarius testi esse potest.
c) Ex 1. ult. Cod. de jure deliber. (C. 6.30.22) deducendum esse contendimus tempus conficiendi ab
herede inventarii incipere ex delatae hereditatis non vero ex die quo aditur hereditas.
d) Numquam ius absolute inductam ut episcopi sententiis ex iudicio viduarum aliarumque
miserabilium personarum caussas solemniter definirent.
7. ROVIGLIO Carlo, 29 maggio 1790
a) Exceptio non numeratae pecuniae post biennium opponi non potest, quamvis excipiens paratus sit
probare exceptionis veritatem.
b) Civilem potestatem suapte natura ab ecclesiastica ne indirecte quidem dependere asserimus.
c) Minus recte sentiunt, qui promissorem facti numquam cogi posse, ut quod promisit faciat, et
perpetuo liberari praestando, id, quod interest, opinantur.
d) Falsiloquium jure naturae licitum esse defendimus.
8. STOPPANI Angclo Maria, 1 giugno 1790
[156] a) Prohibitio donationis inter coniuges non est formalis prohibitio, sed facultas concessa
revocandi talem donationem.
b) Uxor non potest fundum dotalem alienare, ut maritum liberet a carceribus.
c) Nulla est a Christo temporalis potestas Ecclesiae collata.
d) Nobilitati haud nocet, qui in suis agris exercet agriculturam propriis manibus.
9. VON MENTLEN Francesco, 11 maggio 1793
a) Rigor legis clarae, quantumvis durioris, aequitatis specie a iudicibus temperari non potest.
b) Non satis prudenter a decemviris statuturn esse videtur, ut ubi successionis emolumentum, ibi et
tutelae onus esse debeat.
c) In concilio Constantienti nihil decretum fuisse contendimus, quod supremam principum
auctoritatem in temporalibus laedat.
d) Divitias stare posse in bene constitutis respublicis etiam sine moralis, et militaris disciplinae
detrimento, cum plures, et pluribus sussulti argumentis merito affirmaverint, tum praesens
Helvetiorum exemplum luculenter testatur.
[157]Tesi
della facoltà medica (1770-1799)
1. AIROLDI Luigi, die XXX Junii MDCCLXXXI
a) Causa, cur «Catamenia» quolibet mense stata periodo affluant in peculiari vasorum uterinorum
conditione, demonstranti Wintringhamio, respondendam esse censemus, quae sola apta videtur ad
uteri plethoram obtinendam.
b) Male se gerunt qui uni tantum «anacatharsi» pleuritidis curationem committunt, et caetera
negligunt medicamina.
c) Lapidibus cancrorum, corno cervi usto, matriperlarum, testis calcinatis et margaritis nullam
aliam, praeter absorbentem proprietatem, inesse iure affirmamus.
d) In herniis vel in abdominis vulneribus, quando omentum gangraenorum est, nullo iniecto vinculo
excisio instituenda illico est: ligaturam enim a summis viris celebratam tam experientia, quam
quorundam Cel: Chirurgorum doctrina sussulti noxiam, periculosamque esse dicimus.
2. ANTOGNINI Giacomo, giorno 20 Fiorile an. V. della Rep. Fran., e I. della Libera Lombarda
a) Le forze, che mantengono la salute non sono diverse da quelle, che producono le malattie
universali.
b) È indispensabile il distinguere la Leucoflemmazia dall'Anasarca.
c) Non avvi alcun rimedio assolutamente espettorante.
d) I1 muscolo creamestre non contribuisce alla discesa dei testicoli nei feti.
3. BAGUTTI Andrea, die XXVII maii MDCCXCV
a) Gravidis saepius convenit evacuatio alvina, quam venaesectio.
b) Nullum specificum ad vermes expellendos remedium sit.
c) Mercurius in virus venereum per affinitatem forte non agit.
d) Febris haecticae exacerbatio post pastum a chyli absorptione non pendet.
4. BRANCA Salvatore, die XVII maii MDCCXC
a) Emetica saepe remedii antispasmodici vices agere videntur.
b) Contagiose ut plurimum naturae esse dysenteriam defendimus contra Cl. Stoll.
c) Dari plethoricum etiam hydropem contra Veteres contendimus.
d) In morbi initio difficulter admodum a diarrhoea distinguitur dysenteria.
5. CANONICA Antonio, die XI iunii MDCCXCI
a) Opium interdum convenienti dosi porrectum eximium antiphlogisticum.
b) In cancerosa Dyscrasia cum Ill. Alex. Monro caussam cancri localis primariam nec rationi, nec
experientiae consentaneum est reponere.
c) Aerem sub peculiaribus circumstantiis, uti opinavit Cl. Io. Hunter, ab exhalantibus spiraculis
extricari contendo.
d) Nephrotomiam a Chirurgia operativa merito esse excludendam censemus.
6. CATENAZZI Pietro, die V iunii MDCCXCIII
a) Blennorrhaeam non ab ulcere, sed ab adaucta vasorum actione derivandam esse, censemus.
b) Vomicae signa indubia, Pathologia, non tradit.
c) Musculos, patientiae sic dictos, sunnitatem humeri elevare, perperam dixere.
d) Paracenthesim et in graviditate institui posse, credimus.
7. CUSA Francesco, pridie nonas maii MDCCXXXIV
a) Ab impedito chili transitu in vasa lactea Caeliacum fluxum vel rarissime pendere opinamur.
b) In Gravidis lue venerea laborantibus morbi curationem, nisi protracta admodum graviditatae,
mercurio instituendam esse Clinici jure contendunt.
c) Nervorum consensum, cuius causa, una corporis parte affecta, afficitur eodem modo et altera, in
ganglis, et plexubus, nervorumque compositione ex filamentis dissitae aliquando inter se originis
reponi debere censernus.
d) Colorem animalem increscere in ratione directa qua «Phlogiflon» e corpore evolvitur, luculenter
ostendunt certa Chemiae principia.
8. FARINA Domenico, V id. jun. MDCCLXXXIV
a) Celsi praeceptum, in quo ait, «sanus homo, qui et bene valet, et suae spontis est, nullis obligare se
legibus debet, etc.» certis limitibus circumscribendum est, nec omnibus generatim convenit.
b) Meridiari iis apprime concessum est, qui huic sommo assueverunt,qui senio[159]res, et imbecilles
sunt, qui parciori vescuntur cibo, justo tamen sub moderamine et mensibus aestivis.
c) Accessus ad mulierem gravidam foecundus esse potest, quidquid alii in contrarium dixerint.
d) In errore versantur, qui putant secundum naturam in arteriis spiritum elasticum contineri.
9. GIANI Antonio, die XXIX maii MDCCXCV
a) Caussam, ob quam oculus variis distantiis se accomodat, musculis oculum moventibus, non
tribuimus.
b) Non assentimur Cullieno, qui retur, exceptis remediis adstringentibus, nullum adesse remedium
ad roborandum accomodatum, quod amaritie praeditum non sit.
c) Paralysim non semper a vera debilitate pendere, censemus.
d) Vegetabilia non specifico succo nutriuntur.
10. LEPORI Gerolarno, IV id. jun. MDCCLXXIX
a) Minutior observatior docuit intra testium substantiam septa vere membranacea GRAAFII ab
albuginea producta non adesse; sed vasa tantum sanguinea paucis cellulosis fibris intermixta.
b) Plurima experimenta suadent contra SCHROEDERUM, aliosque bilem ad saponis naturam
accedere.
c) Electricitatis in paralysi iis tantum innoxia est, quibus ex febre, plethora, et spasmis nullum
periculum subest.
d) In opio duplex vis inest, consopiens una atque imminuens sensum nervorum, altera calefaciens,
stimulans, vino aemula, musculorum, et cordis praesertim erigens irritabilitatem.
11. MAGISTRETTI Pietro, die XVI iunii MDCCLXXXIX
a) Calcoli urinarii formationem a causis hucusque assignatis minime pendere contendimus.
b) In cataractae curatione depressionem extractioni anteponendam esse cum Pott cen semus.
c) Lenia purgantia in vulnerum graviorum curatione, eiamsi nulla adsint indicia vitiosi humoris in
primis viis, saepius utilia esse defendimus.
d) In dubiis casibus quamlibet operationem tentandam esse cum Celso contendimus.
[160] 12.
PELLEGRINI Nicolao, die vigesima Maii MDCCLXXXIX
a) Sanguis in febribus putridis, putridus non est.
b) Tum ex doloribus noctu adauctis, tum ex genitalium ulceribus nemo prudens medicus ad luis
praesentiam illico concludet.
c) Contra Haenium contendimus falsum omnino esse morbos exanthematicos artis productum
semper esse.
d) Perperam post febres intermittentes cortice peruviano superatas, fine alia evidenti indicatione a
nonnullis purgantia adhibentur.
13. RUSCA Francesco, die 25 Iunii MDCCLXXXI
a) In vasis sanguineis cum sanguine «phlogiston» in circulum movetur, renovatur et deperditur, ut
nuperrime experimentis institutis luculenter Cl. Moscati comprobavit.
b) Inter Causas primarias Apoplexiae hac aetate adeo frequentis iure ac merito recensetur diaeta
lautior, et magis aromatica.
c) In Pleuritide sanguinea venaesectio tamquam specificum auxilium habenda videtur.
d) In curatione variolarum non solum aer purus fit oportet, sed etiam frigidiusculus.
14. TORRIANI Pietro, XX januarii 1785
a) Ingestorum digestionem a fermentatione in animali ventriculo perperam nonnulli repetunt.
b) Ad datum tempus etiam post mortem animalis ingestorum digestionem fieri jure arbitramur.
c) Deligatio funiculi umbilicalis, qui Placentam respicit, post foctus exclusionem inutilis est.
d) Non unam diabetis caussam admittimus; sed eam tribuimus modo jecinoris, et viscerum
digestioni inserventium vitio, modo sanguini in serum copiosus liquato, modo renum imbecillitati,
modo denique hisce una simul conjunctis.
[161]Tesi
della facoltà medica (1800-1814)
1. ALVIGI Luigi, 5.06.1813, per laurea in Medicina:
«Exsudationis exitus in inflammationibus licet plerumque periculo plenus non tamen perpetuo
lethalis esse consuevit».
2. BRILLI Carlo, 5.06.1813, per laurea in Medicina:
«Placentae expulsio naturae quidem plerumque opus; interdum autem experti chirurgi expetit
adjumentum».
3. RIGHETTI Giuseppe, 27.06.1812, per laurea in Medicina:
«A nervis ossa penetrari, iisque instrui asserimus» .
RIGHETTI Giuseppe, 14.06.1813, per laurea in Chirurgia:
«Tegumenta in artuum amputatione semper invicem conjungenda esse affirme».
4. VANON1 Bernardo, 16.06.1812, per laurea in Medicina e Chirurgia:
«Claviculae fractura nullo apparatu, sed simplici corporis positione et quieta curatur».
[162]
Tesi della facoltà medica (1815-1859)
1. ANDREOLI Bernardo, 1837
Dissertazione, auspice il dott. Giuseppe Moretti, ordinario di Botanica: «De radicis vegetabilium
officiis».
Tesi:
a) Tetanum dari citra medullae spinalis inflammationem.
b) Syphilide magis infestam pellagram.
c) Radices plantarum propter suam vim vitalem alimenta absorbere.
d) Lotiones aetheris in quibusdam phlogosibus proficuos.
e) Epithemata frigida praestantissimum in miliariis auxilium.
f) Nervos ganglarios in embryone prius quam ceteros evolvi.
2. BERTAZZI Giovanni, aprile 1835
Dissertazionc, auspice il dottor Camillo Platner: «De Hydrope ascite».
Tesi:
a) Diabetis causam proximam in organicae adsimilationis defectu reponendam esse defendimus.
b) Docimasia respiratoria Metzegeri caeteras praecellit.
c) Intermittens pulsum aliquando boni ominis signum.
d) Ex solo syntomatum adparatu veneficium ab arsenico, et sublimato corrosivo inductum distingui
potest.
e) Potentiae morbificae vix non omnes in medicamenta converti possunt.
f) Dantur miasmata.
g) Sanguinis crusta phlogistica a processu biodynamico non pendet.
h) Hydrops quae sanguinis jacturas subsequitur indolis asthenicae habendus est.
3. BOLLINA Alessandro, giugno 1834
Dissertazione, auspice il dottor C.A. Rigoni:[163] «Animadversiones generales in haemoraggias».
Tesi:
a) Febres intermittentes eamdem ac Nevroses naturam habent.
b) Clorosis est Angioitis.
c) Puellae bona valetudo, et foecunditas, a catameniorum ratione neutiquam argumenta.
d) Inflammatio, diathesi spectata, diversam non promeretur therapiam ab illa, quam sibi vindicat
congestio activa.
e) Helmintiasis non morbus, sed morbi symptoma.
f) Vim vitalem eatenus esse, quaternus organisatio adest, contra Buffalinium contendimus.
g) Ars Chirurgica scientiae medicae praestantissimum auxilium.
h) Nimis sollicitata in pulmonibus sanguinis oxidatio, culpam gerit gravissimarum phlogosium,
quae hocce anno debacchatae sunt.
i) Tempore veris, prae alia tempestate, major recensetur partuum numerus.
4. BOSSI Giovanni Battista, marzo 1846
Dissertazione, auspice il dottor F. Flarer: «De Diabete».
Tesi:
a) Nostalgiam Helvetiis frequentissimam.
b) Nicotianam tabacum in odontalgia nervosa suadendum.
c) In arthritide vaga reumatica sulphatem chininae arridere.
d) Hydrothoracem activum, et acutum potuis quam solventibus, antiphlogisticis et diureticis
devinci.
e) Medicinam organicam morbos umorales non excludere.
f) Vim plasticam a parentibus primitus modificari.
g) Primam diabetis fontem, non in renibus, sed potius in ventriculo inquirendum.
5. FONTANA Pietro, gennaio 1836
Dissertazione, auspice il dottor Giuseppe Corneliani: «De Cephalgia».
Tesi:
a) Hominum temperamenta moresque clima mutare.
b) Remedia electiva dari; specifica vero nequaquam.
c) Musicam praestantissim.a media virtute pollere.
d) Cultiorem et gcntem nostalgiae obnoxiam.
e) Hypertrophiam vel citra inflammationem gigni.
[164] f) Morborum sedem in organismo constanter partialem.
g) In statu normali plantarum folia oxygenium nunquam absorbere.
6. GIANELLA Luigi, 1837
Dissertazione, auspice il prof. Giammaria Zendrini: «Cenni sopra l'acqua termale di Scerina, detta
'acqua rossa', nella Valle di Blenio».
Tesi:
a) Metastaticas splanchnophlogoses topogenicis ceteris paribus periculosiores.
b) Symptomata cephalica rarius idiopathicam quam symphaticam encephali adfectionem indicare.
c) Mucosarum serosarumque exanthemata dari.
d) Sulphatis chininae actionem stimulantem.
e) Contagium hydrophobicum per nervos in corpus animale diffundi.
f) Electivum medicamentorum effectum cum topico homogeneum.
7. MASELLI Luigi, luglio 1837
Dissertazione, auspice il dottor Cristiano Antonio Rigoni: «De Cardiopalmo».
Tesi:
a) Hygienem publicam physicae non tantum prosperitati, verum et populorum moribus conferre.
b) Animalia invertebrata in suis actionibus uno instinctu dirigi.
c) Juniperum Sabinam prae cantharidibus ad promovendam vesicatoriorum suppurationem
convenire.
d) Phosphorum e penu pharmaceutica extrudendum.
e) Inponderabilia nequaquam corpora per se, verum manifestationes virium materiae insitarum.
f) Tubam Eustachianam conducendis sonis ad tympanum minime inservire.
8. MASELLI Giuseppe, marzo 1848
Dissertazione, auspice il dottor G.M. Zendrini: «De Chorea».
Tesi:
a) Quo plura medicamina contra morbum quemdam noscimus, eo rarius ei medemur.
b) Medicus et sacerdos officiis ligantur iisdem.
c) Cura nobilium saepe difficilior.
d) Therapia quo simplicior, eo melior, et tutior.
e) Moderna foeminarum educatio ad clorosim gignendam confert.
[165] f) Sola natura raro: ars vero sola frequenter sanat.
g) Quod in Chirurgia valet anatomia topographica: valet in medicina anatomia pathologica.
h) Hydrocephalus acutus in pluribus casibus est meningitis tuberculosa.
9. PALEARI Giuseppe, aprile 1830
Dissertazione, auspice il dottor G. M. Zendrini: «De Ischiade Nervosa».
Tesi:
a) Contra recentiorem, quam habemus, hypothesim, contractio musculorum non est repetenda a vi
espansiva nervorum.
b) Organorum diuturnior inertia male inficit organismum.
c) Aquae circulant per viscera terrae, uti sanguis per organismum animalem.
d) Suicidium opulentioribus familiarius.
e) Monstruositatem physicam plerumque comitatur et psychica monstruositas.
f) Catameniis expellendis, non tam uterus, quam organismus universus influit.
g) Membranae serosae nervis non carent.
10. PAPI Carlo, maggio 1844
Dissertazione, auspice il dott. Ferdinando De Cattanei de Momo: «De Opio».
Tesi:
a) Atmospherae salubritatem, corporisque exercitia ad scrofulae sanationem plurimum conferre.
b) In morbis nunquam humores primitus adficiuntur.
c) Imminutam sanguinis crasim in chlorosi non morbi causam sed effectum.
d) Chloroseos frequentia in civitatibus majoribus educationi imputanda.
e) Mercurius ad damna Veneris auferenda specificum.
f) In phlogosibus abdominalibus hirudines venae sectionibus praeferendas.
g) Typhi nomen morbi formam, non essentiam indicat.
11. PASTA Carlo, marzo 1848
Dissertazione, auspice il dottor Francesco Flarer: «De ulceribus syphiliticis primariis».
Tesi:
a) Mutatio coloris sanguinis ab oxygenio inducta phaenomenon potius physicum quam chaemicum
sistit.
b) Acidi carbonici formatio sub primo respirationis actu minime contingit.
c) Inter scrofulam et pellagram quidam antagonismus pathogenicus viget.
[166] d) Depositio calcarea quae in diversis organismi partibus contingit cum partium ossificatione
nequaquam confundenda.
e) Hirudinum adplicatio ad vasa haemorrhoidalia non in omni haepatitide indiscriminatim convenit.
f) Ulcera syphilitica primaria cura mercuriali non indigent.
12. PIAZZA Giuseppe, febbraio 1848
Dissertazione, auspice il dottor Bartolomco Panizza: «Del latte vaccino considerato siccome
alimento e rimedio».
Tesi:
a) Esus lactis in individuis irritationibus gastroentericis facile obnoxiis plerumque nocens.
b) Neque in omni regione, neque in omni aevo eadem semper medendi methodus praestat.
c) Iudicium a juvantibus et laedentibus saepe fallax.
d) Venaesectio in inflammationibus remedium indirectum.
e) In morbis gravioribus consultationes quandoque lethalem exitum citius provocant.
f) In medicina multa scire oportet, et pauca agere (Baglivius).
g) Contra choream, epilepsiam, et alias ejusmodi neuroses specifica remedia non adhibenda.
13. QUADRI Giovanni Battista, giugno 1854
Dissertazione:
«Delle passioni umane.»
Tesi:
a) Theoriae Laennec, Pigeaux et Magendic, soni cardiaci formationem non explicant.
b) Pus vaccinicum per infantem traditum, virtutem suam numquam amittit.
c) Nicotiana tabacum plurimis in morbis perutile.
d) Febres intermittentes fere semper charactere phlogistico praeditae.
e) Insitio ophtalmo-blenorrheae remedium in oculi pannum.
f) In ulceribus corneae periphericis, instillatio atropinae minime instituenda.
14. TANNER Pietro, maggio 1830
Dissertazione, auspice il dottor Francesco Flarer: «Nonnulla de Oculorum Hygiene».
Tesi:
a) Homo ex peculiari sua structura erectus incedit.
[167]b) Ubi incitatio major, huc humorum uberior adfluxus.
c) Negari non potest magnus nervorum thermogenesi influxus.
d) Musculi imperio voluntatis subjecti clarissime differunt ab illis qui eidem non parent.
e) Sterilitas cum impotentia haud confundenda.
f) Venus, licet modica, senibus noxia.
g) Nostalgia incolis montium propria.
15. VASSALLI Vitale, luglio 1836
Dissertazione, auspice il dottor C.A. Rigoni: «De nuce vomica et de ejus preparatis».
Tesi: a) Membranam uteri deciduam ante ovi descensum in uterum formari.
b) Strychninam atque Brucinam electiva vi antiexcitante in medullam spinalem pollere.
c) Itinera pedestria corporis animique evolutioni favere.
d) Protosulphatem ferri in emendanda sanguinis phlogistica diathesi caeteris ferme medicamentis
palmam eripere.
e) Inflammationem processum morbosum constanter partialem.
f) Causam famis praecipue dynamicam.
g) Choleram Asiaticum prodromis saepe carere.
16. VOLONTERIO Angelo, 1846
Dissertazione, auspice il dottor Camillo Platner: «Pazzia».
Tesi:
a) Usus inspirandi vapores Nicotianae damnosus.
b) Vescicantia in morbis sub conditione irritativo-phlogistica reprobanda.
c) Hydrojodas Potassae in postumis syphilidis suadendum.
d) Remedia vere antiseptica in medicina non dari.
e) Causa mortis in aliquibus individuis post chirurgicas operationes non Artificiis imperitiae
tribuenda, sed aeris ingressus in venas inculpandus.
f) Medicinae magis activa, quam expectativa esse debet.
g) Medicus unice symptomaticus raro optimus.
h) Non indicanti solum, sed etiam permittenti in medicis praescritionibus respiciendum.
[168] Tesi
della facolta filosofico-matematica e matematica (1815-1859)
1. ANDREAZZI Ercole, 23 marzo 1860
a) Dal Calcolo Sublime:
«Se due superficie sono tra loro ortogonali, lo sono pure le superficie trasformate a raggi vettori
reciproci aventi lo stesso polo».
b) Dalla Meccanica:
«Di tutte le linee pesanti aventi gli estremi in due punti dati e di lunghezza data, quella per la quale
l'ordinata verticale del centro di gravità è minima è la catenaria».
c) Dall'Economia Rurale:
«Nella bassa Lombardia non v'è convenienza di allevamento di vitelle per farne mandre da latte se
non nel caso in cui pel loro mantenimento si possano usufruttare avanzi di sostanze aventi altre
destinazioni».
d) Dal Disegno Architettonico:
«L'Architettura del Medio Evo è una pagina storica per l'Italia».
2. BEROLDINGEN Sebastiano, 5 luglio 1841
a) Dalla Geodesia:
«La velocita della vena, nella quale si muove la palla inferiore di un galleggiante composto, è
uguale al doppio della velocità del galleggiante stesso, meno quella del filone superficiale».
b) Dalla Meccanica: «Le saette d'incurvamento delle travi sono in ragione composta dei pesi e dei
cubi delle lunghezze».
3. BONZANIGO Pietro, 26 agosto 1830
a) Dal Calcolo Sublime:
«Dovendosi illuminare un punto di un piano orizzontale, mediante un lume posto sopra di un muro
verticale, si avrà la massima illuminazione se si collocherà il lume stesso a tal distanza dal piano,
che sia uguale al cateto di quel [169] triangolo rettangolo e isoscele, che ha per ipotenusa la distanza
del luogo da illuminarsi dalla verticale passante pel lume».
b) Dalla Matematica Applicata:
«La superficie dell'acqua contenuta in un vaso generata da una parabola di 4° grado, che va
vuotandosi per un piccolo foro, discende con moto uniforme».
4. BORDONZOTTI Giovanni, 8 giugno 1847
a) Dall'Idrometria:
«I quadrati delle portate di due bocche rettangolari a fior d'acqua, stanno fra loro nella ragione
composta del quadrato della lunghezza pel cubo dell'altezza».
b) Dalla Meccanica: «Il centro della pressione esercitata da un liquido su di una parete rettangolare,
avente un lato a fior d'acqua, è ai due terzi della retta che unisce i punti di mezzo de' lati orizzontali
partendo dal pelo d'acqua medesimo».
c) Dall'Agraria: «In generale la pratica della potatura totale dei gelsi è riprovevole, e da abolirsi
perché si oppone alla buona riuscita dei medesimi».
d) Dalla Geometria Analitica: «La linea descritta da un punto determinato di una retta che si muove
conservando i suoi estremi su due rette date, è un ellisse».
5. BRILLI Emilio, 24 febbraio 1835
a) Dal Calcolo Sublime:
«Le toccanti di una geodetica d'una superficie cilindrica sono tutte egualmente inclinate alle
caratteristiche della superficie medesima».
b) Dalla Matematica Applicata:
«Un solido di rivoluzione, disposto coll'asse orizzontale, gravato d'un peso ad una estremità, e fisso
stabilmente dall'altra, è di egual resistenza, se la linea generatrice della sua superficie è una parabola
cubica».
6. CHICHERIO SCALABRINI Giuseppe, 5 marzo 1842
a) Dal Calcolo Sublime:
«Tra i cilindri inscritti in un tetraedro, quello del volume massimo ha per altezza la terza parte
dell'altezza del tetraedro medesimo».
b) Dalla Matematica Applicata:
«La resistenza di due travi omogenee della stessa lunghezza sostenute da più appoggi equidistanti
sono proporzionali ai quadrati dei numeri degli appoggi diminuiti di uno».
7. DALDINI Domenico, 22 maggio 1840
a) Dal Calcolo Sublime:
«Se un evento dipende da molti altri che debbano accadere l'un dopo l'altro, la sua probabilità è il
prodotto di quello di tutti gli eventi da cui dipende».
b) Dalla Matematica Applicata:
«Il centro di gravità di un segmento parabolico si trova ai tre quinti della saetta partendo dal
vertice».
[170]
8. FONTANA Luigi, 25 agosto 1838
a) Dalla Geodesia:
«Se nel costruire il contorno della mappa di un suolo si fosse sbagliata la sola determinazione di un
lato, i termini della mappa sbagliata sarebbero in una retta parallela al lato sbagliato, e la loro
distanza eguaglierebbe l'errore».
b) Dalla Meccanica:
«Affinché in una volta piana vi sia equilibrio, i tagli dei cunei prolungati devono concorrere in un
medesimo punto».
9. FRASCHINA Carlo, 14 maggio 1847
a) Dalla Matematica Applicata:
«La somma dei quadrati dei momenti di rotazione di un sistema qualunque di forze per rispetto a tre
assi ortogonali passanti per un punto dato, non cambia qualunque sieno i tre assi ortogonali».
b) Dal Calcolo Sublime:
«L'area di una superficie composta di parti tutte egualmente inclinate ad un piano dato, è uguale a
quella della sua proiezione ortogonale fatta su questo medesimo piano, divisa pel coseno
dell'inclinazione delle parti stesse».
c) Dall'Idrometria:
«La portata di una bocca circolare tangente il pelo d'acqua è uguale a 4/5 di quella di un'altra bocca
consistente in un quadrato avente i lati uguali al diametro del circolo, ed uno nel pelo d'acqua».
d) Dall'Architettura Civile:
«Le proporzioni riferibili alle decorazioni Architettoniche, che convengono per le fronti esteriori
delle case situate lungo strade di limitata larghezza, non convengono per quelle altre, che venissero
elevate sopra grandi piazze di libera visuale».
10. MOROSINI Angelo, 18 maggio 1860
a) Dalla Architettura Idraulica:
«Affinchè sia minima quella pressione sui cardini di una porta di conca la [171] quale dipende
dall'acqua sostenuta dalla porta medesima, l'angolo della capriata deve essere retto».
b) Dalla Geometria Descrittiva:
«La traccia di un'elicoide sviluppabile sopra un piano perpendicolare all'asse del suo spigolo di
regresso è la sviluppante della projezione di questo spigolo su detto piano».
c) Dall'Economia Rurale:
«Le acque dei torrenti non ponno usufruttuarsi a beneficio dell'agricoltura se non vennero
precedentemente dirette ad attraversare grandi cisterne ove frenino l'impeto e depongano i frantumi
minerali che seco trasportano».
d) Dall'Architettura Civile: «Valida fonte onde desumere le domestiche e sociali abitudini di una
nazione, è l'Architettura Civile».
11. PELLONI Mansueto, 5 giugno 1844.
a) Dalla Matematica Applicata:
«L'arco d'una catenaria omogenea compreso fra l'origine ed un punto qualunque di essa è uguale
alla corrispondente ordinata d'una iperbole equilatera».
b) Dal Calcolo Sublime: «Nella cicloide il raggio di curvatura è doppio della normale».
12. PIAZZA Pietro, 13 agosto 1838
a) Dalla Idrometria:
«Ritenuto l'effetto di una corrente su di una polla immersa in essa eguale al prodotto dell'area di un
circolo massimo di questa, per una qualunque di quelle funzioni della differenza della loro velocità,
che variano col variare di questa differenza, la velocità della vena d'acqua nella quale si muove la
palla inferiore di un galleggiante composto di due palle uguali, è sempre il doppio di quella del
galleggiante medesimo, diminuito di quella del filone superficiale della corrente».
b) Dal Calcolo Sublime: «Tra tutti i poligoni isoperimetri quello della massima area è il regolare».
13. PORTA Francesco, 15 marzo 1848
a) Dall'Idrometria:
«La velocità media delle vene uscenti da una bocca qualunque simmetrica attorno ad una retta
orizzontale,è dovuta ad un'altezza minore della distanza di questa retta dal pelo dell'acqua».
b) Dall'Architettura Idraulica:
[172] «Se un'argine ordinario sarà bastantemente forte da equilibrare la spinta orizzontale dell'acqua e
da non venir ribaltato intorno al lato esteriore della sua base anche una sezione orizzontale
qualunque di esso superiore alla base avrà la stessa proprietà».
c) Dall'Introduzione al Calcolo:
«La linea di contatto di una superficie di second'ordine ed una superficie cilindrica è una linea
piana».
d) Dalla Geodesia:
«Nel costruire la mappa di un suolo mediante una sola stazione di tavoletta perché la somma delle
misure occorrenti sia la minima, converrà la stazione in quel punto al quale applicando delle forze
eguali tra loro e dirette orizzontalmente alle verticali corrispondenti ai punti principali del suolo si
facciano equilibrio».
14. QUADRI Franchino, 22 maggio 1842
a) Dalla Geodesia:
«Se nel costruire il contorno d'una mappa di un suolo si sarà commesso un solo errore, consistente
nello sbaglio di un angolo, i termini della mappa saranno equidistanti dal vertice dell'angolo
sbagliato».
b) Dalla Meccanica:
«La resistenza alle flessioni delle travi omogenee poste orizzontalmente è proporzionale alla
lunghezza ed al cubo dell'altezza».
15. ROSSI Bartolomeo, 24 giugno 1857
a) Dalla Matematica Applicata:
«Affinchè le attrazioni, secondo la legge Newtoniana, degli archi corrispondenti di due linee piane
sopra un punto sieno uguali; dovranno le lunghezze delle perpendicolari condotte dal punto stesso
alle tangenti le linee in punti corrispondenti essere uguali».
b) Dalla Idrometria:
«La portata di una bocca tutta soggetta a rigurgito, è uguale all'area di essa moltiplicata per la
velocità dovuta alla distanza dei due peli d'acqua».
c) Dall'Architettura Stradale:
«Perchè sia minima la forza occorrente a tenere un veicolo in moto uniforme sovra una strada
ordinaria, è necessario che la sua direzione comprenda con questa un angolo, la cui tangente
trigonometrica eguagli il coefficiente d'attrito tra le ruote ed il piano stradale».
d) Dalla Geometria Descrittiva:
«La sviluppante sferica è un'elica sulla superficie cilindrica, che la projetta sul piano della base del
cono direttore».
[173] 16.
RUSCA Giuseppe, 6 agosto 1824
a) Dalla Introduzione al Calcolo Sublime:
«Ammessa la direzione ordinaria de' raggi di luce, l'ortografia dell'ombra portata dal lembo di uno
spaccato ordinario di una volta emisferica sulla superficie interna di essa è un ellisse, i cui semiassi
sono, l'uno quello dello spaccato che fa coll'orizzonte un angolo semiretto, e l'altro un terzo di esso
raggio»,
b) Dall'Architettura: «In una Cornice non si debbono usare dentelli unitamente a modiglioni».
17. SACCHI Celso, 17 dicembre 1836
a) Dal Calcolo Sublime:
«L'area della figura avente per estremi un intero ramo di cicloide e la sua base, è tripla di quella del
circolo generatore della medesima».
b) Dall'Economia Rurale: «La stagione più opportuna per il taglio delle piante destinate a fornire i
legnami d'opera, è il termine dell'autunno».
18. SOLDATI Martino, 13 giugno 1837
a) Dalla Matematica Applicata:
«Un solido prismatico, retto, orizzontale, gravato da un peso nel mezzo, ed inserito stabilmente
colle estremità a due rami verticali, presenta a cose pari una resistenza doppia di quella che
presenterebbe se fosse semplicemente appoggiato colle estremità medesime».
b) Dall'Architettura:
«Si può con metodo facile descrivere l'ortografia, e l'icnografia del contorno dell'ombra propria di
un toro, conoscendosi quelle d'una sfera».
19. SOMAZZI Angelo, 27 agosto 1828.
a) Dal Calcolo Sublime:
«Se il luogo geometrico dei centri dei circoli osculatori di una curva è una sua sviluppata, essa
curva è piana».
b) Dal Calcolo Sublime:
«La linea piana parallela a quella rappresentata dalla primitiva singolare di una data equazione alle
derivate del primo ordine ha per equazione la primitiva singolare della equazione alle derivate
rappresentante tutte le parallele c quelle che sono rappresentate dalla data»,
[174] 20.
VIGLEZIO Paolo, 29 agosto 1827
a) Dalla Geodesia:
«Il volume della massa d'aria sovrastante verticalmente ad un suolo qualsivoglia è uguale al volume
del corpo insistente sulla proiezione ortogonale del suolo stesso sopra l'orizzonte del luogo, ed
avente in ogni suo punto un'altezza verticale eguale all'altezza corrispondente dell'aria sovrastante al
medesimo suolo».
b) Dal Calcolo Sublime:
«L'area della superficie interna d'una volta a spicchi ordinaria e scema eguaglia quella del
rettangolo, che ha per lati contigui la saetta della volta scema, ed il contorno della base della volta
intera».
[175] Indice
degli autori
Agliati Carlo, 23n
Agliati Mario, 67n, 84n, 86n, 87n, 93n
Baratti Danilo, 38n
Belloni Luigi, 81n
Bernuzzi Marco, 18n, 25n, 81n
Bertoliatti Francesco, 84n
Bianchi Angelo, 30n
Bolla Ferruccio, 85n
Caddeo Rinaldo, 83n, 84, 84n
Calgari Guido, 84n
Capone Braga Gaetano, 19n
Ceschi Raffaello, 87n, 93n
Ciprandi Irene, 31n, 33n
De Paoli Gianfranco, 37n
Dotta Severino, 83n, 86n, 88n, 91n, 92n, 93n, 95n
Erba Luisa, 18n
Fossati Giuseppe, 20, 20n, 21, 40n
Franscini Stefano, 18n, 19, 19n, 20, 20n, 81n, 85n, 97
Galli Antonio, 17n, 84n
Ghiringhelli Paolo, 17, 17n, 18, 36n
Guderzo Giulio, 25n
Guzzi Sandro, 38n
Maissen Felici, 17n, 36n
Majocchi Rodolfo, 15n
Manzoni Romeo, 67n
Martinola Giuseppe, 67n, 84n, 87n, 90n
Medici Mario, 84n, 89n
Mondada Giuseppe, 87n
Motta Emilio, 17, 17n, 18n, 20
Nagari Mario, 60n
Oldelli Gian Alfonso, 16n, 18. 18n, 19, 19n, 84n
Passerin d'Entreves Ettore, 18n
Pennati Eugenio, 56n
Peri Pietro, 18n
Peroni Baldo, 25n
Pometta Eligio, 18n, 40n, 41n, 84n, 90n, 93n
Respini Gioacchino, 89n
Rizzo Mario, 25n, 45n
Rossi Giulio, 18n, 40n, 41n, 84n, 90n, 93n
Schinz Hans Rudolf, 17, 17n, 38
Sciancalepore Anna, 38n
Soriga Renato, 59
Talamona Enrico, 84n
Tanzi A., 89n
Traniello Francesco, 18n
Vaccari Pietro, 25n, 32n, 37n
Varenna Bartolomeo, 89n
Visconti Alessandro, 25n
Vismara Giulio, 26n, 45n
Vittani Giovanni, 18n
Zorzoli Maria Carla, 20n, 25n, 81n
[177]Indice
dei personaggi
Airoldi Giovanni, 92, 92n
Albrizzi Francesco, 92
Aluigi Antonio, 35n, 70n
Andreazzi Ercole, 58, 94
Andreoli Bernardo, 51, 63, 65
Antognini Giuseppe, 56
Avanzini Carlo, 68, 71, 71n, 75, 76, 77, 79
Avanzini Pietro, 63, 65, 88
Bagutti Giovanni, 20n
Bagutti Giuseppe, 20n
Bagutti Paolo, 83
Baldinotti Cesare, 23n
Barbieri Tommaso, 50, 51, 56n
Barca Giacomina, 40
Baroffio Angelo, 67, 92
Belcredi Giuseppe, 46
Belloni Alessandro, 91, 91n, 93
Beretta Filippo, 56n, 96
Beretta Giovanni, 96
Bernasconi Camillo, 67
Bernasconi Francesco, 83, 83n
Bernasconi Manfredo, 86, 88
Berni (famiglia di Ascona), 15n
Beroldingen (famiglia di Mendrisio), 39, 55
Beroldingen Francesco, 23, 23n, 55, 57n, 68, 71, 92
Beroldingcn Giuseppe, 57n
Beroldingen Sebastiano, 57n, 68, 70, 92
Beroldingen Sigismondo, 23, 55
Bertazzi Giovanni, 63
Bertazzi Giuseppe, 95, 95n
Bianchetti Felice, 67, 89
Bianchetti Giovanni, 56
Bianchi Giovanni, 68
Bianchi Pietro, 19, 88
Biondi Giuseppe, 90
Biondina Napoleone, 95, 95n
Biucchi Carlo, 16n
Bolla Luigi, 53, 67, 92
Bollina Alessandro, 52, 62, 89, 96
Bonaparte Napoleone, 50
Boneschi Pietro, 60
Bonfico Giuseppe, 57n, 70, 70n
Bonzanigo (famiglia di Bellinzona), 39, 96
Bonzanigo Agostino, 63, 65, 88
Bonzanigo Carlo, 95, 95n
Bonzanigo Giovan Battista, 62
Bonzanigo Pietro, 62, 89
Bonzanigo Rocco, 62, 89
Borella Francesco, 67, 92
Borelli Paolo, 91, 91n
Borrieri Giovanni Battista, 47
Bossi Antonio, 89, 92, 96
Bossi Giovanni Battista, 53, 93
Bovara Giovanni, 46
Branca Salvatore, 56
Brilli Pietro, 63n
Bruni Ernesto, 56, 67, 92
Bruni Germano, 85, 87
Bustelli Giovan Battista, 20, 85, 85n
Buzzi Davide, 96
Buzzi Luigi, 96
Buzzi Pietro, 53, 54
Caglioni Carlo, 86
Camozzi Giuseppe, 62
Camozzi Luigi, 86
[179] Camuzio Andrea, 16n
Carlo (principe di Schwarzenberg) v. Schwarzenberg Carlo (principe di)
Carlo VI Imperatore, 16n
Castillia Gaetano, 59, 60
Castoreo (famiglia di Lugano), 15n
Catenazzi Giovan Battista, 56
Catenazzi Luigi, 20, 86, 87
Catenazzi Pietro, 83
Cattaneo Cristoforo, 92, 95, 95n
Cattaneo Rodolfo, 57n, 92
Chicherio (famiglia di Lugano), 15n
Chicherio Fulgenzio, 91
Ciani Filippo, 67n
Ciani Giacomo, 67, 67n, 77, 78
Cioccari Carlo, 93, 96
Ciseri Vincenzo, 94
Conti Siro, 18, 19n, 83
Configliachi Pietro, 23n, 50
Corecco Antonio, 92
Crippa Achille, 96
Crippa Giovanni Battista, 96
Cristoforo de Lugano, 15n
Croci Nicola, 56
Cusa Francesco, 83
Daldini Davide, 95, 95n
Daldini Domenico, 68, 72
De Giorgi Gian Domenico, 87
De Marchi Agostino, 51, 52, 67, 90, 93
De Marchi Leonardo, 51, 67
Defilippis Giacomo, 84
Donati Carlo, 87
Dunant Henry, 91
Farina Giacomo, 56
Farina Modesto, 19, 82, 84, 94
Ferriroli Giovanni, 50
Filippo de Caspano, 15n
Firmian (conte di), 25n, 45, 46, 47
Fogliardi Augusto, 67, 68, 72, 76, 77, 78, 91, 91n
Fontana Luigi, 70n, 93
Fontana Pietro, 92
Franchini Alessandro, 83
Franchini Prospero, 87
Franscini Stefano, 88, 97, 97n
Franzoni Giacomo, 89
Franzoni Tommaso, 89, 89n
Frasca Carlo, 89
Fraschina Carlo, 93
Fraschina Francesco, 90
Fraschina Giovanni, 63, 65, 88, 91
Fratecolla Angelo, 68, 72n
Fratecolla Giuseppe, 72, 72n, 79, 91, 91n
Fratecolla Pietro, 56, 72n
Frippi (famiglia), 96
Fumagalli Giacomo, 20, 87
Gabuzzi Pietro, 85, 86
Galli Domenico, 85, 86
Galli Giovanni, 47, 48
Galli Matteo, 85
Galli Paolo, 35n, 52
Galliani Carlo, 51
Gambini Domenico, 57n, 70, 71, 71n
Garovaglio Domenico, 16n
Garovi Giuseppe, 84
Gasparino da Riva S. Vitale, 15n
Genora Luigi, 56n
Gianella Carlo, 20n
Gianella Francesco, 16n, 19, 19n, 37
Giani Antonio, 83
Giani Ercole, 83
Giorgioli Antonio, 35n
Giudici Antonio, 45
Giudici Giacomo Francesco, 68, 73, 79, 92
Giuseppe II, 18
Guicciardi Diego, 19, 19n, 47, 82
Gussoni Gaspare, 52
Hartig (conte di, Governatore Lombardia), 66n, 67, 69, 77, 78, 78n
Interlenghi (famiglia di Vacallo), 15n
Jauch Cirillo, 93 Jauch Giovanni, 88, 90 Jauch Vittore, 57n, 90
Kaunitz, 25n
Lampugnani Francesco, 92
Lebrun Benedetta, 56n
Lena Perpenti Alessandro, 63, 64
Leoni Andrea, 70
[179] Lepori Carlo, 86
Lepori Girolamo, 83, 87, 87n
Lepori Giuseppe Filippo, 22, 59, 60, 60n, 61, 86, 88
Lepori Maurizio, 83
Lotti Giacomo Angelo, 86
Lucchini (famiglia di Bergamo e Cremona), 96
Lucchini Alessandro, 51, 57n, 63, 65
Lucchini Francesco, 89
Lugani (delegato provinciale), 57n
Luini Francesco, 16n
Lurati Antonio, 53, 91
Lurati Carlo, 88, 91
Lurati Pasquale, 52
Luvini-Perseghini Giacomo, 86, 86n, 88
Luvisoni Gaetano, 35n
Maderni (famiglia di Mendrisio), 39
Maderni Francesco, 57n, 68
Maderni Santino, 70, 71, 71n, 76, 77, 78
Maestro Andrea, 19n
Magatti Massimiliano, 92
Magetti Secondo, 85, 92
Maggi (famiglia di Castel S. Pietro), 39
Maggi Giuseppe, 57n, 63
Maggini Giuseppe, 92
Magistretti Pietro, 19, 82, 82n
Magoria Agostino, 83
Maini Dorotea, 40
Mangilli (prof.), 23n
Marcacci Antonio, 36, 82
Marchesi Giuseppe, 23n
Maria Teresa d'Asburgo (imperatrice), 25
Mariotti Damiano (e Marioli), 68, 69, 71, 71n, 76, 79, 92
Mariotti Giovanni, 85, 86
Martinetti Carlo Antonio, 96
Martinetti Vincenzo, 96
Masa Gioacchino, 86, 87
Masella Giovanni Battista, 87
Maselli Luigi, 51, 51n, 57n
Mazzini Giuseppe, 90
Mazzola Giulio, 73n
Melzi d'Eril Francesco, 83
Meschini Carlo, 63
Mola Pietro, 94, 94n
Molo Angelo, 91, 91n
Molo Bellinzona Filippo, 20n
Molo Corrado, 85, 86
Molo Filippo, 20n
Molo Giuseppe, 85, 86
Molo Tommaso, 53
Molo Vincenzo, 94, 94n
Monighetti Costantino, 92
Monti Antonio, 85, 86
Monti Giovanni Battista, 20, 85, 85n, 87
Morettini Pietro, 53
Morosini (famiglia di Lugano), 15n, 39, 96
Morosini Carlo, 88
Morosini Pietro, 16n
Muschietti Giovan Battista, 62, 63, 90
Nessi Giovanni, 88
Nessi Giuseppe, 63, 63n
Nobile Carlo, 89, 89n
Olgiati Carlo Donato, 92, 93
Orelli Fedele, 65, 68, 75, 76, 77, 79, 89
Orelli Felice, 63, 63n
Orelli Melchiorre, 73
Orlandi Francesco, 85, 86
Pagani Giuseppe, 19, 82
Pagnamenta Filippo, 90, 91, 91n
Pallavicini Giorgio, 59, 60
Pancaldi Firmino, 93
Papio Bartolomeo, 84, 87, 87n
Pasi Gaetano, 72n
Pasini Carlo, 73, 76, 79
Pasini Giuseppe, 56, 63, 68
Pasta Carlo, 92
Pecchio Giuseppe, 59
Pedrazzini (famiglia), 39
Pedrazzini Guglielmo, 93
Pedrazzini Michele, 74, 74n, 92
Pedrazzini Pietro, 68, 74, 74n
Pedrotti Carlo, 63
Pellanda Paolo, 68, 74, 75, 76
Pellegrini Annibale, 83, 83n, 84
Pellegrini Giovati Battista, 82, 83
Peri Pietro, 20, 86, 87, 87n
Pfyffer Gagliardi Giacomo, 63, 64, 94n
Picchetti Pietro, 92
Pioda (famiglia di Locarno), 55, 58n
Pioda Giovanni Battista, 23, 55, 55n, 58n, 63, 65, 66, 86, 89, 90, 94n
[180] Pioda Giuseppe, 23, 63, 65
Pocobelli Giulio, 62, 90
Pollini Pietro, 92
Pometta Benedetto, 89
Porta Francesco, 93
Pozzi Celestino, 92
Prada Carlo, 93
Prina (rettore), 50
Quadri Ambrogio, 84
Quadri Antonio, 20, 85, 85n
Quadri Franchino, 68, 75, 75n
Quadri Giovanni Battista, 20, 21n, 84, 84n, 85
Quadri Giuseppe, 89
Quadri (famiglia), 96
Quirici Carlo, 94
Radetzky (conte di), 41
Reali Giovanni, 83, 83n, 84, 94n
Reali Giuseppe, 86
Ricci Antonio, 54
Righetti Giuseppe, 85
Righetti Paolo, 61, 63
Rima Tommaso, 20, 21n
Riva (famiglia di Lugano), 15n, 39, 96
Riva Edoardo, 92
Riva Giovanni Battista, 16n, 83, 83n, 88
Riva Stefano, 85
Romagnosi Gian Domenico, 60
Romerio Pietro, 63, 88
Rossi Ermenegildo, 41, 91, 92, 96
Rossi Martino, 88
Rossi Pietro, 85, 87
Rossi Raimondo, 41
Rotanzi Antonio, 68, 73
Roviglio Carlo, 56
Roviglio Gian Pietro, 16n
Rusca (famiglia di Mendrisio), 16n, 39, 68, 96
Rusca Alessandro, 86
Rusca Bartolomeo, 85
Rusca Carlo, 16n
Rusca Felice, 85
Rusca Francesco Antonio, 16n
Rusca Giovanni Battista, 86
Rusca Luigi, 71, 76, 77, 79, 92
Rusconi Fulgenzio, 87
Rusconi Giuseppe, 88
Rusconi Rodolfo, 88
Ruvioli Francesco, 56, 96
Ruvioli Giuseppe, 96
Ruvioli Lazzaro, 41, 95
Sacchi Gioacchino Domenico, 89
Sala Giacomo, 56n
Sala Giuseppe, 56n
Sala Luigi, 56n
Salvi (famiglia di Morcote), 15n
Santini Luigi, 19, 22, 87
Sartorio (delegato polizia), 61, 63, 64, 65, 66
Sauran (conte di), 31n
Scazziga Vittore, 68, 74, 93
Schraut (barone), 61n
Schwarzenberg Carlo (principe di), 41
Sciolli Marco, 92
Scopoli Giovanni, 31n
Scossa Baggi Vittore, 92
Soave Francesco, 16n, 19, 19n, 38
Soldati Antonio, 90
Soldati Martino, 51
Soldini Angelo, 89
Soldini Benigno, 51, 52, 67, 89, 91
Somazzi Angelo, 89, 95, 95n
Stoppani Angelo Maria, 36, 83, 84, 87, 87n
Stoppani Giovanni Battista, 88
Strassoldo (conte di), 53n, 61n
Suwarov (conte di), 37
Tanner Pietro, 63
Tarelli Pasqualina, 51
Tatti Andrea, 85
Tatti Casimiro, 92
Tatti Gaetano, 63
Torlandini (famiglia di Ascona), 15n
Torriani, 50
Torriani Bartolomeo, 16n
Torriani Carlo, 48, 49
Toschini Carlo, 56, 57n
Toschini Gaetano, 56
Toschini Luigia, 57n
Vacchini Luigi, 52
Vanoni Bernardo, 86
Varenna Bartolomeo, 73, 73n, 79, 92
[181] Varenna Tommaso, 67, 68, 73n
Vassalli Giacinto, 92
Vassalli Vitale, 52
Vegezzi Antonio, 85
Vicari Natale, 62, 89, 90, 90n, 91
Visconti Costantino, 67
Von Mentlen Francesco, 23, 56
Von Mentlen Giuseppe, 92
Von Mentlen Rocco, 87
Zaccheo Benigno, 52, 70, 90, 91, 92
Zeglio Giovanni, 92
Zenna Giuseppe (e Zena), 68, 69, 71, 75, 76, 77, 79
Zezi Giacomo, 90, 91, 92
Ziller (delegato di polizia), 55n, 68, 69, 70, 71, 72, 74, 74n, 75, 76, 77, 78